23 octobre 2013

Une commission de poudre aux yeux et un Parti pris dans le passé

Bonjour !

J'ai reçu ce mardi une lettre de Bruno Massé du Réseau québécois des groupes écologistes (voir ci-après). Ça m'a fait réfléchir et mené à quelques recherches complémentaires – bien évidemment ! Je crois que ça pourrait en intéresser plusieurs parmi les abonné-e-s de cette liste. Même si ce n'est pas directement en lien avec la lutte contre les compteurs électromatraqueurs, ceci permet de comprendre à quelle enseigne logent Martine Ouellet et Pauline Marois, et où elles veulent emmener le Québec.

Depuis le début je sentais que cette commission, réclamée depuis des années par les écolos, n'était que de la frime, une simple opération de relations publiques visant notamment à faire avaler la couleuvre du pétrole de schiste (qui va ruiner en partie l'environnement et les eaux souterraines de l'île d'Anticosti, mais ce n'est qu'un aspect de la chose), ce qui ne ferait que nous enfermer dans un paradigme anti-écologique aux antipodes du développement durable et de l'urgent besoin, au niveau planétaire, d'aller vers des solutions vraiment vertes aux besoins en énergie du Québec à moyen et long terme – et ainsi faire comme l'Allemagne (qui a décidé de mettre fin à son programme nucléaire et qui a massivement investi dans le solaire et l'éolien) et comme de très nombreux autres pays l'ont fait en diversifiant avec des méthodes écologiquement viables leurs sources d'énergie.

J'avais pensé soumettre un mémoire à cette commission-bidon (espérons quand même que le PQ ne jettera le bébé avec l'eau du bain!), mais faute de temps et incertain que ça en vaille vraiment la peine, je me suis abstenu. J'avais cru comprendre dans le discours gouvernemental qu'on voulait favoriser activement l'électrification des transports au Québec, histoire d'utiliser en partie les énormes surplus de production d'Hydro-Québec ...

[des surplus que les barrages archi-coûteux, destructeurs et inutiles de la Romaine vont gonfler davantage... sans oublier les nouveaux mégawatts éoliens que le gouvernement oblige Hydro-Québec à acheter à grands frais afin de soutenir 2000 emplois précieux d'une industrie éolienne qui semble incapable de trouver des débouchés ailleurs - une industrie toujours basée sur le gigantisme et la dépendance à un monopole dominant au lieu de favoriser massivement l'auto-production d'électricité (surtout des capteurs solaires sur les toits dont le coût de revient est enfin compétitif avec l'hydro-électricité, s'il n'y a pas de batteries et que tous les surplus sont balancés dans le réseau électrique jusqu'à une possible annulation de la facture) et, par conséquent, l'indépendance énergétique de chaque foyer qui est la véritable solution verte et durable que les dettes collosales à très long terme d'Hydro-Québec (pour ses ouvrages en béton) nous obligent à ignorer.]

... mais dans ce qui est expliqué ci-dessous ça ne semble plus être tellement urgent pour le PQ.

Pour ma part, ma vision écolo de l'avenir passe par la prise en charge par l'État, comme pour l'assurance-santé, des besoins de transport individuels de tous les citoyens qui veulent se débarrasser de leur voiture. Oui ! des transports gratuits pour tous financés à même l'assiette fiscale collective alimentée par un prélèvement fiscal pondéré à la capacité de payer de ceux qui veulent et peuvent se passer d'une voiture. À la longue, une transition se ferait vers une société où des transports collectifs individualisés gratuits, de porte à porte, seraient offerts via une flotte de mini-bus et de micro-voitures entièrement électriques avec moteurs-freins dans les roues de préférence (en plus du métro existant et d'un réseau à bâtir de monorail interurbain électrique ultra rapide) fonctionnant comme des taxis collectifs gratuits dont le trajet et les arrêts sont contrôlés en temps réel par un ordinateur central dans chaque ville recevant les demandes de transport (de n'importe où vers n'importe où à l'intérieur des territoires desservis) et harmonisant les flux de déplacement des véhicules selon les sièges disponibles et les destinations demandées. Le temps d'attente au départ devrait être comparable à celui des ambulances ou mieux, et nul à maints endroits centraux achalandés (comme quand on hèle un taxi), et il y aurait au besoin des transferts à des points de convergences, comme cela existe déjà pour les transports par gros autobus, avant d'atteindre sa destination finale. Ça créerait bien sûr de l'emploi pour les chauffeurs requis, mais éventuellement plusieurs trajets automatisés sans chauffeur relieront les points de transit intramunicipaux et interurbains. La voiture Google sans pilote sera éventuellement utilisée dans ce système automatisé et bien intégré. Ainsi, les dizaines de milliards de dollars (elle est là l'argent pour payer tout cela) qui sortent du Québec chaque année pour acheter le pétrole et les voitures privées fabriquées ailleurs resteraient dans nos poches collectives et le Québec cesserait de s'appauvrir. Pas plus compliqué que ça!

Mais pour mettre en branle une transition sur 10 ans vers ce qui sera selon moi adopté anyway partout dans le monde dans un proche avenir, ça prend des politiciens qui pensent plus loin que le bout de leur nez électoral et qui travaillent vraiment pour le mieux-être collectif et non pour enrichir encore plus les compagnies pétrolières et les banques....

Et ça prend surtout une population qui décide de prendre son avenir en mains et de mettre son pied à terre pour que cesse le magouillage et les calculs bêtement électoralistes de nos élus.

Ça prend du 'guts' et une ferme volonté collective. L'avons-nous ? Leadons et les leaders suivront !

Jean

Ceci est archivé au http://www.cqlpe.ca/PQ-Oil.htm

PS Et une petit scoop avec ça ? Selon une journaliste de la Presse qui m'a contacté ce mardi, une personne ou un groupe non encore identifié (mais je crois savoir qui maintenant) aurait déposé en cour une demande d'injonction contre Hydro-Québec afin de stopper l'installation des compteurs intelligents. Reste à voir si le juge acceptera d'y donner suite...




Dernier billet de Bruno Massé du RQGE, diffusé sur le Huffington Post Québec.

Tiré de http://quebec.huffingtonpost.ca/Bruno%20Massé/commission-des-enjeux-energetiques-rendez-vous-manque_b_4135807.html

La Commission des enjeux énergétiques, un rendez-vous manqué ?

Bruno Massé, M.Sc.

La Commission des enjeux énergétiques s'est terminée le 11 octobre dans le silence total. Pourquoi est-elle passée inaperçue? Que risquons-nous si le Québec ouvre la filière des énergies fossiles? Constat d'un rendez-vous manqué.

Alors que l'espace médiatique est monopolisé par la Charte des valeurs, une commission aux implications cruciales a passé sous le silence. Pendant un mois, les commissaires sur ministère des Ressources naturelles du Québec (MRN) ont tenu des audiences d'une région à l'autre. Le sujet : rien de moins que l'avenir énergétique de la province.

Plus précisément, Québec cherche à avoir l'aval du public pour ouvrir la filière des énergies fossiles. Le MRN dit qu'il s'appuiera sur les commentaires recueillis dans les centaines de mémoires déposés et les dizaines de sessions publiques afin de créer une nouvelle politique énergétique pour le Québec en 2014.

Déjà, les commissaires constatent que les analyses et opinions recueillies sont très divisées.

Exercice démocratique, ou spectacle médiatique ?

Annoncée au courant de l'été, la Commission s'est ouverte en septembre sous l'œil circonspect des groupes écologistes. Ironiquement, cela fait plusieurs années que ces organismes demandent un débat de société sur l'avenir énergétique du Québec. Alors pourquoi tant de méfiance ?

Déjà dans sa forme la Commission était problématique. Un peu comme le Sommet sur l'enseignement supérieur et la Commission spéciale d'examen des événements du printemps 2012, le mandat de cette commission était pointu et instrumental : s'adressant au comment, mais pas au pourquoi. C'est toujours un paralogisme que d'inscrire la réponse dans la question (ce qu'on appelle en anglais une « loaded question »).

Concrètement, la présente Commission s'oriente sur plusieurs axes, le plus problématique étant l'ouverture de l'exploitation des énergies fossiles, qui étaient jusqu'à maintenant confinées au stade exploratoire. Québec souhaitait déjà aller de l'avant et était tristement clair à ce sujet. Il est question de forage dans le fleuve Saint-Laurent, d'exploitation dans la péninsule gaspésienne, aux Îles de la Madeleine, à l'Île d'Anticosti.

Même lorsque l'évaluation environnementale stratégique (ÉES) sur le forage dans le Saint-Laurent a révélé des risques trop élevés, par exemple dans le cas d'une marée noire, le MRN réitérait sa volonté d'aller de l'avant.

Lorsqu'on l'a questionné sur la pertinence de la Commission alors que tout semblait décidé d'avance, la ministre Ouellet a précisé : « On va écouter les gens sur objectifs aussi, notamment sur l'exploitation du pétrole. » Mais peut-on se demander quel est l'intérêt de parler lorsque tout est décidé d'avance ?

Comme de fait, quatre jours avant la fin de la Commission, Québec annonçait son plan de relance économique. Mais voilà : ce plan détaille le volet de l'efficacité énergétique, qui est un des grands axes de la Commission !

Dans un article précédent, je déplorais l'utilisation du concept d'acceptabilité sociale pour manipuler l'opinion publique et forcer le consentement des communautés. J'argumentais notamment que prêter l'oreille aux communautés, sans leur donner de pouvoir ou même être tenu d'agir face à leur volonté, ne faisait qu'ajouter l'insulte à l'injure. Selon moi, il s'agit d'une stratégie psychologique pour canaliser la colère dans un processus neutralisant.

Formellement, la Commission n'est pas tenue de prendre compte de ce qui a été dit, elle n'est pas redevable à la population, qui ne dispose d'ailleurs d'aucun moyen légal à son égard. À son tour, le MRN n'est pas contraint de considérer le rapport de la Commission dans la conception de sa politique énergétique.

En fin de compte, tout repose sur la confiance. Une confiance qui se désintègre d'année en année, à chaque élection, chaque BAPE inefficace, chaque réforme avortée. Toutes les fois où les lobbyistes des industries réussissent à influencer les élus-es, l'illusion de la démocratie représentative s'effrite un peu plus.

Parce qu'au-delà du spectacle, les droits humains (droit à un environnement sain, droit à l'autodétermination) sont bafoués et les écosystèmes dépérissent. Il n'est pas trop tard pour faire du Québec une société verte et solidaire !

Trois recommandations

Le Réseau québécois des groupes écologistes a produit un mémoire dans le cadre de la Commission sur les enjeux énergétiques. Dans ce document, nous proposons trois recommandations courageuses.

Premièrement, nous réitérons qu'il faut miser sur la production d'énergies renouvelables. Ceci exclut l'énergie hydroélectrique, elle qui implique un dommage collatéral immense et dont le potentiel est déjà amplement entamé. Les cas de la Romaine et de Val-Jalbert se sont déjà avérés êtres des échecs, tant au point de vue environnemental que social et économique. Sur la Côte-Nord, les Innus ont été bafoués dans leurs droits et réprimés violemment par la police. Cela doit cesser. Il faut mettre fin immédiatement au développement des barrages de la Romaine et cesser le harnachement d'autres rivières du Québec jusqu'à tant que tous les efforts aient été consentis pour réduire la consommation d'énergie per capita.

Deuxièmement, l'exploration d'énergies fossiles. Sans équivoque, nous affirmons qu'il faut absolument éviter de développer cette filiale. Plusieurs communautés, scientifiques et économistes s'y opposent. Qu'il s'agisse de forage en mer, de puits en Gaspésie ou à l'Île d'Anticosti, de gaz, d'huile ou de pétrole de schiste, leur exploitation est irresponsable et surtout inutile. Il faut interdire immédiatement l'exploration et l'exploitation des énergies fossiles au Québec.

Troisièmement, il faut redéfinir complètement la façon dont le gouvernement encadre les projets de développement industriel et extractifs. Actuellement, le gouvernement se fait partenaire du secteur privé, qui tente d'implanter des projets (ex. mines) dans des communautés déjà fragiles qui ont ensuite à porter le fardeau de la preuve. Ainsi, ce sont les victimes potentielles de ces projets qui doivent démontrer les impacts négatifs du dit projet. Le gouvernement, de pair avec le secteur privé, procède à des démarches d'acceptabilité sociale (un peu comme cette Commission) qui ont pour objet de faire accepter le projet, et non d'habiliter la population à s'autodéterminer, que ce soit pour accepter ou refuser. Cette démarche est une violation des droits humains, qui précisent que le consentement doit être libre et éclairé.

Aussi, lorsqu'on juge que la population n'est pas suffisamment dense pour peser dans l'équation, par exemple pour l'île d'Anticosti, il est impératif de s'en remettre à l'appui à grande échelle, toujours de façon amplement informée par la communauté scientifique. Il faut intégrer pleinement la Charte des droits et libertés de la personne dans l'encadrement gouvernemental des projets énergétiques ou extractifs. Cela implique notamment de donner à une communauté le droit de refuser. Le consentement doit être libre et informé. Conséquemment, la mission et le fonctionnement du Bureau des audiences publiques en environnement (BAPE) doivent être réformés de fond en comble.


Salutations solidaires,

L'équipe du RQGE
Réseau québécois des groupes écologistes
454, avenue Laurier Est, Montréal (QC), H2J 1E7
514.392.0096
info@rqge.qc.ca
www.rqge.qc.ca




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Stratégie énergétique: les Québécois sont mêlés

Par Hélène Baril - 16 octobre 2013

Après avoir passé un mois à écouter les Québécois parler d'énergie, les commissaires mandatés par le gouvernement Marois pour élaborer la prochaine stratégie énergétique sont surpris de constater à quel point ils ne savent pas ce qu'ils veulent.

Rares sont ceux qui ont une vision globale de la question énergétique, que ce soient les entreprises, les groupes environnementaux ou les simples citoyens, estiment Roger Lanoue et Normand Mousseau dans une entrevue avec La Presse Affaires.

Dans la même journée, les commissaires ont entendu des intervenants réclamer le redémarrage de la centrale nucléaire Gentilly-2 et d'autres, son démantèlement immédiat. Ils se sont fait dire qu'il fallait réduire les tarifs d'électricité pour rendre les entreprises plus compétitives et les augmenter pour améliorer l'efficacité énergétique.

«Beaucoup de gens sont venus nous dire qu'il faut absolument se débarrasser de notre dépendance au pétrole pour ensuite prendre leur voiture et rentrer chez eux», illustre encore Normand Mousseau, professeur de physique à l'Université de Montréal.

Roger Lanoue, un dirigeant d'Hydro-Québec aujourd'hui à la retraite, n'en revient pas du nombre d'intervenants qui veulent que le gouvernement investisse pour produire davantage d'énergie éolienne, solaire, de la biomasse et encore plus d'hydroélectricité. «Même quand on souligne les surplus d'électricité qu'on a, ça ne les fait pas changer d'idée», s'étonne-t-il.

Une foule d'intervenants sont venus demander au gouvernement d'investir dans de multiples filières énergétiques nouvelles. Les deux commissaires ont renoncé à additionner ces investissements: le total serait astronomique!

Des pistes

Maintenant qu'ils ont écouté les Québécois, les commissaires doivent tracer les balises de la prochaine stratégie énergétique du Québec.

À peu près tous les groupes d'affaires ont reproché au document de consultation de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec d'avoir un parti pris environnementaliste et d'ignorer le développement économique.

«Il ne s'agit pas de choisir entre le développement économique et la survie des mammifères sur la planète, dit Roger Lanoue. On est obligés de choisir les deux.»

Au-delà des grands principes, les deux commissaires devront répondre à des questions difficiles. Par exemple, devrait-on continuer de subventionner les alumineries avec des tarifs d'électricité réduits?

«L'ère de la politique industrielle basée sur des bas prix de l'électricité pendant des décennies est terminée», avance à ce sujet l'ancien dirigeant d'Hydro-Québec. Roger Lanoue pense qu'il faut aussi aborder la question de qui doit payer pour les politiques industrielles du gouvernement, les clients d'Hydro-Québec à même leur facture d'électricité ou les contribuables à même leurs impôts.

Normand Mousseau croit pour sa part que la première responsabilité de la Commission est d'orienter les investissements du secteur de l'énergie. Des investissements énormes sont en jeu, dit-il, tant pour les entreprises que pour les individus.

Le rapport et les recommandations de la Commission sont attendus à la fin de l'année.

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La Commission sur les enjeux énergétiques du Québec

- Consultations publiques du 4 septembre au 11 octobre

- 47 sessions au Québec

- 420 mémoires reçus

- 65 entreprises entendues

- Coût de l'exercice: 1,5 million

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À voir aussi

Québec ne tournera pas le dos au pétrole (28 juin 2013)
L'IRRÉSISTIBLE ATTRAIT DE LA MANNE FINANCIÈRE EMPOISONNÉE DU PÉTROLE AVEUGLE LES ÉLUS ET NOUS CONDAMNE À UNE PLANÈTE INVIVABLE D'ICI 40 ANS. IL FAUT UN RÉFÉRENDUM POUR QUE LE PEUPLE DÉCIDE
http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/381823/quebec-ne-tournera-pas-le-dos-au-petrole
Même si elle lancera une consultation en matière d’énergie, la ministre Ouellet ne compte pas céder aux demandes de groupes environnementaux de rejeter les projets pétroliers.
(...) la ministre Ouellet est formelle : il n’est pas question de répondre au souhait des organisations qui demandent que Québec tourne le dos à l’exploitation pétrolière. « Nous avons une position claire sur le pétrole. On pense qu’avec 14 milliards de dollars d’importations [chaque année], il y a un avantage économique certain. Toutefois, il faut que ça se fasse de façon responsable, dans le respect de l’environnement, dans le respect des communautés, mais surtout avec des retombées économiques pour l’ensemble des Québécois. » Le gouvernement est aussi ouvert à l’inversion du pipeline 9B d’Enbridge, qui permettra de faire couler du pétrole de l’Alberta jusqu’à Montréal. « Notre positionnement sur le pipeline n’est pas finalisé, a souligné Mme Ouellet. Il y aura des consultations, mais on a déjà indiqué que sur le pipeline, il y a un avantage économique certain pour les deux raffineries du Québec. » Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki pour le Québec, estime que ces projets éloigneront le Québec de son objectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 25 % par rapport à 1990, et ce, d’ici 2020. Le Parti québécois devra aussi mettre une croix sur sa promesse de réduire de 30 % la consommation de pétrole d’ici 2020. CLIP

Forages d'exploration - Québec ne vérifie pas les produits utilisés par les pétrolières
http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/372781/quebec-ne-verifie-pas-les-produits-utilises-par-les-petrolieres
Le gouvernement du Québec n’exige pas que les entreprises pétrolières fournissent une liste des produits utilisés dans les forages réalisés sur son territoire avant de leur donner le feu vert. Les ministères concernés possèdent d’ailleurs peu d’informations à leur sujet, a constaté Le Devoir. Certains de ces produits présentent pourtant un niveau certain de toxicité. CLIP

Haro sur la pétrodépendance (26 mars 2013)
http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/374180/haro-sur-la-petrodependance
Un nouveau site Web présente des projets développés au Québec pour réduire notre consommation d’or noir. Au lieu de répéter qu’il a l’intention de favoriser l’exploitation pétrolière au Québec, le gouvernement Marois devrait dès maintenant investir dans les technologies qui permettraient de réduire notre dépendance aux hydrocarbures. C’est ce que soutient le porte-parole d’Équiterre, Steven Guilbeault.

« Soit on réduit notre dépendance au pétrole en investissant dans une panoplie de mesures, soit on investit dans de nouvelles infrastructures pour favoriser le développement de l’industrie pétrolière au Québec », a-t-il affirmé lundi, au moment où le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ) lançait un site Web présentant des projets développés pour réduire notre consommation de pétrole.M. Guilbeault se dit en effet convaincu que l’État devra injecter des fonds publics afin de favoriser l’implantation des pétrolières. Il pourrait par exemple s’agir de construire des infrastructures portuaires, des routes ou encore des installations de traitement des eaux usées. « C’est de l’argent qui ne sera pas disponible pour développer des projets » qui permettraient de réduire notre dépendance à l’or noir. Au Canada, a-t-il rappelé, les gouvernements octroient plus de deux milliards de dollars chaque année aux compagnies pétrolières, surtout pour l’exploitation des sables bitumineux. CLIP

Innoventé: de l'énergie comme on n'en a jamais vu - UN SYSTÈME ÉCOLO ULTRA-GÉNIAL!
http://affaires.lapresse.ca/economie/energie-et-ressources/201310/07/01-4697167-innovente-de-lenergie-comme-on-nen-a-jamais-vu.php

Électricité au rabais: des objectifs trop ambitieux
http://affaires.lapresse.ca/economie/energie-et-ressources/201310/12/01-4699211-electricite-au-rabais-des-objectifs-trop-ambitieux.php
(...) Le gouvernement veut que les imposants surplus d'Hydro-Québec soient vendus au rabais à des entreprises qui voudraient s'établir au Québec. Le tarif industriel actuel, de 4,6 cents le kilowattheure, serait réduit à 3 cents ou 3,5 cents (!!!!), selon ce qu'il a été possible d'apprendre. Ce tarif réduit augmenterait graduellement pour rejoindre le tarif régulier au bout de 10 ans.
(...) Le gouvernement veut aussi privilégier quelques secteurs d'activités seulement: la transformation des ressources, la fabrication de composantes liées au transport électrique et aux technologies vertes, de même que les centres de données. L'ouverture vers les centres de données est une volte-face pour Québec, qui n'en a jamais voulu parce qu'ils ne créent pas beaucoup d'emplois pour chaque mégawatt qu'ils accaparent. La firme française OVH, qui a installé à Beauharnois ce qu'elle dit être le plus important centre de données du monde, emploie 117 personnes, alors que ses serveurs ont besoin de 40 mégawatts de puissance. OVH a investi 127 millions pour s'installer dans l'ancienne usine de Rio Tinto Alcan à Beauharnois.

Parmi les TRÈS nombreux mémoires que la Commission a reçu - les voir au http://consultationenergie.gouv.qc.ca/documents/memoires.asp
Il y a une belle quantité d'idées géniales là à mettre en valeur pour qui veut bien s'en donner la peine et rendre cela accessible à tous...

... signalons celui de l'AQLPA et une de ses recommandations clés...

AUDACE ET COHÉRENCE - La voie du progrès énergétique et environnemental au Québec http://consultationenergie.gouv.qc.ca/memoires/20130925_175_AQLPA_M.pdf
Nous invitons la commission à recommander au gouvernement du Québec de se baser sur son énorme potentiel d’énergies renouvelables pour planifier la décarbonisation de ses besoins d’énergie plutôt que d’envisager l’exploration et l’exploitation des sources d’hydrocarbures dommageables pour l’environnement.




COMPLÈTEMENT HALLUCINANT !!! UNE DÉPENDANCE MALADIVE EXTRÊME QUI SE RÉPAND À VITESSE GRAND V. JUSQU'OÙ IRA LA FOLIE DES ZOMBIES DU TEXTO SANS FILAIRE?

«Textambulisme»: l'obsession du texto s'empare aussi du sommeil (17 octobre 2013)
http://www.ledevoir.com/opinion/blogues/les-mutations-tranquilles/390214/textanbulisme-l-obsession-du-texto-s-emparre-du-sommeil
Le rapport trouble que l'humanité est en train d'entretenir avec l'instant présent, en format numérique, ne fait plus l'ombre d'un doute. C'est en tout cas ce qu'indique The Atlantic dans un dossier fascinant qui lève le voile, de manière ostentatoire, sur un nouveau phénomène qu'il n'est pas étonnant de voir apparaitre, mais qui fait malgré tout dangereusement sourire: le «textambulisme», phase communicatif par l'entremise d'un téléphone dit intelligent du bon vieux somnambulisme. Texter pendant son sommeil et surtout ne pas s'en souvenir le lendemain matin: la chose est loin d'être une anecdote, indique le magazine qui qualifie même la chose de «phénomène en croissance», particulièrement chez les adolescents et jeunes adultes qui ont fait entrer leur obsession communicative dans leur état de veille. Quand on pense être arrivé aux limites des surprises, la modernité en a visiblement toujours une petite nouvelle en réserve pour nous!Message texte adressé à un amour inavoué, déclaration à un ex-compagnon dans une langue un brin confuse, évocation d'une personne décédée dans un message envoyé à une amie... les cas exposés dans ce papier sont étranges. Ils font également tous référence à un réveil avec un téléphone en main et surtout un grand embarras après la découverte de ces communications nocturnes involontaires.

Pour Michael Gelb, prof à la New York University et fondateur du Gelb Center où les troubles du sommeil sont scrutés à la loupe, l'apparition du «textambulisme», dans une époque surconnectée, serait facile à comprendre, même si, à la base, ce sont surtout des conditions physiques pas très technologiques qui nourrissent cette nouvelle bête: obésité, haute pression, trouble cardiovasculaire... Le stress et l'anxiété sont également pointés du doigt. La rencontre de tout ça avec la prolifération des appareils de communication en format mobile dans nos poches donne le reste. Du coup, Gelb recommande à ses patients affligés par ce mal moderne de s'éloigner 30 minutes avant de se mettre au lit de ce genre d'objets qui appellent à l'exposition du soi, y compris lorsque l'état de conscience est altéré. Une recommandation qu'il est préférable pour eux ne pas texter pendant leur sommeil, histoire de s'en souvenir le lendemain matin.