10 octobre 2013

L'étude qui tue et la pieuvre bitumineuse qui s'en vient répandre ici son fiel mortel

Bonjour

Voici 2 sujets qui, je crois, méritent votre attention...

L'horrible cauchemar bitumineux dont les tentacules viqueuses s'approchent rapidement de notre belle province (voir plus bas), mais d'abord...




1.

Les résultats d'une nouvelle étude épidémiologique en béton qui démontre que le cellulaire tue (un cancer du cerveau ça ne pardonne pas), et qui, selon les experts, devrait amener l'Organisation mondiale de la santé (via sonhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Centre_international_de_recherche_sur_le_cancer">Centre international de recherche sur le cancer) à faire passer la catégorie des ondes du cellulaire de Groupe 2B comme le DDT) à « probablement cancérogène » (Groupe 2A comme les biphényles polychlorés) - et, tôt ou tard, à définitivement « cancérogène pour l'être humain » (Groupe 1 comme le plutonium). Quand on sait que les micro-ondes émises par les compteurs 'intelligents' sont précisément dans les mêmes fréquences que celles du cellulaire, quand on réalise que les incessants coups de fouets électropolluants qu'ils émettent nous exposent en permanence au risque de développer un cancer et de devenir allergique à toutes les formes de champ électromagnétique, et quand on apprend que les mesures prises montrent qu'à 30 centimètres de distance dans les 2 cas, l'intensité des micro-ondes émises par un cellulaire et un compteur électrotueur sont identiques, on comprend pourquoi cette nouvelle étude scientifique mérite notre attention et celle de nos bienheureux zélus...

Son importance est bien expliquée dans...

Radiofréquences: 3 fois plus de risques de cancer après 25 ans d’exposition (7 octobre 2013) http://www.journaldelenvironnement.net/article/radiofrequences-3-fois-plus-de-risque-de-cancer-apres-25-ans-d-exposition,37447?xtor=EPR-9

Faute de recul suffisant, les effets de l'exposition à long terme aux radiofréquences n'avaient jusqu'ici pas pu être établis. Depuis la Suède, précurseure de la téléphonie mobile, des chercheurs viennent de publier la première étude sur le sujet. Ils mettent en évidence une augmentation significative du risque de tumeur cérébrale pour les utilisateurs de portable et de sans-fil après 20 années d’utilisation.

Voilà plus de 30 ans que les Suédois goûtent aux joies du «sans fil»[1]; une population idéale à étudier pour les oncologues et les spécialistes des rayonnements, afin d’éclaircir la question des effets sanitaires des téléphones portable et de leurs cousins sans fil après plus de 25 ans d’utilisation. L’étude réalisée par l’équipe de Lennart Hardell[2] est la première à étudier ces effets sur une aussi longue durée. Et elle met en évidence une augmentation très significative du risque de tumeur cérébrale associé aux radiofréquences (RF), puisque ce risque double après 20 ans d’utilisation et triple au-delà de 25 ans. Ces résultats viennent d’être publiés dans la revue International Journal of Oncology.

Étude solide

Les chercheurs suédois ont comparé l’incidence de tumeur cérébrale auprès de deux populations exposées depuis les débuts de la technologie «sans fil». La première (se fondant sur le registre national des cancers) est constituée de malades âgés de 18 à 75 ans, chez qui le diagnostic de cancer a été posé entre 2007 et 2009. Les 593 malades ont été choisis en fonction de leur âge, sexe, facteurs héréditaires, etc. Des critères également utilisés pour recruter la population-témoin, constituée de 1.368 personnes, indemnes de toute pathologie et utilisatrices de technologies «sans fil». «Cette étude est très solide au plan épidémiologique, car on ne travaille pas à partir d’un échantillon, mais bien à partir de la totalité de la population que l’on souhaite analyser», souligne Janine Le Calvez, la présidente de l’association Priartem[3].

Incidence en cloche

L’incidence des cancers suit une courbe en forme de cloche: après une exposition allant de 1 à 5 années, les chercheurs mettent en évidence un risque 80% plus important, qui décroît pour les 10 années qui suivent, avant de repartir avec vigueur pour la période d’exposition comprise entre 15 et 20 ans, où le risque est multiplié par deux, et par 3 pour une exposition de 25 ans. «La question qui est posée ici, c’est de savoir si l’exposition a favorisé l’apparition de quelque chose qui était déjà en route –les RF auraient un effet promoteur- ou si elle est à l’origine de la tumeur –avec un effet initiateur?», s’interroge Janine Le Calvez, qui considère que la technologie numérique aurait les deux caractéristiques. Et de relever une corrélation entre le côté de la tête où est le plus souvent utilisé le téléphone portable et la localisation de la tumeur.

Portable à 5 ans, tumeur à 30 ans?

Au vu de cette étude, qui vient consolider le classement en cancérigène possible (2B) par le Circ en 2011, Priartem s’inquiète de l’exposition de plus en plus précoce aux ondes. «Dans 25 ans, ils seront en pleine trentaine, sauf que… l’utilisation durable du portable multiplie par trois les risques d’être atteint d’une tumeur cérébrale (…) Ces résultats doivent inciter plus que jamais les responsables de la santé à informer largement la population des risques associés à l’usage du portable et plus généralement à l’exposition aux radiofréquences.»

Voir au moins les parties mises en gras ci-dessous...

From: http://www.saferemr.com/2013/09/brain-cancer-risk-increases-with-amount.html

Brain Cancer Risk Increases with the Amount of Wireless Phone Use

September 25, 2013

New research indicates that brain cancer risk increases with more years of cell phone and cordless phone use and more hours of use.

Dr. Lennart Hardell and his colleagues in Sweden just published the third in a series of papers on the use of wireless phones, including cell phones and cordless phones, and the risk of malignant and non-malignant brain tumors. The latest paper describes a new case-control study that examines the association between mobile phone use and brain cancer risk. In these studies, the cases were diagnosed with brain tumors between 2007 and 2009.  (1)

The study updates earlier research from case-control studies conducted by the Hardell group and extends the prior research by examining the effects of wireless phone use, i.e., cell phone and cordless phone use, on brain tumor risk for people who have used these phones for up to 25 or more years.

Overall, the research found that people who used wireless phones for more than a year were at 70% greater risk of brain cancer as compared to those who used wireless phones for a year or less. Those who used wireless phones for more than 25 years were at greatest risk—300% greater risk of brain cancer than those who used wireless phones for a year or less.

The total number of hours of wireless phone use was as important as the number of years of use. A fourth of the sample used wireless phones for 2,376 or more hours in their lifetime which corresponds to about 40 minutes a day over ten years. These heavier users had 250% greater risk of brain tumors as compared to those who never used wireless phones or used them for less than 39 hours in their lifetime.   

A similar analysis reported in the 13-nation Interphone study funded partly by the World Health Organization found a 182% greater risk of brain cancer among those who used cell phones for 1,640 or more hours in their lifetime.

In the current study, for all types of wireless phone use, brain cancer risk was found to be greater in the part of the brain where the exposure to wireless phone radiation was highest—in the temporal or overlapping lobes of the brain on the side of the head were people predominantly used their phones.

Given consistent results from multiple case-control studies that long-term use of mobile phones (i.e., ten or more years) is associated with brain cancer especially near where the phone is predominantly used, the International Agency for Research on Cancer should strengthen its 2011 assessment of radiofrequency energy from “possibly carcinogenic” to “probably carcinogenic” to humans.

More importantly, governments around the world should heed the results of these studies. The public must be educated about the need to take simple precautions whenever using wireless devices. Governments must strengthen regulatory standards for wireless radiation and must fund research independent of industry to develop safer technologies.

The paper was published online in the peer-reviewed journal, International Journal of Oncology. The abstract and a link to this paper appears below along with the abstracts for the Hardell group’s two prior papers from this study.  All three papers are open access. (1-3)

References

(1) Lennart Hardell, Michael Carlberg, Fredrik Söderqvist, Kjell Hansson Mild. Case-control study of the association between malignant brain tumours diagnosed between 2007 and 2009 and mobile and cordless phone use. International Journal of Oncology. Published online September 24, 2013.

CLIP Pour consulter l'abstract : http://www.spandidos-publications.com/10.3892/ijo.2013.2111


VOIR AUSSI...

Augmentation de 50% des tumeurs du cerveau chez les enfants au Royaume-Uni en 10 ans + 40% au Danemark, en Finlande - explosion du phénomène en France
http://www.robindestoits.org/Augmentation-de-50-des-tumeurs-du-cerveau-chez-les-enfants-au-Royaume-Uni-en-10-ans-40-au-Danemark-en-Finlande_a1717.html

LTE Cell Phone Radiation Affects Brain Activity in Cell Phone Users (Sep. 23, 2013) NOTE: Le LTE, aussi appelé G4, c'est ce que la plupart des gens utilisent maintenant - sans le savoir! - quand ils se servent leur téléphone intelligent - Idem pour les tablettes intelligentes se connectant au réseau du cellulaire)
http://www.prlog.org/12215083-lte-cell-phone-radiation-affects-brain-activity-in-cell-phone-users.html
New peer-reviewed research finds that 30 minutes' exposure to LTE cellphone radiation affects brain activity on both sides of the brain.

The first study on the short-term effects of Long Term Evolution (LTE), the fourth generation cell phone technology, has been published online in the peer-reviewed journal, Clinical Neurophysiology. (1)

In a controlled experiment, researchers exposed the right ear of 18 participants to LTE cellphone radiation for 30 minutes. The source of the radiation was 1 centimeter from the ear, and the absorbed amount of radiation in the brain was well within international (ICNIRP) cell phone legal limits. The researchers employed a double-blind, crossover, randomized and counter-balanced design to eliminate any possible study biases.

The resting state brain activity of each participant was measured by magnetic resonance imaging (fMRI) at two times -- after exposure to LTE microwave radiation, and after a sham exposure.

The results demonstrated that LTE exposure affected brain neural activity not only in the closer brain region but also in the remote region, including the left hemisphere of the brain. The study helps explain the underlying neural mechanism for the remote effects of microwave radiation in the brain.

In 2011, Dr. Nora Volkow, Director of the National Institute on Drug Abuse, published a similar study in the Journal of the American Medical Association that received worldwide news coverage. Dr. Volkow reported that a 50 minute exposure to CDMA, a second generation cell phone technology, increased brain activity in the region of the brain closest to the cell phone. (2)

The current study establishes that short-term exposure to LTE microwave radiation affects the users' brain activity. Although LTE is too new for the long-term health consequences to have been studied, we have considerable evidence that long-term cell phone use is associated with various health risks including increased risk of head and neck cancers, sperm damage, and reproductive health consequences for offspring (i.e., ADHD).

Cell phone users, especially pregnant women and children, should limit their cell phone use. Moreover, cell phone users should not keep their phones near their head, breasts or reproductive organs when using the phone or whenever the phone is turned on unless it is in airplane mode.

For more information about the health effects of cell phone radiation see my Electromagnetic Radiation Safety Web site at http://www.saferemr.com/.

Joel M. Moskowitz, Ph.D.
School of Public Health Health
University of California, Berkeley

CLIP - Plus d'infos et l'Abstract : http://www.prlog.org/12215083-lte-cell-phone-radiation-affects-brain-activity-in-cell-phone-users.html

CSIRO scientist Dr David McDonald wins compensation for Wi-Fi pain
http://www.news.com.au/technology/csiro-scientist-dr-david-mcdonald-wins-compensation-for-wifi-pain/story-e6frfrnr-1226729178281
A CSIRO scientist has won compensation for crippling headaches, nausea and dizziness caused by using Wi-Fi and computers at work. Dr David McDonald, a mathematician who worked as a principal research scientist at the CSIRO for 15 years, has moved to the Victorian countryside to avoid electromagnetic radiation. He wears custom-made clothing fashioned from metallic cloth, has screened his house with metal shields and even sleeps in a special tent to screen out Wi-Fi transmissions in hotels. “When I go into a building with Wi-Fi I feel extremely ill,’’ he said yesterday. “I get a very strong headache and the left hand side of my head feels numb. “After ceasing that exposure, the symptoms disappear.’’In a case that could set a precedent for workers’ compensation cases, the Administrative Appeals Tribunal (AAT) has ruled that the federal government’s insurer, Comcare, should compensate Dr McDonald for “aggravation of a condition of nausea, disorientation and headaches’’. The judgement states that Dr McDonald told the CSIRO selection panel during his job interview that he suffered from sensitivity to electromagnetic frequencies — or EMF — emitted by computers, TVs, mobile phones, microwave ovens, power lines and transformers. CLIP

Pour en savoir plus à ce sujet, voir Découvrez la menace du WiFi dans les écoles




2.

Appel à la mobilisation et histoires d'horreurs bitumineuses

Note de Jean: Si on ne stoppe pas cela, un nouveau pipeline de plus de 1000 kilomètres va être contruit en sol québécois avec une certitude quasi absolue (si on se fie aux précédents et très nombreux déversements) d'un épouvantable désastre écologique semblable à celui survenu il y a 3 ans dans la rivière Kalamazoo au Michigan... (voir le premier article en anglais recommandé ci-dessous pour en mesure toute l'ampleur - plus d'un milliard a été dépensé depuis 3 ans pour nettoyer cela et ils n'en voient pas encore le bout. Le pétrole des sables bitumineux est si lourd qu'il coule directement au fond d'une rivière si ça perce. Il veulent faire traverser le fleuve St-Laurent à cet oléoléoduc!! Imaginez. Et c'est sans parler de l'autre projet débile d'utiliser un autre pipeline vieux de 37 ans pour livrer ce pétrole ultra-corrosif et polluant, et que dans ce cas-là l'oléoduc traverse déjà la rivière Outaouais qui se jette dans le fleuve où Montréal prend son eau 'potable'. What could go wrong there?...

Le gouverment Marois a pour l'instant la tête ailleurs (voir divers articles à ce sujet plus bas) et laisse faire le gouvernement Herpès qui défigure à qui mieux pire l'Ô Canada au service de Big Oil Inc... La consultation promise depuis un an par le PQ ne vient pas (mais une nouvelle valse électorale s'en viennent cependant...) alors que l'Office national de l'énergie (le BAPE édenté d'Ottawa) refuse d'entendre les vrais écolos et s'apprête à bénir les yeux fermés et les oreilles bouchées, ces 2 monstrueux pipelines.

À ce sujet, voir ce Pique-nique de protestation contre les audiences ONÉ (Ligne 9B Enbridge) que l'AQLPA a organisé hier matin (quelques photos de l'événement au http://on.fb.me/15pipdi où très peu de gens se sont déplacés étant donné le court préavis) avec le but de dénoncer ceci : « Depuis l'adoption des lois Mammouth du gouvernement Harper, l'Office national de l'énergie (ONÉ) peut refuser d'entendre en audience les gens qui "ne sont pas directement concernés" par un projet. L'ONÉ est une instance chargée de veiller en principe à ce que les projets étudiés respectent l'environnement, mais les émissions de gaz à effet de serre (GES) n'entrent pas dans sa définition des atteintes à l'environnement! L'ONÉ n'a pas la légitimité démocratique et son mandat comporte un trou environnemental gros comme le groenland! »

La planète étouffe sous nos déjections de milliards et de milliards de tonnes de CO2... Si on laisse passer cette merde bitumineuse dans notre cour, on va tous être complices de l'assassinat de centaines de millions d'êtres humains d'ici la fin de ce siècle par réchauffement climatique interposé...

Vivement l'électrification verte des transports avec de la technologie québécoise !

Vivement la fin de l'ère pétrolière !!



ARTICLES RECOMMANDÉS...

Note de Jean : C'est un des liens dans cette page du site de Climate Justice qui m'a fait aboutir sur cet article ci-dessous qui explique le combat hallucinant et désespéré d'un père de famille dans ses efforts pour stopper le passage d'un pipeline dans son boisé qu'il considère comme son sanctuaire végétal. On y découvre toute l'ampleur du désastre incroyable survenu suite à la rupture d'un oléoduc de Enbridge (la même compagnie qui veut construire 1000 kilomètres de pipeline au Québec et dont les pipelines ont causé des centaines de déversements depuis sa fondation) ayant déversé près de quatre millions de litres de brut lourd dans la rivière Kalamazoo en juillet 2010...

When This Oil Spills, It's 'A Whole New Monster' http://www.npr.org/2012/08/16/158025375/when-this-oil-spills-its-a-whole-new-monster
(...) Hamilton says this tar sands oil sank to the river bottom because it's heavy — heavier than almost anything that's considered oil. "It's not quite solid, and it's not quite liquid," he says. "You could pick it up and shape it into a ball practically. Tarry is another way to think about it." Tar sands oil has to be diluted to make it liquid enough to flow through a pipeline. But once it's back out in the environment, the chemicals that liquefied it evaporate. That leaves the heavy stuff behind. Cleanup crews didn't know what they were dealing with. They expected it to act like oil usually does and float on water. So they focused on vacuuming oil and skimming it from the surface. But about a month into the cleanup, some fish researchers got a surprise. One of them jumped from a boat into the river. With each step he took, little globs of black oil popped up. That kicked off a search for sunken oil. "And everywhere they looked, they found it," Hamilton recalls. CLIP

Projets d'oléoducs au Québec : 20 bonnes raisons de s'abstenir http://www.enerzine.com/10/16320+projets-doleoducs-au-quebec---20-bonnes-raisons-de-sabstenir+.html
L'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) et Greenpeace a dévoilé lundi un imposant rapport technique portant sur les impacts environnementaux et sanitaires de l'arrivée au Québec du pétrole lourd de l'Ouest canadien. Le rapport intitulé « Ce que vous devez savoir sur la venue du pétrole de l'Ouest au Québec mais que les pétrolières préfèrent que vous ne sachiez pas » collecte les renseignements les plus à jour concernant les risques et les impacts liés aux projets d'oléoducs d'Enbridge et de TransCanada. L'analyse est faite, pour tout le cycle de vie du pétrole, « du puits à la roue », incluant les déchets pétroliers comme le coke de pétrole.Pour l'AQLPA, ces projets signifient beaucoup plus que l'ajout de quelques tuyaux dans le paysage ou une simple modification de l'utilisation des installations existantes. "La venue du pétrole sale des sables bitumineux condamnerait tous nos efforts de réduction des GES et pourrait rendre caduques nos efforts de contrôle de l'anhydride sulfureux (SO2), principal polluant à l'origine des pluies acides. Le Québec deviendrait l'incinérateur par excellence des déchets pétroliers comme le coke de pétrole, résidu de la production de pétrole de l'ouest" a précisé André Bélisle, président de l'AQLPA. CLIP - DONNEZ-VOUS LA PEINE DE LIRE LA SUITE - C'EST TRÈS INSTRUCTIF!! Voir aussi Le pétrole de l’Ouest canadien parmi les plus dangereux (30 sept 2013)

Voir aussi ...

Le Québec devrait-il faire venir son pétrole de l'Alberta?
http://youtu.be/JSSEyrU9i4M

Projet d’oléoduc de sables bitumineux «Ligne 9B» : le Québec à l’heure des choix
http://www.iris-recherche.qc.ca/publications/oleoduc

En bref : Les impacts du projet d’oléoduc Ligne 9B http://www.iris-recherche.qc.ca/wp-content/uploads/2013/09/Note-pétrole-WEB-03.pdf
300 000 Barils par jour de pétrole issu des sables bitumineux transiteront par le Québec
12 % Augmentation de la production des sables bitumineux albertains
7,9 Mégatonnes de nouvelles émissions de gaz à effet de serre (GES) par année (l’équivalent de 2 centrales au charbon ou 1 650 000 voitures)
11 500 Hectares de forêt boréale coupés à blanc
100 Emplois à long terme (et 250 emplois à court terme) au Québec
6,3 M$ Retombées fiscales des emplois créés au Québec

(...) Si ce projet de renversement se réalise, environ 150 000 des 300 000 barils de pétrole que transporterait chaque jour la Ligne 9B seraient destinés aux raffineries québécoises Suncor (Montréal-Est) et Valero/Ultramar (Lévis). Le reste prendrait la route du port de Portland, au Maine, par un autre oléoduc que projette de construire la société Montreal Portland Pipe Line et serait finalement expédié par bateau, probablement jusqu’aux raffineries du sud des États-Unis4.

TransCanada va de l'avant avec son oléoduc vers l'est du pays http://www.radio-canada.ca/regions/atlantique/2013/08/01/003-projet-oleoduc-nouveau-brunswick.shtml

Réactions au projet d'oléoduc de TransCanada dans le Témiscouata
http://www.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2013/04/02/011-oleoduc-transcanada-temiscouata.shtml
TransCanada lance un appel d'offres afin d'obtenir des engagements de la part des pétrolières intéressées à utiliser un oléoduc qui acheminerait le pétrole de l'Ouest canadien vers les marchés de l'est du pays.« Tout le tracé et l'ensemble du projet va dépendre du résultat de cet appel d'offres », explique le porte-parole de TransCanada, Philippe Cannon. Le projet Oléoduc Énergie Est nécessite la conversion d'un gazoduc de 3000 km en oléoduc et la construction d'un nouveau tronçon de 1400 km qui passerait, en partie, sur le territoire du Bas-Saint-Laurent pour rejoindre le Nouveau-Brunswick. Grâce à ce nouvel oléoduc, l'entreprise albertaine prévoit acheminer chaque jour jusqu'à 850 000 barils de pétrole de l'Alberta vers des raffineries à Montréal, Québec et Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. Tracé préliminaire de l'Oléoduc Énergie Est - Selon le tracé préliminaire présenté par TransCanada, le nouvel oléoduc longerait le fleuve à environ une dizaine de kilomètres des berges entre Montmagny et Rivière-du-Loup. L'oléoduc bifurquerait par la suite vers le Nouveau-Brunswick, en longeant la route 185 au Témiscouata. La conduite traverserait plusieurs rivières qui alimentent des lacs, dont le lac Témiscouata. Ce tracé préoccupe d'ores et déjà le directeur de l'organisation du Bassin versant du fleuve Saint-Jean, Michel Grégoire. « Ce qui nous inquiète, c'est surtout les conséquences relatives à d'éventuels déversements accidentels de pétrole lourd », précise-t-il. L'appel des soumissions doit prendre fin au mois de juin. TransCanada demandera ensuite les autorisations requises pour réaliser les travaux. Mais l'entreprise promet avant tout de tenir une vaste consultation pour être en mesure d'éviter ou, à tout le moins, de réduire les répercussions qu'aura la mise en place de l'oléoduc sur l'environnement. Si le projet se concrétise, la construction de l'Oléoduc Énergie Est commencera à la fin de 2016 et la mise en service de l'oléoduc est prévue pour la fin de l'année 2017.

Sondage : le projet d'oléoduc appuyé par la majorité des gens en Atlantique (2 octobre 2013)
http://www.radio-canada.ca/regions/atlantique/2013/10/02/008-sondage-oloduc-atlantique.shtml

BEAUCOUP D'INFOS RÉVÉLATRICES AU
https://www.facebook.com/CoalitionVigilanceOleoduc

Pétition contre les projets d’oléoduc (20 septembre 2013)
http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/387909/une-petition-parrainee-par-amir-khadir

Pour signer la pétition d'Amir Khadir comme je viens de le faire:

https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-4335/index.html

On peut pas se fier sur le PQ pour bloquer cela. Ils sont très mous face au lobby pétrolier... En fait le ministre de l'environnement m'a tout l'air d'être au service de l'industrie pétrolière. J'ai honte d'être Québécois quand je vois ce qui se passe - révélé ci-après. Quant au pourri d'Herpès à Ottawa qui gangrène le pays, c'est pire que tout.

Le ministre de l’Environnement doit cesser de faire le jeu de l’industrie pétrolière (9 juin 2013)
http://www.quebecsolidaire.net/le-ministre-de-lenvironnement-doit-cesser-de-faire-le-jeu-de-lindustrie-petroliere/
Amir Khadir, député de Mercier, a réagi aux récentes déclarations du ministre de l’Environnement qui juge que les forages sont souhaitables sur l’île d’Anticosti. «Le ministre Blanchet, qui se voit comme un partenaire de prévisibilité de l’industrie pétrolière, doit donner l’heure juste : est-ce qu’il y aura ou non fracturation hydraulique sur Anticosti pour préciser le potentiel de production en pétrole de schiste ?», se questionne le député de Mercier. Pour Québec solidaire, les prises de positions du ministre de l’Environnement sèment la confusion et alimentent l’inquiétude de la population. «Lorsqu’une compagnie comme Pétrolia émet un communiqué pour féliciter le ministre Blanchet pour son projet de règlement sur l’eau potable, c’est un signal très troublant. Pourtant, lors de la dernière campagne, le parti québécois promettait de reprendre le contrôle des droits d’exploration sur Anticosti. Il est déplorable qu’il adopte l’attitude du gouvernement libéral qui visait à endormir la population et rassurer les investisseurs» souligne Monsieur Khadir. Au cours du dernier mois, le gouvernement du Parti québécois a démontré son ouverture à l’industrie du pétrole et du gaz de schiste avec un projet de moratoire très partiel qui n’incluait pas le territoire d’Anticosti et ne couvrait pas l’ensemble des opérations de fracturation hydraulique.

Anticosti : QS veut plus de transparence
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/380356/anticosti-qs-veut-plus-de-transparence

Énergie Est - TransCanada va de l’avant (2 août 2013)
http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/384170/transcanada-veut-batir-un-pipeline-qui-traversera-le-quebec
Appuyée par le gouvernement Harper, l’entreprise TransCanada a l’intention de faire couler chaque jour plus d’un million de barils de pétrole brut de l’Ouest canadien à travers le Québec grâce à la construction d’un nouveau pipeline. Si tout se déroule selon la volonté du lobby pétrolier, 1,4 million de barils de brut pourraient voyager chaque jour dans des oléoducs situés en sol québécois d’ici quatre ans. L’entreprise de Calgary a donc confirmé jeudi qu’elle ira de l’avant avec son « Oléoduc Énergie Est », un projet qui permettra de transporter davantage de pétrole que le controversé pipeline Keystone XL, lui aussi développé par TransCanada. Dans le cas du pipeline qui passera en sol québécois, la multinationale souhaite lui donner une capacité quotidienne de 1,1 million de barils, soit près de 300 000 barils de plus que le projet qui n’a toujours pas été approuvé par le président américain Barack Obama. Si on ajoute à cela le pétrole que souhaite acheminer à Montréal la pétrolière Enbridge grâce à son projet d’inversion de la ligne 9B, ce sont pas moins de 1,4 million de barils de pétrole de l’Ouest qui couleront vers le Québec d’ici quatre ans. Pour réaliser son projet de 12 milliards de dollars, TransCanada convertira en oléoduc un gazoduc de 3000 kilomètres qui va de l’Alberta à l’Ontario. Un nouveau pipeline de plus de 1400 kilomètres sera construit pour relier le Sud ontarien à la raffinerie de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. La vaste majorité de l’infrastructure à construire se trouve en sol québécois. Au total, l’oléoduc implanté au Québec parcourrait environ 1000 kilomètres et devrait entrer en service dès la fin de 2017.

Selon le tracé préliminaire, le pipeline longera la rive nord du Saint-Laurent, en passant par Trois-Rivières et Donnacona. Il doit par la suite passer sous le lit du fleuve avant de poursuivre sa route jusqu’à Lévis. Là, un terminal permettrait de charger des pétroliers qui permettraient l’exportation du brut albertain. L’oléoduc se prolongera sur la rive sud jusque dans le Bas-Saint-Laurent, avant de bifurquer pour suivre grosso modo la route 185 et se rendre à Saint-Jean au Nouveau-Brunswick. La raffinerie d’Irving a d’ailleurs annoncé jeudi la construction d’un terminal pour pétroliers qui permettra d’exporter du brut par navires. Vantant son projet de transport d’énergie fossile, Russ Girling, président et chef de la direction de TransCanada, a parlé d’« une occasion historique d’acheminer les ressources pétrolières de l’Ouest canadien aux consommateurs de l’est du Canada ». Mais il a du même souffle ajouté que ce projet ne doit pas être le seul, puisque l’industrie pétrolière a de plus en plus besoin de débouchés pour sa production croissante. C’est d’ailleurs le manque de pipelines qui a fait bondir le transport par train au cours des cinq dernières années. Et selon les données de l’Office national de l’énergie, la production totale canadienne doit atteindre six millions de barils par jour d’ici 20 ans. Pas moins de 85 % de ce pétrole sera tiré des sables bitumineux, réputés très polluants.

TransCanada entend bien plaider sa cause auprès du gouvernement du Québec. Elle a inscrit neuf lobbyistes et deux lobbyistes-conseils au registre du Québec. La multinationale dit aussi vouloir mener des études environnementales « poussées » avant d’aller de l’avant. Sur son site Web, elle explique toutefois que les pipelines sont sécuritaires, mais aussi pourquoi le pétrole est « si important » dans nos vies. Ottawa applaudit Sans surprise, le gouvernement Harper s’est réjoui de l’annonce de TransCanada. « Des initiatives comme celle-ci permettraient aux raffineries canadiennes de traiter beaucoup plus de pétrole canadien à des prix qui pourraient être plus bas, d’améliorer la sécurité énergétique du Canada et de rendre notre pays moins dépendant du pétrole étranger », a affirmé le ministre des Ressources naturelles Joe Oliver, par voie de communiqué. M. Oliver, qui a déjà qualifié les opposants aux projets de pipelines de « radicaux » qui veulent ramener le Canada au « Moyen Âge », a vanté les démarches du gouvernement visant à raccourcir l’évaluation environnementale de tels projets. C’est l’Office national de l’énergie qui devra donner son aval à TransCanada. Dans le cadre de l’évaluation du projet d’inversion du pipeline 9B d’Enbridge, l’organisme a formulé des exigences strictes à ceux qui voulaient participer aux audiences publiques. Ils ont ainsi dû démontrer la « pertinence » de leur éventuelle intervention et éviter d’aborder la question des impacts environnementaux des sables bitumineux. Par ailleurs, un représentant de l’Office a affirmé qu’une fuite dans un pipeline ne constitue pas en soit une « catastrophe » environnementale.

Québec consultera

Le gouvernement Marois a été avare de commentaires jeudi. Le ministre Yves-François Blanchet n’était pas disponible pour discuter de l’annonce. À son cabinet, on a toutefois indiqué qu’une « consultation » sera menée concernant la construction de l’oléoduc en sol québécois, un projet de compétence fédérale. On n’a toutefois pas précisé quelle forme pourrait prendre la démarche ni quand celle-ci sera annoncée.

Pauline Marois a déjà manifesté son ouverture au projet de TransCanada. En février dernier, elle a même annoncé la formation d’un comité de travail avec le Nouveau-Brunswick pour étudier cet important pipeline pétrolier. Selon le discours du Parti québécois, l’arrivée de pétrole de l’Ouest canadien n’est pas incompatible avec la volonté de réduire les émissions de gaz à effet de serre du Québec ainsi que notre dépendance aux hydrocarbures. (!!!!!!!!!!!!!!)

Le coordonnateur d’Équiterre, Steven Guilbeault, n’en est pas convaincu. « Si on investit dans les infrastructures et que Québec se fait complice de cela, ce n’est pas vrai que dans quelques années, on va dire qu’on va réduire notre dépendance au pétrole. Les acteurs économiques vont vouloir rentabiliser leurs investissements, a-t-il fait valoir au Devoir. On ne croit pas que ce projet soit dans l’intérêt des Québécois, a-t-il ajouté. Ce projet n’est pas conçu pour assurer la sécurité énergétique de l’est du Canada, mais vise plutôt l’exportation de pétrole. Ce n’est pas un hasard si Irving a annoncé jeudi la construction d’un terminal pour pétroliers à Saint-Jean. Avec ce projet, le Québec deviendra une voie de passage pour le pétrole de l’Ouest. Il assumera tous les risques avec des bénéfices économiques très faibles. »

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Tiré de http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/387112/enbridge-se-felicite-de-l-ouverture-du-quebec

Inversion du pipeline - Enbridge se félicite de l’ouverture du Québec (11 septembre 2013)

Al Monaco, président-directeur général de la pétrolière Enbridge, était à Montréal mardi pour faire mousser son projet d’inversion du pipeline.

Le président et chef de la direction d’Enbridge, Al Monaco, salue le préjugé favorable affiché par le gouvernement Marois face à l’arrivée par pipeline de pétrole albertain au Québec. De passage à Montréal mardi, il a aussi précisé que 300 000 barils de brut devraient couler jusque dans l’est de l’île dès l’an prochain grâce à l’inversion de la ligne 9B, un pipeline enfoui dans le sol en 1975.

« Nous considérons le Québec comme un endroit attrayant pour faire des affaires, et nous croyons qu’il offre de bonnes possibilités pour y accroître nos investissements », a-t-il souligné devant un parterre de gens d’affaires réunis à l’invitation de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

S’il s’est dit déterminé à poursuivre le « travail » nécessaire pour démontrer le bien-fondé de l’acheminement au Québec de pétrole albertain, M. Monaco se réjouit déjà de l’ouverture manifestée depuis des mois par le gouvernement du Parti québécois. « Je salue [le préjugé favorable du gouvernement]. J’ai bon espoir que nous continuerons dans cette voie. »

Le gouvernement Marois a déjà affirmé que l’inversion du flux de pétrole dans la ligne 9B aurait des avantages économiques importants pour le Québec. Aucune étude indépendante n’a cependant appuyé ce discours, relayé aussi mardi par le lobby d’affaires favorable au projet d’Enbridge. Québec a également promis de mener une « consultation » sur ce projet de compétence fédérale. Il n’est pas question d’inclure de réflexion sur l’impact de l’exploitation des sables bitumineux, réputés très polluants, dans l’étude québécoise.

Aucune consultation des citoyens n’a jusqu’ici été annoncée par Québec, alors que l’Office national de l’énergie complète actuellement sa consultation et que l’organisme doit rendre sa décision au début de 2014. Enbridge, mais aussi Ultramar, ont inscrit des lobbyistes au registre québécois, en lien avec l’inversion de la ligne 9B. Leur mandat comprend la nécessité de « favoriser le processus d’acceptabilité sociale du projet ».

Protéger l’environnement

Al Monaco a par ailleurs insisté à plusieurs reprises sur la nécessité, pour les entreprises qui rêvent de faire couler le pétrole albertain aux quatre coins de l’Amérique du Nord, de « faire preuve d’un engagement inébranlable en matière de sécurité et de protection de l’environnement ».

Il est ainsi revenu sur le déversement survenu en 2010 dans la rivière Kalamazoo, au Michigan, provoqué par la rupture d’un pipeline d’Enbridge. Cette infrastructure - pourtant réputée sécuritaire, selon l’industrie - a laissé fuir près de quatre millions de litres de brut lourd. Trois ans et un milliard de dollars plus tard, le nettoyage n’est toujours pas terminé.

C’est même l’Agence de protection environnementale des États-Unis qui a dû forcer Enbridge à reprendre le nettoyage en mars dernier. « Nous n’avions jamais pensé que cela pourrait nous arriver, mais cela est arrivé et a ébranlé notre société », a dit M. Monaco, avant d’ajouter que « cela a fait de nous une meilleure entreprise ».

La ligne 9B passe sous la rivière des Outaouais. Mais qu’en est-il de ce pipeline, enfoui en 1975 ? « Ce n’est pas vieux pour un pipeline, a plaidé le dirigeant. La clé, c’est la façon dont vous entretenez votre infrastructure. Le pipeline pourrait durer encore plusieurs décennies, du moment qu’il est entretenu. »

Ce pipeline a d’abord transporté de l’énergie fossile d’ouest en est, avant d’être inversé en 1998. Enbridge veut aujourd’hui inverser de nouveau le flux et faire passer sa capacité de 240 000 à 300 000 barils par jour. Du pétrole léger coulera dedans, mais aussi de l’or noir tiré des sables bitumineux. Une absolue nécessité pour les raffineries du Québec, a soutenu M. Monaco. C’est aussi une priorité pour les pétrolières implantées en Alberta, en raison de la « croissance explosive » de la production pétrolière.

« Si le Canada va de l’avant, et si nous laissons faire, ce sera la fin pour le climat actuel », a toutefois prévenu l’an dernier James Hansen, ancien haut dirigeant de la NASA et l’un des premiers théoriciens de l’origine humaine du réchauffement climatique.

Commentaire de Daniel Gagnon :

Monsieur Monaco relègue notre sécurité aux oubliettes de ses sables sales. Que dire de l'exemple que donne insolemment Monsieur Monaco : le déversement dans la rivière Kalamazoo au Michigan? C'est comme de nous vendre effrontément un vieux char qui a déjà explosé, qui tangue et qui pue l’huile et qui perd son carburant par son tuyau d’échappement. Bonne affaire? On aurait qu’à veiller à l’entretien, dit Monsieur Monaco? Toutes les semaines au garage? En plus du danger de perdre ses quatre roues d’un coup et de prendre le champ à la première occasion? Et on accepterait cette minoune par solidarité nationale? Solidarité avec qui? Le Parlement est fermé à Ottawa. L’État s’est désengagé en douce de ses responsabilités sociales. Ce sont les entreprises ont pris le pouvoir, ce sont elles qui gouvernent. Elles nous dictent nos modes de vie, elles détournent notre culture et relèguent notre sécurité aux oubliettes des sables sales.

VOICI À QUOI PAULINE MAROIS A UN PRÉJUGÉ FAVORABLE...

'Fort McMurray is a wasteland': Neil Young slams oil patch, Keystone plans (Sep. 10 2013) http://www.theglobeandmail.com/news/national/fort-mcmurray-is-a-wasteland-neil-young-slams-oil-patch-keystone-plans/article14214514/
(...) “The fact is, Fort McMurray looks like Hiroshima,” Mr. Young said in Washington. “Fort McMurray is a wasteland. The Indians up there and the native peoples are dying.” CLIP

PLEIN D'IMAGES À FAIRE VOMIR AU http://bit.ly/1cpgU38

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Tiré de http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/388939/pipeline-d-enbridge-silence-complet-a-quebec

Pipeline d’Enbridge : silence complet à Québec (2 octobre 2013)

Aucune consultation n’a encore été annoncée, tandis qu’Ottawa est prêt à donner le feu vert.

Avec deux projets visant son territoire, le Québec est en voie de devenir une plaque tournante pour l’exportation du pétrole albertain.

À quelques jours de la fin des consultations fédérales pour le projet d’Enbridge de transporter du pétrole albertain par pipeline jusqu’à Montréal, le gouvernement Marois n’a toujours pas annoncé la tenue de sa propre évaluation. Québec promet pourtant depuis près d’un an de mener une consultation sur cet oléoduc, qui fera couler jusqu’ici 300 000 barils de brut chaque jour. Le plus important projet de transport pétrolier de l’histoire du Québec suscite d’ailleurs de vives inquiétudes, y compris à la Ville de Montréal.

« Près d’un an après l’avoir promis, il est plus que temps que Québec officialise et divulgue les paramètres de l’évaluation environnementale qu’il entend mener sur le projet d’Enbridge, a souligné mardi Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace. Québec ne peut rester plus longtemps sur la ligne de touche à regarder le gouvernement Harper décider seul de notre avenir. »

Le processus d’évaluation lancé par Ottawa avec l’Office national de l’énergie est effectivement presque complété. D’ici trois semaines, les « plaidoiries finales » des consultations seront terminées. Québec n’y participe pas. On s’attend à ce que l’autorisation possible de l’inversion de la ligne 9B d’Enbridge - entre le Sud ontarien et Montréal - soit donnée au début de 2014. Le président et chef de la direction d’Enbridge, Al Monaco, estime que le brut de l’Ouest canadien arrivera au Québec dans les mois qui suivront.

Quelle consultation ?

Il est cependant impossible pour le moment de savoir quelle consultation pourrait être menée au Québec et quelle forme elle pourrait prendre. Le Devoir a tenté pendant deux jours d’obtenir des précisions à ce sujet. Mais le cabinet du ministre de l’Environnement Yves-François Blanchet n’a répondu à aucune des questions qui lui ont été transmises.

Le gouvernement Marois a démontré une ouverture certaine au projet d’Enbridge. Le ministre Blanchet a toutefois répété à plusieurs reprises qu’il entendait consulter les Québécois. Déjà en décembre 2012, il avait promis que Québec ne ferait pas « l’économie des consultations » pour ce projet de compétence fédérale. Depuis, rien n’a été annoncé. En entrevue au Devoir, le ministre a cependant déjà dit qu’il n’était pas question d’inclure de réflexion sur l’impact de l’exploitation des sables bitumineux dans l’étude québécoise.

« Il est difficile de comprendre ou d’expliquer la position du Québec, a souligné Steven Guilbeault, directeur principal d’Équiterre. Le gouvernement nous promettait une réduction de notre dépendance au pétrole et s’est donné des objectifs ambitieux de réduction des gaz à effet de serre. Mais ce n’est pas vrai qu’on peut à la fois investir dans de nouvelles infrastructures pour transporter du pétrole des sables bitumineux et réduire nos émissions de gaz à effet de serre. »

Québec affirme le contraire. Une étude de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique publiée lundi indique cependant que le pétrole des sables bitumineux peut émettre jusqu’à 20 % plus de GES que le pétrole conventionnel.

Les deux dernières raffineries du Québec ont par ailleurs plaidé en faveur du projet d’Enbridge, au nom du maintien des emplois dans le secteur. Les deux entreprises et Enbridge font du lobbying en ce sens auprès de Québec. Le mandat de certains lobbyistes vise à « favoriser le processus d’acceptabilité sociale du projet ». Suncor souhaite raffiner du brut albertain à Montréal. Ultramar pourrait charger des navires à Montréal pour le transporter à sa raffinerie de Lévis.

Montréal s’inquiète

Le gouvernement Harper, qui a déjà qualifié le pétrole des sables bitumineux de «ressource renouvelable», fait lui aussi un lobbying intensif en faveur des projets de pipelines. Avec deux projets visant son territoire, le Québec est en voie de devenir une plaque tournante pour l’exportation du pétrole albertain.

La Ville de Montréal a toutefois de « sérieuses inquiétudes » par rapport au projet d’inversion de la ligne 9B, construite en 1975. « Malheureusement, la compagnie Enbridge n’a pas, à ce jour, démontré qu’elle est en mesure de mettre en pratique une saine gestion des risques. Notre préoccupation principale est de préserver les ressources en eau potable des citoyens de l’agglomération de Montréal », a expliqué mardi Josée Duplessis, présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal. En cas de rupture dans ce pipeline, qui passe sous la rivière des Outaouais, l’approvisionnement de deux millions de Québécois serait selon elle menacé.

Enbridge estime toutefois mener les travaux nécessaires pour s’assurer de la sécurité de son pipeline de 38 ans. Elle doit réaliser au cours des prochains mois au moins 600 excavations le long de la ligne 9B dans le but de réparer certaines sections.

Selon l’Institut Polaris, la pétrolière serait responsable de 804 déversements en Amérique du Nord entre 1999 et 2010, dont celui de la rivière Kalamazoo. Ce déversement, survenu en 2010, a laissé couler près de quatre millions de litres de brut dans la rivière. Trois ans plus tard, le nettoyage n’est toujours pas complété.

La Colombie-Britannique a par ailleurs dit non au projet de pipeline Northern Gateway, piloté par Enbridge. Selon Victoria, la pétrolière « n’a pas été en mesure de répondre aux inquiétudes environnementales ». Elle n’aurait pas fourni de preuves de sa capacité à contenir un déversement en cas de rupture du pipeline ou lors du transbordement du pétrole.

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ET POUR SE RAPPELER POURQUOI IL EST URGENT, VITAL ET INDISPENSABLE DE BLOQUER À TOUT PRIX LE PASSAGE EN SOL QUÉBÉCOIS DE CES 2 SERPENTS PÉTROLIERS VENIMEUX ET MORTELS...

Rapport du GIEC - Qui sauvera la Terre? (28 septembre 2013)
http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/388627/qui-sauvera-la-terre

La Terre ne va pas bien et c’est la faute des humains, dit sans ambages le 5e rapport du GIEC. C’est là une « vérité qui dérange », comme l’écrit un collectif d’ONG réunissant des groupes comme Greenpeace, Oxfam et Les Amis de la Terre. Pour y faire face, il faudra une volonté politique féroce. Où la trouvera-t-on ? (Non, pas au Canada…)

On prête bien des défauts à la France ces jours-ci au Québec, mais vendredi, il y avait une bonne raison de lui envier sa hauteur de vues politiques. Dès la publication du troublant rapport du GIEC (le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), ses ministres des Affaires étrangères, de l’Écologie et du Développement ont tous trois rappelé que la France entend bien parvenir à un pacte mondial sur le climat en 2015. Ils ont été suivis du premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui a réclamé un « accord contraignant » pour contrer l’impact des changements climatiques, que l’on sait maintenant assurément causés par les humains.

En contrepartie, la réaction canadienne, hélas portée par le gouvernement Harper, a été en dessous de tout. Dans un communiqué publié par la ministre de l’Environnement Leona Aglukkaq, le Canada a osé se vanter de son leadership en matière de lutte contre les changements climatiques. Mieux encore, la ministre s’en est pris à l’inaction passée des libéraux et a accusé les néodémocrates de menacer les emplois avec leurs positions environnementales. En prime, le communiqué se termine par la fierté du gouvernement envers le travail des scientifiques, ceux-là mêmes qu’il muselle allègrement ! Le cancre de la classe mondiale venait encore de s’enfoncer. Si l’enjeu n’était pas si fondamental, il y aurait de quoi rire. Contentons-nous d’avoir honte.

Seuls les imbéciles ne prendront pas au sérieux les conclusions du rapport du GIEC, basé sur plus de 9000 articles scientifiques et de surcroît modéré par la relecture qui en a été faite toute la semaine à huis clos à Stockholm par des délégués de 110 gouvernements.

On cherche les consensus, on veut éviter les critiques, la prudence scientifique est de mise, et pourtant, ils ont dû maintenir des conclusions qui sonnent l’alerte rouge : la Terre se réchauffe trop, trop vite, et tout s’en trouve bouleversé, de la biodiversité aux récoltes, du niveau des océans à la fonte des glaces. L’illustrait cette nouvelle, publiée le même jour que le rapport du GIEC : pour la toute première fois, un cargo géant vient de franchir le passage du Nord-Ouest - route maritime de l’océan Arctique qui s’est ouverte à cause du réchauffement climatique et où l’on prévoit que le quart du trafic entre l’Europe et l’Asie passera d’ici 2030.

Les États-Unis ont réagi très vite pour saluer le rapport et d’autres pays ont manifesté leur inquiétude. Mais dans les faits, la plupart traînent les pieds (… sans parler du Canada, qui n’en est même pas à l’étape des discours inquiets !). Et même les plus déterminés se butent à leurs problèmes financiers, comme on le voit en Europe. La riche Norvège elle-même a ainsi annoncé il y a à peine quelques jours qu’elle abandonnait un important projet de captage et de stockage de CO2 en raison de ses coûts, décevant bien des environnementalistes.

La très conservatrice Banque mondiale l’a pourtant dit : il y a des gestes urgents à poser. Les scénarios catastrophistes perdent de leur impact à force d’être répétés, mais le flot de tragédies découlant de températures extrêmes à travers le monde est devenu un rappel constant des impacts humains, sociaux et financiers majeurs de notre inaction collective. L’avenir n’est pas aux polluantes énergies fossiles, en dépit de leur lobby. Ce rapport doit être l’aiguillon qui donnera du courage aux élus de la planète pour agir, et à M. Harper pour arriver au XXIe siècle.

Rapport du GIEC - Le péril climatique s’accentue (28 septembre 2013)
http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/388691/le-peril-climatique-s-accentue
(...) Reste à voir si le diagnostic scientifique du GIEC sera pris en compte par les décideurs politiques. Le rapport - dont deux autres volumes sont attendus au printemps - doit en théorie guider les négociations internationales sur le climat en vue de parvenir à un accord international contraignant qui serait adopté en 2015 par 195 pays. Pour le moment, les discussions piétinent. « Le chauffage est en marche. Maintenant, nous devons agir », a d’ailleurs réagi vendredi le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. Plus tôt cette année, il disait même qu’il sera « bientôt trop tard » pour sauver la santé environnementale de la planète si on ne met pas en place un « instrument contraignant » d’ici à 2015. « Les changements climatiques sont un défi de long terme, mais qui exigent une action urgente, non pas demain, mais aujourd’hui et maintenant, étant donné le rythme et l’échelle avec lesquels les gaz à effet de serre s’accumulent dans l’atmosphère et les risques croissants de dépassement des 2 degrés Celsius d’augmentation de température », a déclaré pour sa part le directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l’environnement, Achim Steiner.

Wendell Berry on His Hopes for Humanity
http://vimeo.com/76120469
Wendell Berry, a quiet and humble man, has become an outspoken advocate for revolution. He urges immediate action as he mourns how America has turned its back on the land and rejected Jeffersonian principles of respect for the environment and sustainable agriculture. Berry warns, “People who own the world outright for profit will have to be stopped; by influence, by power, by us.” In a rare television interview, this visionary, author - and farmer - discusses a sensible, but no-compromise plan to save the Earth.