L’Anse-Saint-Jean, le 3 mai 2012

Bonjour

En référence à la ''Demande de modification des tarifs et conditions de distribution d'électricité relative à une option d'installation d'un compteur n'émettant pas de radiofréquences", je vous prie de bien vouloir verser le document suivant « Proposition de solutions acceptables » - également fourni en attachement en version Word - en tant qu'observations d'un abonné concerné relativement au dossier ci-haut mentionné, de même que cette lettre de mise en contexte.

J'apprécierais beaucoup que vous me confirmiez qu'une copie du document précité et aussi une copie de cette lettre d'introduction seront transmises aux 3 régisseurs en charge de ce dossier afin qu'ils puissent les consulter. Je ne m'oppose évidemment pas à l'option d'installation d'un compteur n'émettant pas de radiofréquences, mais j'aimerais notamment que les régisseurs acceptent de tenir compte des autres pistes de solutions proposées ci-dessous même si elles vont au-delà de ce que les responsables d'Hydro-Québec se sont montrés disposés à offrir comme possibilités.

Je voudrais aussi signaler à leur attention le fait que l'imposition arbitraire du remplacement d'un compteur électromécanique déjà installé, pour lequel le remplacement n'est pas considéré nécessaire avant la fin de sa durée de vie utile de 35 ans selon la politique présentement en vigueur chez Hydro-Québec Distribution, est inacceptable à tous points de vue. C'est un gaspillage intolérable et, ainsi que je le signale dans le document ci-joint, la méthode d'auto-relève éprouvée depuis des dizaines d'années et largement utilisée doit pouvoir continuer à être offerte lorsqu'Hydro-Québec voudra cesser définitivement de recourir à la relève régulière des compteurs par ses propres employés.

Quant aux 820,000 abonné-e-s chez qui un compteur de première génération Centron Openway, de la compagnie Itron, a déjà été installé au cours des 7 dernières années, l'option d'installation d'un compteur n'émettant pas de radiofréquences proposée par Hydro-Québec relativement aux compteurs de nouvelle génération doit impérativement s'appliquer aussi à ceux et celles parmi ces abonné-e-s qui souhaiteraient ne plus être exposé-e-s aux effets éminemment nuisibles pour la santé de l'émetteur à radiofréquence dont ces compteurs Centron Openway sont munis.

De nombreux témoignages nous sont parvenus de personnes ayant pu établir un lien causatif direct et irréfutable entre les maux divers dont elles souffrent à la suite de l'installation, sans aucun avis, d'un tel compteur Itron à leur résidence. Même si les régisseurs ont demandé aux intervenants dans ce dossier de ne pas aborder la question de l'électrosensibilité, il m'apparaît nécessaire, à titre d'exemple, de vous transmettre le plus récent témoignage qui vient de nous être fourni par Mme Dominique Brillon de Québec - que je mets en Cc de cette correspondance - afin de vous démontrer pourquoi il y a tout lieu d'accorder la même option d'installation d'un compteur n'émettant pas de radiofréquences à tous les abonné-e-s sans exception qui souhaiteraient s'en prévaloir. Il serait profondément inéquitable de reconnaître aux abonné-e-s chez qui un compteur de nouvelle génération serait déjà installé ou pourrait l'être le droit de ne plus être exposé-e aux radiofréquences des émetteurs de ces appareils, et, du même souffle, refuser de concéder ce même droit aux autres abonné-e-s déjà exposé-e-s aux mêmes radiofréquences nocives en provenance de ces compteurs Itron. C'est une question de justice des plus élémentaires.

Voici donc ce témoignage avec, tout d'abord, la lettre m'autorisant à le diffuser suite à une première correspondance hier avec Mme Brillon de Québec :

Le jeudi 3 mai 2012

Bonjour Monsieur Hudon,
 
Je suis ravie du soutien que vous m'apportez. Cela me fait beaucoup de bien car je suis devenue hyperémotive tout en ayant le sentiment d’être folle et pas comme les autres et de me sentir très seule et incomprise.
 
Entre le moment où je vous ai écrit le courriel auquel vous répondez et celui où j'ai lu votre réponse, j'ai continué mes recherches et j'ai fait d'étranges découvertes. La liste de mes symptômes s'est allongée. Entre 2010 et aujourd'hui, 3 choses se sont produites: nos travaux, auxquels j'ai attribué tous mes ennuis de tachycardie, palpitations cardiaques et hypertension (pour ne nommer qu'eux); ma ménopause, à laquelle j'ai attribué mes problèmes graves de concentration, ma diminution de libido, mon irritabilité et ma dépression (pour ne nommer qu'eux) et l'installation de ce compteur qui finalement, après étude des différents articles sur la question, se retrouve à être responsable de l'ensemble de mes problèmes.
 
Je vous autorise à divulguer mon témoignage que je reprends plus bas afin d'y ajouter tous les symptômes (non énumérés dans mon premier courrier) dont je souffre depuis 2 ans et que je ne croyais pas imputables au compteur. Je vous autorise également à mentionner mon nom en entier et à me mettre en contact avec des journalistes car je sais maintenant quel est le combat que je dois mener. Nous devons parler haut et fort. Et j'ai une grande facilité à m'exprimer. Je n'ai aucunement peur de prendre la parole en public et je vous répète que vous pourrez désormais compter sur moi dans vos prochaines actions.
 
J'aimerais également vous mettre au courant que j'ai joint M. Stéphane Bélainsky et qu'il doit venir évaluer ma maison et me remettre un rapport écrit. 
 
De plus, j'ai l'intention de faire des matinées d'informations à mon école de danse afin d'informer le maximum de personnes. J'ai beaucoup d'anciennes élèves qui sont à même de constater la dégradation de ma santé.
 
Voici le témoignage, revu et corrigé, que je vous autorise à divulguer où bon vous semblera :

Je viens de lire l’article « Votre compteur 'intelligent' d’Hydro-Québec vous rend-il malade? » (disponible au http://www.cqlpe.ca/Temoignage.htm) et je suis en état de choc car la plupart des symptômes mentionnés dans cet article sont ceux que j’éprouve depuis 2 ans. Je dois d’abord vous dire que je suis végétarienne depuis 17 ans, que je ne fume pas, que je fais de l’exercice (22 heures par semaine) depuis l’âge de 14 ans (je suis professeur de danse). Et que, jusqu’à l’été 2010, je bénéficiais d’une santé florissante.
 
En 2010, notre compteur Hydro-Québec a été changé, à notre insu, pour un compteur Itron de 2e génération, digital. Or, dans le même laps de temps, nous avions entrepris des travaux de rénovation d’envergure qui ont duré 3 mois et qui ont engendré beaucoup de stress. De plus, comme si cela n’était pas assez, à cette période, je vivais un début de ménopause.
 
Vers la fin de l’été 2010, une infirmière est venue chez nous pour faire une prise de sang et prendre notre pression car nous avions fait une demande de hausse d’assurance. C’est à ce moment-là que j’ai appris que je faisais de l’hypertension. J’en ai été très surprise car dans les années précédant le début des travaux, ma pression avait toujours été normale, à 120/80. Je suis devenue beaucoup plus attentive aux manifestations étranges que pouvait faire mon corps. 
 
En lisant « Votre compteur 'intelligent' d’Hydro-Québec vous rend-il malade? », j’ai réalisé que les symptômes que j’imputais au stress des travaux, étaient répertoriés et imputables à l’installation du compteur d’Hydro Québec. Je parle des symptômes suivants :
 
- Syndrome dystonique cardiovasculaire : tachycardie et hypertension. 
 
Ici, j’aimerais que vous sachiez que j’ai été hospitalisée d’urgence le 19 février 2012, pour anomalies cardiaques, tachycardie et palpitations, hypertension (200/112) ET QUE LES RÉSULTATS D’UNE ÉCHOGRAPHIE CARDIAQUE ANNONCENT UNE DISTROPHIE DU CŒUR alors qu’il n’y a aucun antécédent dans ma famille. De plus, des anomalies cardiaques ont été décelées et confirmées par deux cardiologues après analyse de mes électrocardiogrammes. Je n’ai jamais eu aucun problème avec mon cœur avant l’été 2010.
 
De plus, en continuant la lecture de l’article ci-haut cité, j’ai réalisé que les symptômes que j’imputais à ma ménopause, à savoir :

- Syndrome diencéphalique chronique : difficultés de concentration, pertes de concentration et fatigue chronique;
- Syndrome asthénique chronique : céphalées (tous les jours), irritabilité, stress et dépression;
- Pathologies dermatologiques : irruptions cutanées diverses et eczéma (j’ai toujours eu une peau très douce et jamais je n’ai souffert d’aucune affection dermatologique quelconque);
- Pathologie hypo-gonadique : diminution drastique de la libido (et quand j’écris drastique, c’est vraiment drastique!);
- Pathologies courantes : perturbations auditives (j’ai des pulsations dans les oreilles qui ont pour effet d’augmenter le son entendu et qui me donne envie de me boucher les oreilles) et commissures des lèvres blessées (apparition il y a 1 mois);
- Pathologies psychiques : résignation, stress intense et dépression;
- Troubles du comportement socio-professionnel : irritabilité, stress et dépression, étaient en réalité, également imputables au compteur d’Hydro-Québec.
 
J’ai toujours été une personne pleine d’énergie, souriante et joviale. Depuis 2 ans, tout problème devient comparable à l’ascension du Mont Everest. Je ne suis plus la même. Je suis une épave privée d’énergie.
 
De plus, depuis mon hospitalisation, mon médecin a tenté de me donner des médicaments contre l’hypertension. J’ai eu des effets secondaires extraordinairement forts et déroutants. Ma médication a été changée à deux reprises et chacun des médicaments m’a rendue extrêmement malade. Mon médecin, à qui j’ai parlé pendant ces crises, en a été renversé et n’y comprenait rien, soutenant que le dosage du médicament était très faible. 
 
C’est en lisant cet article que j’ai enfin découvert pourquoi plus rien ne me faisait. Il y était écrit : « De nombreuses personnes électrosensibles ayant développé une sensibilité allergique aux champs magnétiques de toute nature subissent également des ALLERGIES MULTIPLES AUX PRODUITS CHIMIQUES. C’EST LÀ UN EFFET SECONDAIRE SOUVENT OBSERVÉ DE L’ÉLECTROSENSIBILITÉ. » J’avais sous les yeux les raisons de mon étrange réaction aux médicaments.
 
J’ai déposé l’article et je suis sortie vérifier mon compteur. Pendant que je le regardais, les chiffres visibles dans la fenêtre ont subitement changé et j’ai ressenti une terrible douleur dans la tête. Je me suis dit que je devenais paranoïaque et je suis rentrée dans la maison. Je me suis rappelée les circonstances de ma soudaine hospitalisation. La veille, j’ai passé la soirée chez mon fils qui lui, est équipé d’un système Wi-Fi, en fonction toute la journée. J’ai passé ma soirée dans un champ électromagnétique. Pour mon corps, ça a été la goutte qui fait déborder le vase. Dans la nuit, tout s’est déclenché…
 
Or, après avoir eu un entretien téléphonique avec un spécialiste en hygiène électromagnétique, j’ai enveloppé mon compteur avec du papier aluminium. En deux jours, mes mains ont presque retrouvé une apparence normale. Mes maux de tête ont disparu et, tenez-vous bien, ma pression redescend. Je suis maintenant convaincue que tous mes problèmes de santé résultent de l’installation de ce compteur.
 
Maintenant, je tiens un journal de l’apparition ou de la disparition d’un symptôme. Je suis en observation… et je me tiens prête à affronter la sacro-sainte Hydro-Québec! C’est en nous unissant que nous pourrons vaincre le géant.

Dominique Brillon, Québec
 
Alors voilà, monsieur Hudon, je me tiens disponible pour la cause et je suis décidée à en faire un cheval de bataille. Trop de vies sont en jeu!
 
Bien à vous,
 
Dominique Brillon (Aïcha)
Directrice de l'Académie de Danse Orientale de Québec
4635, 1ère Avenue, Salle 035
Québec, Qc G1H 2T1
(418) 627-2039

(Fin de citation)

Comme vous pouvez le constater, ce genre de témoignage mérite d'être porté à l'attention des régisseurs, nonobstant leur désir de ne pas vouloir entendre d'éléments de preuves relativement à la problématique de l'électrohypersensibilité, un souhait auquel ils ont déjà fait une première entorse en acceptant d'entendre le témoignage d'un expert à ce sujet, le Dr David Carpenter, qui en principe sera entendu d'ici la fin de mai (http://internet.regie-energie.qc.ca/Depot/Projets/111/Documents/R-3770-2011-A-0139-AUDI-PLANIF-2012_05_01.PDF) – une sage décision que je salue.

À la lumière de ce témoignage, j'aimerais enfin attirer l'attention des régisseurs sur deux points essentiels.

1) Les divers témoignages de personnes disant souffrir de symptômes liés à la présence d'un compteur émetteur de radiofréquences ne sont que la pointe de l'iceberg et ne devraient surtout pas être considérés comme étant purement anecdotiques. Ils sont au cœur même du débat qui entoure les diverses sources de pollution électromagnétique dont la prétendue inocuité est remise en question avec vigueur par un nombreux croissant d'experts scientifiques et médicaux réputés. Il y a tout lieu de croire, selon les estimations conservatrices avancées par divers intervenants dans ce dossier, qu'un pourcentage variant entre 3 et 10 % de la population québécoise souffre déjà à divers degrés de plusieurs des symptômes associés à l'électrosmog ambiant dont l'augmentation constante contribue à électrosensibiliser de plus en plus de victimes de ce mal des micro-ondes encore trop peu étudié et insuffisamment compris par la science.

Compte tenu du fait qu'Hydro-Québec a avoué avoir déjà installé au Québec depuis 7 ans près de 820,000 compteurs à radiofréquences de marque Centron Openway de Itron, et si l'on se base sur une moyenne de 3 personnes par foyer aujourd'hui équipé d'une compteur Itron, ce sont donc environ 2,460,000 personnes qui seraient exposées aux effets néfastes de ces micro-ondes, dont entre 73,800 et 246,000 hommes, femmes et enfants – ce qui n'est pas rien – qui seraient sujets à éprouver à divers degrés des symptômes semblables à ceux décrits par Mme Brillon ci-dessus. Comme le journaliste Louis-Gilles Francœur du Devoir est le seul à avoir jusqu'ici fait état de cette donnée importante de 820,000 compteurs à radiofréquences DÉJÀ déployés au Québec (voir http://www.ledevoir.com/politique/quebec/345662/820-000-compteurs-d-hydro-emettent-deja-des-radio-frequences), tel que révélé par Hydro-Québec lors des récentes audiences, et comme les médias québécois, à de rares exceptions près, n'ont accordé qu'une place modeste, très modeste, aux propos sérieux et vérifiables des personnes qui s'opposent à l'invasion de leur domicile par un appareil émettant des micro-ondes réputées possiblement cancérogènes, il est facile de comprendre que l'immense majorité des Québécois-es n'ont absolument pas conscience du fait qu'ils sont exposé-e-s – à leur insu, ce qui est le nœud du problème – à de telles radiations et qu'ils n'ont donc pas encore pu, à l'instar de Mme Brillon, faire le lien entre, d'une part, les divers problèmes de santé chroniques et souvent gravement débilitants dont ils souffrent et, d'autre part, le compteur Itron installé depuis quelque temps sur leur demeure.

Cette situation inacceptable nécessite un effort d'ouverture supplémentaire de la part des responsables d'Hydro-Québec qui devraient avoir l'honnêteté d'informer sans délai tous leurs abonné-e-s de la présence d'une telle source de pollution électromagnétique sur ou dans leur demeure, et offrir à ceux et celles qui le désirent de le remplacer par un dispositif de relève n'émettant aucune radiofréquence ainsi qu'ils ont décidé de le faire dans le cas des compteurs de nouvelle génération. Il va de soi qu'une telle mesure ne règlerait rien en ce qui concerne la pollution électromagnétique qui, comme la fumée secondaire d'une cigarette, pollue l'environnement dans lequel vivent tous les voisins des abonnés équipés d'un compteur Itron, mais ce serait déjà un petit pas dans la bonne direction. La méthode de relève par voie filaire présentée dans mon document ci-joint serait de nature à corriger cet état de fait déplorable.

2) Quels que soient les efforts qui seront déployés par d'Hydro-Québec pour tenter de contrer les arguments du Dr David Carpenter et faire valoir devant les régisseurs que, selon eux, la nocivité des micro-ondes émises par les émetteurs de leurs compteurs n'a pas encore été démontrée hors de tout doute par la science, le fait est que des données circonstantielles probantes s'accumulent partout dans le monde pour illustrer le fait qu'elles ne peuvent être considérées comme étant absolument sans risque pour la santé humaine. Il est de la responsabilité d'Hydro-Québec de faire mener une étude d'impact approfondie par un comité d'experts scientifiques dont l'indépendance d'opinion devra être au-dessus de tout soupçon, afin d'établir de manière irréfutable le bien-fondé des affirmations aux fondements scientifiques douteux déjà avancées.

Même si le législateur n'a pas encore jugé bon de rendre obligatoire une telle étude d'impact pour une entreprise qui désire exposer, sans obtenir leur consentement ni se soucier des répercussions de tous ordres, des millions de personnes à des émissions de radiofréquences persistantes et violentes, chaque micro-fraction de seconde d'émission étant tel un coup de fouet pour l'organisme humain au système bioélectrique ultrasensible, il est du devoir de la Régie d'exiger qu'une telle preuve scientifique soit fournie afin de démontrer hors de tout doute raisonnable que cette source additionnelle de pollution électromagnétique ne viendra pas faire déborder le vase déjà bien rempli des personnes dont l'organisme, pour diverses raisons liées à une prédisposition génétique et aux circonstances de leur vie, pourrait devenir intolérant aux champs électromagnétiques, un syndrome aux conséquences cruelles capable de raccourcir notablement l'espérance de vie d'un individu et de le priver de toute possibilité d'avoir une qualité de vie acceptable.

Il faut bien comprendre enfin qu'il ne pourrait être considéré comme logique et juste d'imposer à des clients de devoir payer de coûteuses pénalités, année après année, pour avoir simplement refusé de se voir imposer dans leur sanctuaire privé une source de pollution hautement génotoxique et « possiblement » cancérogène par une entreprise qui, en plus de se trouver en situation de quasi monopole, a la responsabilité de fournir un service essentiel désormais indispensable au bon fonctionnement de la société humaine. C'est le monde à l'envers diront certains ! Ce n'est pas au client à payer pour protéger sa santé et sa sérénité mentale. Et ce n'est certainement pas à lui de démontrer hors de tout doute que la pollution électromagnétique auquel on veut le soumettre ne peut absolument pas lui causer le moindre tort. Il serait difficile d'imaginer une situation plus scandaleuse que celle devant laquelle les régisseurs se voient placés – et un choix plus facile à faire...

Jusqu'à présent, les Québécois-es qui s'estiment lésé-e-s par l'imposition sans recours d'une telle source de souffrances ont fait preuve d'une remarquable patience. Toutefois, ainsi qu'on peut l'observer déjà en Californie, en Colombie-Britannique et ailleurs dans le monde, des clients ou groupes de clients ont déjà entrepris des recours judiciaires en vue d'obtenir réparation pour les torts infligés à leur santé. Les avocats qui défendront les compagnies d'électricité qui, dans leur arrogance inégalée, croyaient pouvoir impunément faire fi du plus élémentaire respect envers la vie humaine, plaideront sans doute que leurs clientes ignoraient l'ampleur des risques que leurs appareils faisaient courir à leurs abonnés. Hydro-Québec n'aura pas le luxe de pouvoir invoquer pareille ignorance. Ce n'est plus possible. Les conséquences financières d'un recours collectif en cas d'un semblable non respect de la dignité et de la santé humaines ici au Québec pourraient s'avérer un poids insoutenable qui fera voler en éclat tout espoir de rentabilité pour notre vénérable entreprise d'État, qui pourrait même devenir un boulet au pied du gouvernement au lieu d'une source de juteuses redevances annuelles.

Cette mise en contexte étant faite, j'encourage les régisseurs à bien vouloir évaluer la faisabilité des solutions acceptables et économiquement viables qui vous sont proposées ci-après. Je ne m'attends évidemment pas à un quelconque commentaire de leur part, mais j'apprécierais un accusé de réception de votre part, Mme Dubois, me précisant si le tout a été transmis aux personnes concernées, et me confirmant que ces quelques observations seront mises en ligne au http://internet.regie-energie.qc.ca/DEPOT/WebPages/ProjectPhaseDetail.aspx?ProjectID=111&phase=1&Provenance=D ou ailleurs sur le site de la Régie.

Veuillez accepter l'expression de mes respectueuses salutations.

Jean Hudon
Co-fondateur de la Coalition québécoise de lutte contre la pollution électromagnétique et webmestre de http://www.cqlpe.ca


NOTE: Pour lire ma proposition de solutions acceptables, cliquer ICI