HESA : Extraits de la transcription du 2e jour d'audience du Comité permanent de la santé sur son investigation du Code 6 - et plus!


Bonjour!

Voici quelques extraits tirés de la traduction de la transcription des témoignages faits par le Dr Anthony Miller, Frank Clegg et Magda Havas devant le Comité permanent de la santé lors de la 2e journée consacrée à une investigation du Code de sécurité 6, tenue le 23 avril dernier. Ces 3 témoignages ont été suivis des questions de députés fédéraux, membres de ce comité, et des réponses du Dr Miller, de Frank Clegg et de Magda Havas. Le tout mérite d'être lu, mais je vous ai choisi quelques extraits de la période de questions qui pourraient vous intéresser... Pour en savoir plus, voir http://www.c4st.org/HESA2015 et pour lire la transcription en français des témoignages de la première journée tenue le 24 mars dernier, voir ICI. La transcription des délibérations de la 3e journée, le 28 avril, n'est pas encore disponible, mais le seront ICI sous peu - toutefois, on peut déjà écouter ICI les enregistrements audio de cette session où 2 expertes confirment qu'il existe désormais suffisamment de données scientifiques probantes pour justifier l'application de toute urgence du principe de précaution sans attendre la preuve scientifique définitive de la certitude du risque, qui pourrait prendre encore bien des années – peut-être plus de 10 ans – avant d'être disponible. À 59 min. 26 sec. dans l'enregistrement, une experte américaine de calibre international, Martha Herbert, fait état de données probantes établissant un lien plausible entre l'augmentation rapide du nombre de cas d'autisme et l'exposition aux radiofréquences et aux champs électromagnétiques, et que la cause de l'autisme n'est pas purement de nature génétique. Uniquement aux États-Unis, le traitement et les coûts pour la société de l'autisme sont évalués à plus de $200 milliards... Enfin la présentation de la Dr. Devra Davis, débutant à 1hr 12 min de cet enregistrement est des plus convaincantes, notamment sur l'effet des micro-ondes d'un téléphone cellulaire, émettant à une puissance inférieure au seuil d'effets thermiques servant de base au Code 6, sur la mobilité de spermatozoïdes et les dommages considérables causés à leur ADN.

Le comité devrait rendre prochainement publique son rapport sur tout cela qui risque d'être fort intéressant.

Jean Hudon

Tiré de http://www.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?DocId=7936469&Mode=1&Language=F

L'hon. Hedy Fry (Vancouver-Centre, Lib.):
    J'ai une impression de déjà-vu. Je crois que vous avez posé là une question très importante, madame Havas. Je ne comprends pas. Un principe inhérent de l'éthique médicale, par exemple, veut que le médecin cherche d'abord à ne pas causer de tort; ce principe de précaution est primordial, pour le médecin, qui ne pourra y déroger que si les avantages surpassent les risques et qu'il faut causer un certain tort pour empêcher qu'un tort pire ne soit fait.
    En entendant cela, j'ai décidé de téléphoner à mon fils et à ma belle-fille et je leur ai dit: « Attention! Il y a un moniteur sans fil pour bébés près du berceau de ma petite-fille. J'entends des choses qui me font réfléchir, vous devriez peut-être prendre des précautions et utiliser un appareil qui doit être branché ou trouver une solution pour ne l'utiliser que quand vous en avez vraiment besoin. »
    Ils m'ont répondu: « Oh! Mon Dieu! Tout ça, c'est des blagues. Les lignes directrices sont claires, et patati, et patata. » Bien sûr, ils m'ont presque accusée de crier au loup.
    Si je ne suis pas, moi, capable de convaincre mes enfants que ce n'est ni raisonnable, ni juste... Je crois que c'est vous qui avez dit qu'il a fallu 50 ans pour faire comprendre aux gens que, malgré les preuves, la cigarette causait le cancer; dans le cas des pluies acides, il a fallu 20 ans. Nous devrions sûrement avoir maintenant compris qu'il ne faut pas prendre tout ce temps. Nous devons voir tout le mal qui peut arriver si nous ne réagissons pas en face des preuves.
    Étant donné le fait que ceux qui s'opposent le plus à ce projet sont eux-mêmes des représentants de l'industrie, que, soyons honnêtes, les gouvernements doivent tenir compte tant de la croissance économique, du développement et des progrès que des préjudices qui pourraient affecter le public, et vu le conflit d'intérêts, pour ainsi dire, qui oppose le fonctionnement actuel des gouvernements et les mesures que les gouvernements pourraient adopter pour protéger les gens, comment pourrons-nous donc convaincre le public, qui est complètement dépendant des réseaux sans fil et des dispositifs sans fil, et qui ignore tout le reste?
    Je suis dépendante. Je n'arrive pas à lâcher mon stupide BlackBerry, alors comment pouvons-nous convaincre les gens, puisque la sensibilisation du public, c'est évident, comme Frank l'a dit, doit faire partie des recommandations? Comment pouvez-vous lancer un programme de sensibilisation du public qui atteindra vraiment les gens et qui les convaincra, sans que les gens disent: « Oh! mon Dieu! Pourquoi est-ce que cela rend tous les gens hystériques? »

M. Frank Clegg:
    J'aimerais faire deux commentaires.
    Je dirais que les gens sont intelligents et que, lorsqu'ils disposent de la bonne information, ils réagissent de manière appropriée et responsable, surtout les parents de nouveau-nés.
    Mais ce que j'entends tout le temps, des centaines de fois, c'est que, si Santé Canada affirme que c'est sûr, ça doit être sûr. Ils ne comprennent pas qu'il faut du temps pour digérer cette information. Comme l'a dit M. Miller, nous sommes bien en peine de dire pourquoi les responsables de Santé Canada ne sont pas plus actifs. Si les autorités de la santé du Canada, c'est-à-dire Santé Canada, publiaient des déclarations très claires selon lesquelles il est prouvé que ces appareils peuvent causer un préjudice et que nous devrions faire attention et prendre des précautions, je crois que l'on verrait que la majorité des Canadiens changeraient leur comportement.
    Vous avez aussi fait un commentaire au sujet du secteur. J'ai passé toute ma vie dans ce secteur. Nous travaillons sur le terrain, nous travaillons dur pour offrir une technologie moins coûteuse, plus rapide et plus efficace. C'est le but de notre travail.

L'hon. Hedy Fry:
    C'est une bonne chose.

M. Frank Clegg:
    Mais nous réagissons, aussi, quand on nous met au défi, et nous ne mettons pas le secteur au défi, pour le moment. Je crois que si vous mettiez mon secteur au défi de proposer des manières encore plus efficaces de le faire...
    Comme je l'ai dit, il arrive que des tours de cellulaire érigées dans certaines collectivités soient mille fois plus sécuritaires que ne l'exige le Code de sécurité 6, parce que la collectivité avait fait des histoires. Nous savons que le secteur peut le faire; il l'a déjà prouvé.
    Cette technologie existe en Europe. Le secteur ne met pas de bâtons dans les roues, n'essaie pas non plus de la faire venir au Canada, parce qu'il n'en a pas besoin. Le secteur réagira, c'est un fait, et agira de manière responsable si on l'oblige à le faire. Je crois que nous sommes en train de rater l'occasion de demander au secteur d'abaisser les normes prévues dans le Code de sécurité 6. Si nous le faisions, le secteur réagirait et fournirait de meilleurs produits.
    J'ai parlé de l'État de l'Iowa. L'État a installé des parcomètres tout à fait intelligents, mais ils sont filaires. C'est ce que l'État a choisi de faire.
    Si vous dites aux intervenants du secteur technologique qu'ils n'auront plus le droit de vendre des tablettes sans fil aux écoles, ils vont immédiatement vous proposer de nombreuses solutions avec fil. Vous n'avez qu'à leur demander. J'aimerais que les gens demandent à mon secteur de faire du meilleur travail.

(...)

Mme Cathy McLeod:
    Alors, vous avez parlé d'hypersensibilité électrique... ou électromagnétique?

Mme Magda Havas:
    Il s'agit d'hypersensibilité électromagnétique.

Mme Cathy McLeod:
    Est-ce que c'est un diagnostic reconnu, aujourd'hui?

Mme Magda Havas:
    Il est reconnu par l'ordre des médecins de l'Autriche. Il vient de publier un document qui vise à sensibiliser les médecins et à les aider à poser ce diagnostic. L'Organisation mondiale de la Santé avait organisé en 2004 une conférence sur l'hypersensibilité électromagnétique. C'est le nom que les intervenants ont donné à cette affection, tout en disant que le terme de maladie environnementale idiopathique lui conviendrait mieux. Le mot « idiopathique » veut dire que nous n'avons aucune idée de ses causes, et cela veut dire également que l'OMS n'avait pas à intervenir. Il y a eu beaucoup de discussions à ce sujet, et beaucoup de divergences de vues parmi les scientifiques. Tout cela veut tout simplement dire qu'il n'est pas nécessaire de s'attaquer au problème parce que vous supposez que vous n'y comprendrez rien.
    Cette maladie est reconnue dans certains pays d'Europe. Elle est reconnue par certaines associations américaines. L'American Academy of Environmental Medicine fait partie des groupes qui reconnaissent l'hypersensibilité électromagnétique ainsi que plusieurs hypersensibilités chimiques.

M. Frank Clegg:
    J'ajouterais en outre que la Commission canadienne des droits de la personne reconnaît elle aussi l'hypersensibilité électromagnétique. Une personne qui reçoit ce diagnostic, en milieu de travail, a des recours et peut obtenir du soutien et une indemnisation.

Mme Cathy McLeod:
    Y a-t-il des indices quelconques du pourcentage de la population qui serait aux prises avec cette affection?

Mme Magda Havas:
    Je crois que de 1 à 3 % environ des gens souffrent d'hypersensibilité électromagnétique à un degré élevé. Il est très difficile pour eux de survivre dans notre monde. Ils sont nombreux à devoir déménager à la campagne, et ils ne pourront pas utiliser d'ordinateur. Une autre tranche de 35 % des gens, environ, présentera des symptômes légers ou modérés, ce qui veut dire que chaque jour, au retour du travail, ils auront des maux de tête, manqueront d'énergie et feront de l'insomnie; ils se traîneront ainsi toute leur vie.
    Le Women's College Hospital de Toronto a déjà établi pour certaines personnes un diagnostic d'hypersensibilité électromagnétique; les capacités de diagnostic sont donc présentes, au Canada.

---

(...)

M. Dariusz Leszczynski (professeur auxiliaire, Départment des sciences biologiques, Université d'Helsinki, à titre personnel):

    Merci beaucoup.
    Merci de m'avoir invité à cette séance. C'est un honneur et un plaisir.
    Je m'appelle Dariusz Leszczynski. Je suis actuellement professeur auxiliaire en biochimie à l'Université d'Helsinki, en Finlande. Je mène des recherches sur les effets biologiques et sur la santé du rayonnement émis par les téléphones cellulaires depuis 1997. J'étais membre du groupe d'experts du Centre international de recherche sur le cancer qui, en 2011, a classé les rayonnements émis par les téléphones cellulaires parmi les agents cancérigènes possibles pour les humains.
    Lorsque des données scientifiques sont ambiguës, contradictoires ou équivoques, il est extrêmement important de les interpréter de façon prudente et impartiale. Toutefois, il arrive souvent que de telles données scientifiques laissent place à différentes interprétations et que les experts en tirent des opinions contradictoires, ce qui suscite de la confusion et nuit à la formulation de recommandations rationnelles visant à protéger la population.
    C’est ce qui se passe à l’heure actuelle dans le secteur des rayonnements émis par les téléphones cellulaires et les appareils de communication sans fil. Des données expérimentales ambiguës ont débouché sur deux positions scientifiques diamétralement opposées: il y a d’un côté ceux qui estiment que ces rayonnements n’ont aucun effet, et ceux qui estiment qu’ils ont un effet nocif. Il n’existe actuellement aucun consensus scientifique sur la question des effets biologiques et des effets sur la santé associés aux rayonnements. Le terme « consensus » peut d’ailleurs être mal compris par le grand public. Nous devrions plutôt parler des « opinions divergentes des scientifiques »
    La dirigeante du projet sur les champs électromagnétiques de l’Organisation mondiale de la Santé, Mme Emilie van Deventer, a récemment fait un commentaire qui résume bien la situation actuelle. Je reprends la citation du Daily Princetonian: « Il n’y a pas de consensus; c’est la vérité. Il y a un grand groupe et un petit; il y a quand même deux groupes. »
    La déclaration de Mme Deventer selon laquelle il y en a un grand et un petit relève de la pure spéculation, car on ne s’est jamais penché sur la taille des groupes. Fort de mes quelque 19 années d’expérience dans ce secteur de recherche, je sais que la grande majorité des scientifiques ne prennent pas ouvertement position dans ce débat.
    L’interprétation des données scientifiques par différents comités est extrêmement utile pour les décideurs. C’est la raison pour laquelle il est primordial d’entendre les opinions impartiales de différents comités d’évaluation scientifique. Les opinions des comités dépendent en grande partie des experts qui forment le comité. Dans un comité idéal, aucun expert ne serait en situation de conflit d’intérêts et ne serait associé à un groupe de pression. Dans un comité idéal, seule la science importerait. Presque tous les comités qui étudient les effets sur la santé des rayonnements émis par les appareils de communication sans fil font face à un problème de sélection impartiale des experts, à des conflits d’intérêts éventuels ou aux pressions d’un lobby industriel, et ce malgré les « cloisons étanches » mises en place.
    La majorité des comités se composent de scientifiques qui soutiennent les mêmes opinions d’experts. Les experts qui en font partie, en général, ne représentent pas toute la gamme des opinions scientifiques actuelles. Cela vaut tant pour les comités internationaux que pour les comités nationaux, y compris le comité canadien qui a soumis les données probantes pour le Code de sécurité 6. La composition du comité d’experts de Santé Canada trahit clairement un parti-pris pour la théorie des effets inexistants, et on sait que certains des experts qui en font partie sont consultants pour l’industrie des télécommunications. Il y a là un conflit d’intérêts éventuel grave.
    Le système de cloisons étanches mentionné précédemment, qui doit protéger les experts contre l’influence de l’industrie, ne fonctionne pas. Les promoteurs de l’industrie savent qui reçoit du financement, et les scientifiques savent d’où vient le financement. C’est particulièrement préoccupant lorsqu’un comité influent, comme la CIPRNI, est en partie financé par l’industrie par l’entremise de « cloisons étanches » du Royal Adelaide Hospital, en Australie. Il en est de même pour ce qui concerne le projet CEM de l’OMS. Les experts de la CIPRNI savent très bien que, si les opinions de la commission sont défavorables à celles de l’industrie des télécommunications, il se peut que les commandites soient supprimées. Les « cloisons étanches » ne sont qu’un subterfuge.
    Les responsables du projet sur les champs électromagnétiques de l’OMS sont en train de préparer une évaluation des données scientifiques relatives aux effets sur la santé des rayonnements émis par les appareils de communication sans fil, les prétendus critères sur la santé environnementale relatifs aux champs électromagnétiques des radiofréquences. Ce qui cloche dans la version préliminaire du document, c’est le manque d’équilibre dans les données scientifiques qui sont présentées. Cette ébauche a été en grande partie rédigée par des scientifiques étant d’avis que les rayonnements n’auront aucun effet.
    Le document sur les champs électromagnétiques aura une incidence partout dans le monde, sur des milliards d’utilisateurs d’appareils sans fil et sur l’industrie de plusieurs milliers de milliards de dollars. C’est pourquoi il est très inquiétant qu’un document de la sorte ne reflète que les opinions de la CIPRNI, une organisation avec des œillères, qui croit fermement que les effets sont inexistants. C’est une situation très préoccupante, car un groupe d’experts scientifiques bénéficie d’un traitement préférentiel uniquement parce qu’il entretient des liens étroits avec l’OMS et que des opinions d’experts pertinentes sont délibérément et arbitrairement exclues, sans débat scientifique.
    Les recommandations à l’intention des décideurs sont formulées par des comités partiaux dont les membres croient soit que les effets sont inexistants, soit que les effets sont néfastes. Ces recommandations ne reflètent pas l’ensemble des données scientifiques disponibles à l’heure actuelle, et il faudrait les utiliser avec prudence ou carrément les écarter jusqu’à ce qu’une évaluation adéquate et impartiale ait été effectuée.
    À ma connaissance, un seul comité scientifique — le groupe de travail composé d’experts mis sur pied par le CIRC en 2011, et dont j’ai fait partie — représente l’éventail complet des différentes opinions scientifiques. La classification du CIRC allait complètement à l’encontre des opinions unilatérales de la majorité des comités nationaux et internationaux, y compris celui de Santé Canada. Tant qu’un débat scientifique objectif n’aura pas eu lieu, où toutes les opinions scientifiques seront dûment représentées et évaluées, les opinions formulées jusqu’ici par les divers comités nationaux et internationaux, qui sont partiaux en raison de leur composition, devraient être écartées et jugées inadéquates par les décideurs.
    Selon les documents publiés en 2000 par l’Union européenne, le principe de précaution ne s’applique que lorsque les trois critères suivants sont respectés; ils le sont tous à l’heure actuelle:
    Premier critère: les données scientifiques sont insuffisantes, non concluantes ou incertaines et ne permettent pas de prendre une décision ferme. C’est exactement ce qui a amené le CIRC à classer les rayonnements émis par les téléphones cellulaires parmi les agents cancérogènes possibles du groupe 2B.
    Deuxième critère: Il y a des indications selon lesquelles les effets possibles sur la santé des humains pourraient être nocifs. Trois études épidémiologiques de cas-témoins (Interphone, en Europe, Hardell, en Suède, et CERENAT, en France) ont relevé un risque accru de cancer du cerveau chez les grands utilisateurs à long terme.
    Troisième critère: les effets ne coïncident pas avec le niveau de protection choisi. Des études épidémiologiques, menées auprès de groupes qui utilisent des téléphones cellulaires ordinaires, satisfaisant à toutes les normes de sécurité actuelles, ont révélé un risque accru chez les grands utilisateurs à long terme. Cela signifie que les normes actuelles sont inadéquates pour protéger les utilisateurs, puisque le risque de cancer augmente chez les grands utilisateurs à long terme.
    Ceux qui soutiennent le principe de précaution doivent comprendre que ces principes ne visent pas nécessairement à empêcher les gens d’utiliser la technologie sans fil. La nécessité de mettre au point une technologie plus efficace qui émet moins de rayonnements et de mener d’autres recherches biomédicales sur les effets des rayonnements permettra de créer de nouvelles connaissances et de nouveaux emplois dans la recherche et la technologie. La mise en œuvre du principe de précaution n’empêchera pas les avancées technologiques. Les déclarations selon lesquelles la mise en œuvre du principe de précaution causera une stagnation économique ne sont pas fondées.
    Puisque l’examen des données scientifiques par des groupes de scientifiques dont la sélection des membres se fait de façon impartiale est inadéquat, et jusqu’à ce que la table ronde effectue un examen impartial, les décideurs devraient appliquer le principe de précaution, non pas parce que les torts ont été prouvés hors de tout doute, mais parce que les torts sont possibles, et les données, incertaines, ce qui laisse entendre que des effets néfastes sur la santé sont possibles. Le principe de précaution a été élaboré uniquement pour ce genre de situations où l’incertitude scientifique et des indications de torts possibles exigent que la société attende d’avoir plus de données scientifiques et une meilleure évaluation de ces données. L’expression « Mieux vaut prévenir que guérir » s’applique ici.
    Merci.

(...)

Note de Jean : Voici aussi la conclusion du témoignage du Dr Rob Tarzwell (professeur adjoint d’enseignement clinique, Faculté de médecine, University of British Columbia, à titre personnel) qui s'est clairement rangé dans le camp des négationnistes qui refusent de considérer sérieusement la possibilité que les micro-ondes puissent causer de graves impacts sur la santé. Il mentionne le projet de loi C-648 visant la prévention des risques potentiels pour la santé liés au rayonnement électromagnétique de radiofréquences. Pour en savoir plus, voir à http://www.c4st.org/PMBfrancais. Vous y verrez le type d'arguments pour le moins discutables qu'il utilise pour défendre sa thèse...

(...)

Je crois qu'on mentionne dans le préambule du projet de loi C-648 que le groupe 2B est pertinent. Pour mettre les choses en perspective, il y a présentement 287 agents dans cette catégorie. Essentiellement, s'il est impossible d'écarter avec certitude un risque, alors il faut considérer que son existence est possible. Voici des exemples d'agents possiblement cancérogènes: les extraits de feuille entière d'aloès, la charpenterie et la menuiserie professionnelles, l'huile de cocotier, le café, l'extrait de Ginkgo biloba, l'extrait de kawa ou les légumes marinés, la poudre de talc utilisée dans les régions périnéales, en d'autres mots, la poudre pour bébé.
    Il est très difficile de prouver scientifiquement l'inexistence. Je suis incapable de prouver que le Père Noël n'existe pas, puisque je ne me trouve pas dans le foyer de chaque maison la veille de Noël. D'un point de vue purement scientifique et épidémiologique, je suis forcé d'admettre qu'il est possible que le Père Noël existe. Mais malgré le fait que, scientifiquement, je dois admettre cette possibilité, on ne peut pas non plus conclure qu'il y a des données scientifiques attestant l'existence du Père Noël. Il n'y pas assez de données probantes pour complètement réfuter l'hypothèse.
    Sur le plan épidémiologique, c'est de cette façon que les études présentées doivent être interprétées. Bien sûr, comme l'a mentionné le témoin précédent, il est nécessaire de pousser l'étude plus loin lorsque l'issue pourrait être catastrophique. Jusqu'à présent, les études fondées sur les données les plus récentes et probantes des chercheurs et des médecins qui travaillent sur les gliomes donnent à penser qu'il n'y a pas de corrélation significative.
    Comme je l'ai dit pendant mon exposé à la Société royale, je crois que le Code de sécurité 6 représente une norme adéquate et satisfaisante pour le moment. Je ne crois pas qu'il est nécessaire de le modifier. À mon avis, si le comité désire étiqueter les appareils émettant des radiofréquences en fonction de leur appartenance au groupe 2B, cela ouvre la voie à l'étiquetage de tous les 287 agents. Je ne sais pas si l'État veut intervenir à un tel niveau à ce sujet.

Note de Jean: Plus bas dans la transcription, on retrouve l'explication de cette attitude franchement horripilante de Rob Tarzwell...

M. Terence Young (Oakville, PCC):

    Merci, monsieur le président.
    Docteur Tarzwell, M. Leszczynski vient de nous parler de l'importance primordiale de l'objectivité dans le cadre de l'évaluation scientifique des technologies. Nous savons qu'un expert doit révéler tout conflit d'intérêts potentiel lorsqu'il publie un article scientifique.
    Aux fins de la transparence, pourriez-vous révéler au comité les entreprises avec lesquelles vous avez des liens et qui, le cas échéant, utilisent la technologie Wi-Fi, les téléphones cellulaires ou d'autres technologies sans fil dans le cadre de leurs activités?

M. Rob Tarzwell:
    Avec plaisir.
    Je suis actionnaire de Hothead Games, entreprise de jeux sur appareils mobiles établie à Vancouver, en Colombie-Britannique. J'étais l'un des investisseurs de l'entreprise de télémédecine Medeo, qui depuis a été rachetée.

M. Terence Young:
    J'ai en main un extrait d'une des brochures, je crois, ou de l'énoncé de mission de l'entreprise Medeo, laquelle vous dites a été rachetée, et on peut y lire que grâce à Medeo.ca, les soins médicaux canadiens se joignent à la révolution du téléphone cellulaire.
    Dans l'énoncé de mission de Hothead Games, on mentionne que l'entreprise vise à créer et à publier d'excellents jeux pour les utilisateurs de téléphones cellulaires.
    Avez-vous des liens avec la série de vidéos One Minute Medical School?

M. Rob Tarzwell:
    Je suis le créateur de One Minute Medical School. Il s'agit d'une chaîne YouTube présentant de courtes vidéos sur la médecine.

M. Terence Young:
    Ces vidéos peuvent être visionnées par tous ceux que cela intéresse, les profanes comme les étudiants en médecine, sur des appareils portables, est-ce exact?

M. Rob Tarzwell:
    En ce qui concerne le public, je n'en ai pas la moindre idée. J'imagine qu'une partie du public regarde les vidéos sur un appareil portable.

M. Terence Young:
    Ça fait vraiment beaucoup d'oeufs dans le panier du sans-fil.

M. Rob Tarzwell:
    On pourrait dire ça. Vous auriez de la difficulté à trouver une personne qui n'a pas lien, de près ou de loin, avec la technologie sans fil. S'il y a un conflit important...

M. Terence Young:
    C'est le cas. Je dis seulement qu'un conflit d'intérêts peut survenir.
    Serait-il juste d'affirmer que toute mesure réglementaire prise par le gouvernement relativement aux communications sans fil ou au Code de sécurité 6 pourrait avoir une incidence importante sur le succès commercial de ces entreprises?

M. Rob Tarzwell:
    C'est de la conjecture, mais je suppose que c'est possible. Je suis d'avis que non, mais bien sûr, il est difficile de jouer les oracles. Force est d'admettre que c'est une possibilité.

M. Terence Young:
    Le fait que vous veniez témoigner ici à titre de chercheur objectif, plutôt que comme investisseur dans des entreprises qui dépendent de la technologie sans fil, peut-il représenter un conflit d'intérêts?

M. Rob Tarzwell:
    Oui, et il est très important d'être aussi clair et honnête que possible au chapitre des données et des preuves. C'est pourquoi j'ai mis à votre disposition les documents sur lesquels je m'appuie directement, afin que le comité puisse les lire attentivement et non seulement se fier aux citations que j'en ai tirées pour aujourd'hui.

(...)

M. Terence Young:

    Monsieur Leszczynski, connaissez-vous la liste des agents potentiellement cancérigènes de l'Organisation mondiale de la Santé? Elle a tenu cette liste à jour pendant 30 ans. Neuf cents agents y figurent, et la plupart, au fil des années, s'avèrent plus dangereux qu'on ne le croyait au départ. Savez-vous si un agent dans la liste s'est avéré moins dangereux qu'on le pensait? Y a-t-il déjà eu des fausses alertes, ou est-ce que les agents, en règle générale, finissent par accéder aux catégories d'agents plus nocifs?

M. Dariusz Leszczynski:
    Je ne peux pas vous donner d'exemple. Je l'ignore.

La version anglaise est à http://www.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?DocId=7936469&Language=E&Mode=1



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Voici quelques autres articles d'intérêt...

Paula Orloff: Why stop smart meters? (April 11, 2015)
http://www.theunion.com/opinion/columns/15788618-113/paula-orloff-why-stop-smart-meters
(...) Smart meters can be an especially harmful form of wireless radiation since they emit high spikes of microwaves every several seconds. It’s only a blip you might say, but studies show the 24/7 high emission zapping is hazardous even if you can’t see or smell it (like toxins such as mercury or X-rays that you can’t see or smell). For some, the effects are immediate causing symptoms that can include headaches, dizziness, confusion, memory problems, and cardiac impairment. For others, the effects are cumulative and delayed. Now that smart meters have been operating (lamely) for a few years in many locations, there is abundant research on the health effects that can’t be ignored. The reluctant admission of health damage by the head of the PUC is based on large numbers of individual medical complaints. These reports have moved researchers to do in depth studies which provide evidence of neurological and organ damage due to smart meters. Fires caused by smart meters have also become a serious issue. Hundreds of thousands of smart meters have now been recalled due to fire risk. People have died from smart meter fires. CLIP

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Tiré de https://maisonsaine.ca/sante-et-securite/electrosmog/la-californie-savait-les-compteurs-intelligents-nocifs.html

La Californie savait les compteurs intelligents nocifs

André Fauteux - 26 mars 2015

Conseillé par l’ancien médecin responsable des études sur les radiations à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et à l’institut de recherche des compagnies d’électricité américaines (EPRI), l’État américain offre l’option du compteur mécanique non émetteur de micro-ondes qu’Hydro-Québec prétend non disponible.

Les gens devenus intolérants aux champs électromagnétiques (CEM) devraient pouvoir conserver leur compteur électromécanique (analogique) plutôt que de se faire imposer un compteur « intelligent » électronique (numérique) émetteur de radiofréquences (RF), avouait en 2010 l’ancien président de la Commission des services publics de la Californie (CPUC) dans un courriel saisi grâce à un mandat de perquisition. La missive de Michael Peevey était adressée à nul autre que Brian K. Cherry, vice-président du grand fournisseur d’énergie Pacific Gas & Electric (PG&E), de San Francisco. En janvier 2015, des enquêteurs du bureau du procureur général californien ont saisi leurs ordinateurs dans le cadre d’une enquête criminelle. Les deux hommes sont soupçonnés de collusion et de corruption dans la nomination d’un magistrat favorable à une demande de hausse de tarif générant des revenus de 1,3 milliard $.

Depuis le début de leur déploiement en 2006 un peu partout dans le monde, les gouvernements et les services publics d’électricité, d’eau et de gaz ont toujours prétendu que les compteurs intelligents ne présentaient aucun danger pour la santé publique. Et ce, malgré lesmilliers de plaintes d’usagers et de médecins qui rapportent une foule de cas de symptômes d’hypersensibilité électromagnétique (HSEM) aggravés ou apparus après l’installation de ces émetteurs de micro-ondes pulsées (lire les témoignages déposés par des Québécois à la Régie de l’énergie du Québec). Or, le 6 septembre 2010, Peevey écrivait à Cherry au sujet de ces compteurs dits de nouvelle génération : « Il y a vraiment des gens qui ressentent de la douleur (ou autre symptôme) liée aux CEM, et plutôt que de les voir devenir hystériques, je les laisserais discrètement tranquilles. »

Dossier complet comprenant

• Partenariat entre l’industrie et l’OMS
• L’hypersensibilité électromagnétique
• Sur la nocivité des compteurs à RF

Lire la suite ICI.

(...) Le mot de la fin revient au professeur Paul Héroux, qui m’a confié recevoir de plus en plus d’appels de détresse de gens incommodés par les compteurs intelligents. Il explique que c’est parce que la vie sur terre ne s’est jamais adaptée à l’électromagnétisme créé par l’humain il y a moins de deux siècles. Cette citation est la conclusion de la conférence qu’il a prononcée à Québec en janvier dernier : « C’est évident que lorsqu’on déploie des appareils dans une communauté, on a une réticence à réviser ses décisions techniques sur la base d’informations nouvelles sur leurs effets sur la santé. Hydro-Québec ne veut pas changer les plans qu’elle a élaborés depuis cinq ans. Mais c’est encore plus difficile pour la vie de réviser les décisions prises il y a deux milliards d’années. La structure de ses molécules est le résultat d’une évolution à très long terme, et je ne pense pas que ces molécules vont changer rapidement pour accommoder un environnement agressif. (Heureusement), il y a des solutions : la fibre optique et le câble qui prendront du temps à implanter, mais ça pourra se faire à des coûts négligeables ou même négatifs, parce que ces solutions ont une grande valeur en elles-mêmes. Malheureusement, on ne pourra probablement pas protéger tout le monde. On devra créer des zones blanches [libres de toute radiation], comme en Europe. »

Voir aussi...

Radiofréquences et cancer : évidences et mécanismes (27 mars 2015)
https://maisonsaine.ca/sante-et-securite/electrosmog/radiofrequences-cancer-evidences-mecanismes.html
Il y a clairement un manque de transparence de la part d’Hydro-Québec et Santé Canada en ce qui concerne la sécurité à long terme d’une exposition aux champs électromagnétiques (CEM) de radiofréquences (RF). On oublie de discuter des évidences scientifiques qui mettent en doute une telle sécurité. Pourtant depuis au moins 30 ans, les scientifiques associent une augmentation de l’incidence du cancer chez les gens grandement exposés aux antennes de télécommunication sans fil. Depuis 15 ans, trois études conduites par trois groupes différents sont arrivées aux mêmes résultats, soit une incidence doublée de gliome (un type de cancer du cerveau) chez les grands utilisateurs de téléphonie mobile. L’on devrait agir avec prudence tant et aussi longtemps que la sécurité des communications sans fil à long terme n’a pas été démontrée. Dans une telle situation, le principe de précaution s’impose comme l’indique la Loi québécoise sur le développement durable. (...) Or les compteurs intelligents émettent des radiations inutiles, typiquement deux fois par minute ou 2 880 pulsations quotidiennes de puissance très élevée (crêtes de 65 040 microwatts/mètre carré) chaque jour, certains même jusqu’à 190 000 fois par jour. À long terme, ces micro-ondes pulsées peuvent causer des problèmes génétiques et détériorer la santé. Ils ne devraient pas être IMPOSÉS aux citoyens. Oublions l’option de retrait (permettant la pose d’un compteur non communicant) offerte par Hydro-Québec, car si tous les voisins ont des compteurs émetteurs, c’est comme être le seul non-fumeur dans une salle hermétique remplie de fumeurs. Pourquoi répéter les mêmes erreurs commises avec la cigarette, l’amiante et d’autres contaminants ? Aucune des raisons citées par Hydro-Québec ne justifie l’urgence d’imposer cet électrosmog à la population, surtout qu’aucune étude indépendante de qualité n’a démontré l’innocuité d’une telle exposition à ces radiations 24 heures sur 24. Dans quelques dizaines d’années, lorsque nos enfants et nos petits-enfants souffriront de problèmes de santé encore rares chez eux aujourd’hui, il sera trop tard pour s’en mordre les doigts. Ne vaut-il pas mieux prévenir que guérir ?

Stockton Smart Meters Explode After Truck Causes Power Surge (March 30, 2015) http://sacramento.cbslocal.com/2015/03/30/stockton-smart-meters-explode-after-truck-causes-power-surge/
A power surge left thousands without power in Stockton on Monday after smart meters on their homes exploded. The explosions started at around 8:30 a.m. after a truck crashed into a utility pole, causing a surge. When the customers in more than 5,000 homes get their power back on will depend on how badly damaged their meters are. Neighbors in the South Stockton area described it as a large pop, a bomb going off, and strong enough to shake a house. “The neighbor across the street, his meter doesn’t look as bad but his receptacles are all blackened.” said Brad Abernathy. PG&E says a dump truck crashed near its Alpine substation on Arch Road. When the truck hit the utility pole, the top wire fell onto the bottom wire, creating a power surge. CLIP

Note de Jean : Des CENTAINES de compteurs 'intelligents' ont explosé simultanément en Californie suite à une surtension ! La même chose pourrait - va - arriver ici... puisqu'ils ont tous exactement le même défaut de conception. En cas de surtension (véhicule entrant en collision avec un poteau et déclenchant un énorme court-circuit comme ce qui est arrivé à Sacramento, branche d'arbre tombant sur des fils de haute tension lors d'un épisode de verglas ou de vents violents et déclenchant aussi un court-circuit, foudre, défectuosité d'un transformateur, etc.) les robustes compteurs électromécaniques, dont la partie arrière métallique est directement en contact avec l'embase métallique reliée à la prise de terre, évacuent naturellement toute surtension subite et leurs rouages métalliques ne subissent absolument aucun dommage. Malheureusement, les nouveaux compteurs numériques entièrement en plastique non conducteur ne peuvent évidemment évacuer ainsi via l'embase les surtensions, et le circuit de protection vraiment cheap dont ils sont dotés ne possède nettement pas la résistance nécessaire pour protéger les délicates composantes électroniques du compteur qui surchauffent instantannément et explosent violemment lors de tels événements. Une autre faiblesse à signaler est celle de l'interrupteur du compteur 'intelligent' actionné à distance pour couper le courant à des clients en défaut de paiement et le remettre ensuite une fois le litige réglé. L'étincelle résultant de l'arc électrique survenant juste avant que le courant soit coupé ou remis, peut faire s'enflammer les bonbonnes de propane situées trop proches et évacuant au même moment un surplus de pression du gaz hautement inflammable qu'elle contiennent. De plus, tel qu'expliqué dans Smart Meter remote connect/disconnect switch — a possible fire hazard, lors de la remise sous tension, des surtensions peuvent survenir (en raison d'une intense demande subite de courant due au système de chauffage électrique notamment) et faire exploser le compteur. Beaucoup plus de détails dans Bulletin spécial : Des compteurs intelligents qui prennent feu !

À lire aussi sans faute...

Hundreds of smart meters simultaneously explode
http://www.takebackyourpower.net/news/2015/04/01/hundreds-of-smart-meters-simultaneously-explode/
(...) In addition to the ongoing stream of incendiary events, so-named “smart” meter programs:

- are enshrouded in fiscal negligence;
- are not shown to save energy;
- are linked with systemic billing inaccuracy and widespread increase of bills;
- facilitate “time-of-use” billing and future artificial austerity measures;
- facilitate monitoring of your activities and external control of your home;
- open the door to unprecedented hacking vulnerabilities; and
- emit pulsed microwave radiation typically thousands of times stronger than a cell phone, leaving many unsuspecting homeowners feeling ill.
  
It is difficult to imagine a more blatant failure, or a more harmful deployment of unproven technology.
If this is true, how can utilities be getting away with it?

The “smart” meter deployments in your area are actually part of a corporate-government collusion to deploy a mass in-home data-capturing (read surveillance) and control grid — the “internet of things”.

(...) So, what are we going to do about it?

By protecting our individual rights, we are protecting all of life.

Advocate groups worldwide are encouraged to demand immediate halt and reversal of all “smart” meter deployments, whether they be for electricity, water, or gas. It does not matter how much money was invested before people became aware of the facts about harm being perpetrated. We’re aware now.

An “opt-out” program — whether paid or free — must categorically be rejected because asking for an “opt-out” is voting that you generally approve the installation of a surveillance grid, the harming of everyone else, and the practice of corporate extortion. CLIP

Parmi les commentaires à...

Quebec City firefighters ask Hydro-Québec to leave smart meters alone

"It is illegal to remove anything from the scene of a fire until the fire inspector finishes his job, yet hydro companies in BC, as well as Quebec, are taking the smart meters. Many fires are caused by arcing on the meter base. What is causing the arcing? Is it water that has leaked into the smart meter's cheap casing? Is it the remote disconnect switch in the meter that sparks? Is it the lithium battery overheating (for example in the hot sun) and exploding? If all evidence is removed, we never will know if the smart meter caused or contributed to the fire or not. If Hydro Quebec and BC Hydro are so sure the smart meters are safe, why are they removing this evidence? And who inspects the smart meters, if anyone? Either no one in BC inspects (the official lab says it's never seen a failed meter) or it's done by ITRON -- certainly not an independent agency. No reports are available. That says everything as far as I'm concerned. These are fire hazards and should be removed from all of our homes."

– Sharon Noble

Et ceci!

Wheels Coming Off Smart Grid as PG&E Smart Meters Explode/ Burn/ Smoulder in Stockton, CA After Crash Causes Surge

(...) This is not the first time that smart meters have shown their vulnerability to electrical surges. In September 2011, a surge in East Palo Alto, California caused dozens of smart meters to fail. Despite this and hundreds of other incidents involving fire including where people have died, the California Public Utilities Commission has not even officially looked into the matter much less taken action to protect public safety. Utilities around the world continue to deny any problem exists and have been seizing meters involved in fires before fire investigators have a chance to do their work, drawing public protests from Quebec’s firefighters. It has been widely recognized that smart meters – with their plastic housing and complex circuitry- are more vulnerable to fire and heat than traditional electromechanical analog meters, built solidly of glass and metal. Many utility industry observers have said they could not recollect past surges damaging analog meters the way that smart meter have been affected. CLIP

Dans mes courriels, j'ai reçu le commentaires suivant de Dee Nicholson sur cet article ci-dessus...

"Okay, now, this is getting ridiculous! How many more people's lives have to be put at risk before our governors and their Hydro cohorts get the message? Ontario's Fire Marshal is only now becoming aware of this threat; mainstream media is silent. And activists are screaming to be heard on many fronts, including WiFi sensitivity and subsequent disabling illnesses, fire dangers, billing nightmares, data collection and usage, hackability, privacy issues... "Smart Meters", as former Ontario Premier stated a while back, were perhaps "not such a smart idea".... In fact, they were a billion-dollar boondoggle that will cost Ontarians multiple billions to correct. Please share with your MP/MPP/MLA/Councillor/Representative wherever you are, if Smart Meters are in your area.  The next "power surge" should be the people's."

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