Bulletin #19 : Le bal de la désinformation est reparti de plus belle



Le 26 novembre 2012

Bonjour

Je ne prévoyais pas vous envoyer un autre bulletin aussi rapidement, mais la parution cette semaine d'une pseudo étude préparée conjointement par le Magazine Protégez-vous et la fameuse Brigade électro-urbaine de l'École Polytechnique (dont il avait été brièvement question dans le Bulletin #12 - voir aussi Polytechnique, au service de l’industrie ou de la santé publique?) a suscité de nombreuses réactions. Peut-être en avez-vous entendu parler... Vous trouverez pas mal tout ce qu'il me semble utile de savoir à ce sujet ci-dessous.

Tous les reportages diffusés à ce propos ont lourdement insisté sur le fait que les mesures prises par cette brigade indiquaient que, dans tous les cas, l'intensité des micro-ondes détectées était bien en-dessous des fameuses normes de Santé Canada et qu'il n'y avait donc aucun danger. Toutefois, il est intellectuellement malhonnête selon moi de prétendre que c'est sous les normes canadiennes sans préciser en même temps qu'elles sont parmi les plus élevées au monde (avec les USA) à 6 MILLIONS de microwatts par mètre carré pour les micro-ondes du cellulaire et des compteurs 'intelligents', et à 10 MILLIONS de microwatts par mètre carré pour le WiFi. C'est comme dire « Rouler à 200 kilomètres à l'heure est absolument sans danger » sans révéler que la limite de vitesse permise par les irresponsables politiques est de 5000 kilomètres à l'heure ! Je sais, ça n'a pas de bon sens... C'est pareil pour le Code 6 !...

Enfin, si les compteurs 'intelligents' émettent peu d'ondes en moyenne, en fait, chaque puissant pic d'émission a l'effet d'un marteau-piqueur. Répéter ce supplice en permanence finit par détraquer la santé. Le subterfuge de la moyenne employé par les négationnistes est bien expliqué au http://ow.ly/fD5cs

Un jour prochain (je l'espère!) on finira par comprendre que la modération de son exposition aux micro-ondes pulsées est non seulement prudent, mais qu'en fait l'évitement complet dans le cas des personnes électrosensibles est pour elles une nécessité vitale.

Jean Hudon
Webmestre de CQLPE.CA
http://www.cqlpe.ca/

N'hésitez surtout pas à faire circuler !

Si vous recevez une copie de ce bulletin, et aimeriez vous y abonner, il suffit d'envoyer un courriel à info@cqlpe.ca en inscrivant «Abonnez-moi au bulletin» comme sujet de votre courriel. Si vous ne désirez plus y être abonné-e, il suffit de le demander à la même adresse de courriel.

Pour vous impliquer activement, contacter l'un ou l'autre des groupes de citoyens présents au Québec et visitez régulièrement ce site consacré exclusivement à la lutte contre les compteurs 'intelligents'.

Ce bulletin est archivé au http://www.cqlpe.ca/Bulletins/Numero19.htm

Vous pouvez consulter ICI les précédents bulletins.

À SIGNALER...

RESONANCE - BEINGS OF FREQUENCY
http://vimeo.com/54189727
Ce documentaire à voir ABSOLUMENT révèle entre autres que les oiseaux, les abeilles et les papillons sont en train de disparaître sur toute la planète à cause des micro-ondes que nous émettons. Un drame colossal est en train de se jouer mais pratiquement personne ne s'y intéresse... Toutes les formes de vie sont affectées par ce poison électromagnétique mortel que les antennes de cellulaire irradient... Sautez à la 17e minute et écoutez au moins pour une dizaine de minutes pour comprendre l'essentiel à ce sujet. Pour une description détaillée (en anglais) du contenu de ce remarquable documentaire et quelques opinions qui vont peut-être vous surprendre, cliquer ICI.

Lettre fort éloquente de Chantal Blais à des élus municipaux et provinciaux http://www.cqlpe.ca/pdf/LettreChantalBlais.pdf

Rappels...

CAMPAGNE DE LETTRES CONTRE LES COMPTEURS 'INTELLIGENTS' http://www.nousrefusonslescompteurs.org/

Compteurs intelligents : votre intervention svp!
http://www.cqlpe.ca/InitiativeToupin.htm

Pétition à faire signer localement pour demander à votre conseil municipal d'adopter une résolution en appui à nos demandes - tels qu'expliqué dans le précédent bulletin.

Nous, citoyen-ne-s de _________________ sommes opposé-e-s au remplacement par Hydro-Québec de nos compteurs électromécaniques par des compteurs 'intelligents'. Nous ne voulons pas être exposé-e-s aux salves de micro-ondes pulsées émises 24 heures sur 24 par ces appareils. Partout en Amérique du Nord, des milliers de personnes se plaignent d'éprouver des symptômes d'électrosensibilité tels migraines tenaces, acouphènes, vertiges et palpitations cardiaques dans les semaines et les mois suivant l'installation de ces compteurs. Des dizaines de conseils municipaux, notamment en Californie (57), en Colombie-Britannique (59) et au Québec (plus d'une douzaine), ont déjà adopté des résolutions exigeant un moratoire. Nous demandons à notre conseil municipal d'emboîter le pas sans tarder en se servant du modèle de résolution proposé par la Coalition québécoise de lutte contre la pollution électromagnétique et disponible au www.cqlpe.ca/Trousse.htm

VOUS POUVEZ TÉLÉCHARGER ET IMPRIMER CETTE PÉTITION (en format pdf) AUX LIENS SUIVANTS :

http://www.cqlpe.ca/pdf/PetitionLocale.pdf (feuille 8 1/2 X 11)
http://www.cqlpe.ca/pdf/PetitionLocaleGF.pdf (feuille 8 1/2 X 14)

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Tout a commencé par ceci...

Ondes électromagnétiques: faut-il s'en inquiéter? (novembre 2012) http://www.protegez-vous.ca/maison-et-environnement/ondes-radiofrequences.html
Elles sont invisibles, elles sont inaudibles, elles sont inodores. Et pourtant, elles sont partout. Les ondes électromagnétiques radiofréquences font partie de notre quotidien. Lorsque nous réchauffons un plat au four à micro-ondes, lorsque nous surfons sur le Web via un réseau Wi-Fi, lorsque nous écoutons la radio. Certains s’en inquiètent, y voyant un danger pour notre santé. Qu’en est-il? CLIP

Un dossier fort complet – lire notamment la section Impact des ondes sur la santé qui offre un bon tour d'horizon des points de vue en ce complexe domaine sans prendre ouvertement parti pour l'un ou l'autre des camps opposés. Cet article a néanmoins déclenché un vif débat, dont ce communiqué de presse diffusé le 28 novembre par l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) : Radiofréquences en deçà de la norme canadienne - Le problème c’est la norme. Parmi les éléments de ce dossier, signalons le premier ...

Les Québécois sont partagés (novembre 2012)
http://www.protegez-vous.ca/maison-et-environnement/ondes-radiofrequences/quebecois-partages-724689.html
Le débat fait rage concernant les nouveaux compteurs d’Hydro-Québec et, plus globalement, la présence des ondes électromagnétiques radiofréquences dans notre environnement. D’un côté, des regroupements de citoyens et certains experts s’inquiètent de leurs effets sur la santé. À l’opposé, Santé Canada et de nombreux chercheurs se font rassurants. Le débat est enflammé et tous restent campés sur leurs positions, si bien que les Québécois sont nombreux à ne plus savoir qui croire, comme le montrent les résultats contrastés du sondage maison réalisé en ligne à l’été 2012: Les dangers des ondes radiofréquences sont-ils suffisamment faibles pour justifier l'usage des technologies radiofréquences?

34% ont répondu NON - 35% ont répondu OUI - 31% ont répondu NE SAIS PAS

Sondage maison réalisé par Protégez-Vous sur son site à l'été 2012. Nombre de répondants = 710

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Suite à la publication de ce dossier, André Fauteux à envoyé le 27 novembre à Protégez-vous le commentaire suivant:

« Vous déformez la réalité lorsque vous dites que seulement une poignée de chercheurs disent que les normes sont inadéquates. Des centaines de chercheurs et médecins indépendants, y compris les administrateurs de l'Association médicale autrichienne, disent qu'elles mettent la santé du public en péril et ont signé divers appels à la prudence (http://www.iemfa.org/index.php/appeals). Pas plus tard que la semaine dernière, l'ancien président de Microsoft Canada, Frank Clegg, lançait le site http://www.c4st.org/ dénonçant les normes de Santé Canada.

Le Conseil de l’Europe a d'ailleurs recommandé en mai 2011 de prendre toutes les mesures raisonnables pour réduire l’exposition aux champs électromagnétiques et de revoir les fondements scientifiques des normes actuelles d’exposition aux champs électromagnétiques fixées par la Commission internationale pour la protection contre les rayonnements non ionisants. (http://assembly.coe.int/Mainf.asp?link=/Documents/AdoptedText/ta11/FRES1815.htm)

Une cinquantaine d'experts qui ont collectivement réalisé des centaines d'études sur les effets sanitaires des CEM ont d'ailleurs signé cette réplique à la désinformation émanant de Polytechnique au sujet des compteurs intelligents : https://maisonsaine.ca/sante-et-securite/electrosmog/compteurs-intelligents-experts-denoncent-desinformation-flagrante.html

Parmi ces experts : Yury Grigoriev, Ph. D., président, Comité national russe sur la protection de la radiation non ionisante, Moscou, Russie.

Il faut aussi savoir que la Brigade électro-urbaine du professeur Gervais est financée par un industriel qui est webmestre du site de désinformation emfandhealth.com écrit avec le Dr Michel Plante d'Hydro-Québec: http://maisonsaine.ca/polytechnique-au-service-de-lindustrie-ou-de-la-sante-publique/
C'est de l'aveuglement volontaire de passer sous silence les pics de haute puissance et les hautes fréquences transitoires émises par ces compteurs et qui déclenchent des symptômes d'électrosensibilité chez des milliers de personnes uniquement en Amérique du nord (2,000 plaintes contre ces compteurs ont été soumises uniquement aux autorités californiennes. »

Et en réponse à un commentaire d'un autre participant, il a répondu :

« Les études sur les électrosensibles sont contradictoires car les réactions ne sont pas toujours instantanées et chaque individu peut réagir à des doses et des fréquences différentes. Pour lire toutes les études, naviguer sur http://www.powerwatch.org.uk/science/studies.asp Les Québécois sont déjà parmi les peuples les plus exposés aux champs magnétiques (CEM) de 60 Hz à cause de la popularité du chauffage électrique (plus de courant entre dans nos maisons qu'ailleurs), ce qu'Hydro-Québec reconnaît. C'est pourquoi de plus en plus de gens réagissent aux CEM de hautes fréquences émis par les antennes et appareils sans fil et à des doses qui sont des milliers de fois inférieures aux limites de Santé Canada qui ont été proposées par ICNIRP, un club de spécialistes financés par l'industrie. Des pays comme l'Angleterre, la France et l'Allemagne sont beaucoup plus proactifs que le Canada car ils réalisent que les coûts sociaux de l'intolérance et de l'hypersensibilité électromagnétique sont énormes et incalculables. C'est pour cela que l'Allemagne a carrément conseillé l'usage de branchements internet filés plutôt que Wi-Fi. »

* * * * * * *

Pour ma part, j'ai envoyé le commentaire suivant en réaction à un reportage biaisé de Radio-Canada sur ce sujet :

Les champs électromagnétiques de radiofréquences de nouveau scrutés
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/science/2012/11/27/003-champs-electromagnetiques-radiofrequences.shtml
Les intensités des champs électromagnétiques de radiofréquences mesurées au Québec se situent bien en deçà des normes canadiennes et internationales, montre une étude réalisée conjointement par l'École polytechnique de Montréal et le magazine Protégez-Vous. CLIP

COMMENTAIRE DE JEAN HUDON

« Ce serait tellement merveilleux si elles étaient vraies les conclusions bidons de cette «étude» absolument non scientifique faites par de gentils étudiants encadrés par un prof (Thomas Gervais) qui est un bon ami de Lorne Trottier, qui a fait fortune entre autres dans l'industrie du sans fil (Matrox) et qui a financé cette brigade et donné plus de $22 millions à McGill - http://www.mcgill.ca/reporter/39/07/trottier/

Donnez-vous la peine de lire ce qu'il y a au http://ow.ly/fD5Bf et vous verrez bien que tout ça c'est de la désinformation et qu'encore une fois les médias sont tombés dans le panneau et ne se sont même pas donné la peine de demander à des gens compétents - http://ow.ly/fD66X - ce qu'ils pensent de ces bobards. Bien sûr que toutes leurs mesures sont en-dessous de la norme canadienne! À 6 MILLIONS de microwatts par mètre carré, elle est la plus élevée et la plus dangereuse au monde! Quant aux compteurs de malheur, la vérité est camouflée. Lisez http://ow.ly/fD5cs et vous comprendrez. Mais surtout lisez le Bulletin #18 à http://www.cqlpe.ca/ et les tonnes d'infos réunies sur ce site et vous verrez bien pourquoi il est irresponsable de prétendre qu'il n'y a aucun danger...»

Hélas ce commentaire a été jugé non recevable par Radio-Canada et n'a pas été mis en ligne avec les nombreux autres commentaires suscités par cette nouvelle. Toutefois quelques personnes ont émis de sérieux doutes dans les commentaires sur cette pseudo étude, mais la majorité des commentaires autorisés par l'équipe de censure du site Web de Radio-Canada tournent en ridicule les craintes des opposants (comme celui-ci : Protection, pour les plus sensibles) ou abondent dans le même sens que l'article en question.

Par contre, j'ai également envoyé le même commentaire en réaction à un article du Journal Métro ...


Pas si intense, l’exposition aux ondes électromagnétiques
http://journalmetro.com/actualites/montreal/197396/pas-si-dangereuses-les-ondes-radiofrequences/

... plus équilibré puisque dans ce cas on a demandé l'opinion de Marie-Michelle Poisson de Villeray Refuse à ce sujet. Cette fois il a rapidement été mis en ligne.

Le lendemain, le journaliste Mathias Marchal, dont je salue l'intégrité, a ajouté le paragraphe suivant à son article:


« Les opposants aux compteurs intelligents dénoncent aussi le mode de financement de l’étude de Protégez-vous et Polytechnique. En effet celle-ci a été financée grâce à une bourse de la Fondation Trottier liée au groupe Matrox. Or son président Lorne Trottier est un farouche défenseur de l’innocuité des radiofréquences. Selon les opposants l’étude de Polytechnique n’est donc aucunement neutre. »

Puis, en réponse à une réaction d'une certaine Anabel qui faisait le commentaire suivant sur mon commentaire cité ci-dessus...

« Merci pour tous ces commentaires, vous semblez très informé sur le sujet, est-ce que vous menez vos propres études? »

... je lui ai répondu par le long commentaire suivant :

Merci de votre appréciation. On pourrait dire que je suis en quelque sorte un autodidacte sur cette question puisque depuis près de 18 mois j'ai investi énormément de temps pour bien comprendre de quoi il en retourne. Prenant conscience des risques énormes liés au choix technologique des compteurs à radiofréquences d'Hydro-Québec, j'ai créé le site http://www.cqlpe.ca et contribué à mobiliser les Québécois contre cette décision irresponsable. Mais avant, j'ai tenté d'infléchir Hydro-Québec, notamment en discutant en juillet 2011 avec Jean-Luc Dion, ingénieur responsable de ce projet chez Hydro-Québec. Ayant vite constaté que mes efforts de dialogue ouvert et constructif seraient vains, je lui ai demandé si, selon lui, il valait mieux que j'amène ce débat sur le terrain de l'opinion publique en expliquant que seule une absence d'acceptabilité sociale pourrait stopper ce projet. Il a candidement confirmé mon analyse. À ce moment-là, chez Hydro on jurait que leurs compteurs n'émettaient que 6 fois par jour les données de consommation électrique. Quelques mois plus-tard des relevés effectués par un expert indépendant ont démontré que les compteurs Landis+Gyr émettent en fait entre 1400 à 2800 fois par jour - essentiellement pour maintenir synchronisées leurs horloges internes. En Californie, un juge a obligé un fournisseur d'électricité (Pacific Gas & Electricity) à révéler le maximum possible d'émissions quotidiennes de ces appareils, fonctionnant en réseau maillé, dont plusieurs servent de relais pour retransmettre les données de compteurs incapables de communiquer directement avec un routeur local. Ce nombre : 190 000 fois par jour ou 2 fois chaque seconde. Et ce n'était que le début de mes découvertes sur tout ce que l'on nous cache.

Depuis, j'ai compris que toute personne SANS EXCEPTION court le risque de devenir électrohypersensible - EHS - (je ne le suis pas et compte bien ne pas le devenir) et donc de réagir fortement par un cocktail de symptômes TRÈS handicapants à une exposition même très minime à des micro-ondes ou champs électromagnétiques de quelque source que ce soit : téléphones sans fil (leur base de recharge émet 24 heures sur 24 les MÊMES micro-ondes qu'un téléphone cellulaire), WiFi (les routeurs qu'on laisse constamment allumés irradient tout ce qui vit à des centaines de pieds à la ronde, à moins qu'on ne désactive leur fonction WiFi), téléphones cellulaires (les projections de croissance du cancer du cerveau – gliome difficilement traitable et pouvant rapidement entraîner la mort – montrent que des millions d'utilisateurs compulsifs de leur téléphone 'intelligent' vont en mourir prématurément), et les fameux compteurs électropolluants (dont l'imposition est aussi révoltante que le fait d'avoir un gros fumeur polluant sans arrêt l'air de notre demeure avec sa fumée secondaire – si l'on peut choisir de ne pas utiliser de technologies sans fil quand on est atteint d'EHS, on doit quand même subir contre son gré le mitraillage électromagnétique constant des puissantes émissions de son compteur -- Itron, déjà 800 000 d'installés en douce au Québec depuis 2004 sans avoir obtenu l'autorisation de la Régie de l'énergie en raison d'une échappatoire réglementaire et sans la moindre étude d'impacts, ou Landis+Gyr, près de 20,000 d'installés et 1,3 millions d'autres sous peu dans la région montréalaise -- ou, si l'on paye plus de $300 [la 1er année et $240 ensuite] pour le 'droit' de retrait (une véritable extorsion!), on subit quand même le mitraillage de tous les compteurs du voisinage (des milliers dans les quartiers densément peuplés) dans un rayon de 2 kilomètres et des routeurs dont la puissance est telle que leur portée couvre 200 kilomètres carrés).

Et à ces sources déclenchant des souffrances intolérables dont on ne peut plus s'échapper à moins de vivre dans le fond des bois (lisez la lettre de Chantal Blais au http://www.cqlpe.ca/pdf/LettreChantalBlais.pdf et vous comprendrez pourquoi certaines personnes EHS se suicident comme c'est arrivé au Québec l'été dernier ainsi qu'elle le mentionne dans sa lettre), il ne faut pas oublier les antennes de cellulaires (18 réseaux concurrents couvrent déjà toutes les zones habitées du Québec – vérifiez chacun d'eux via le http://www.comparecellular.com/coverage-maps/ vous verrez... c'est affolant ! – avec le G3 et le G4 superpuissant, le Wimax (WiFi sur les stéroïdes) et le LTE (nouveau protocole WiFi d'une portée de 30 kilomètres). Il y a aussi l'électricité sale (fréquences transitoires parasitaires) dont bien des maisons sont infestées à cause d'un mauvais branchement à la terre (ground) de la boîte d'entrée électrique, les lignes à haute tension (des centaines de jeunes enfants ont la leucémie chaque année parce qu'ils ont le malheur de vivre trop proche d'une de ces lignes), et j'en passe.

Entre 3 et 5 % de la population canadienne est déjà électrosensible (voir PS) à divers degrés, en Europe plus de 10% des gens dans plusieurs pays ont déclaré dans un sondage subir un ou plusieurs symptômes d'EHS et selon plusieurs experts, plus de 40% de la population mondiale pourrait le devenir d'ici à peine 4 ans à cause de la hausse fulgurante de la pollution électromagnétique provoquée par l'engouement pour les communications sans fil de toutes sortes. Le niveau auquel les gens dans les villes sont exposé est déjà des milliards de fois plus élevé que celui du background naturel d'avant l'invention de l'électricité. Comme le proverbial crapaud placé dans un chaudron dont l'eau est portée lentement à ébullition et qui ne s'enfuit pas parce qu'il ne réalise pas ce qui lui arrive, des milliards d'humains s'intoxiquent avec des doses d'électropollution de plus en plus élevées sans prendre conscience que la hausse constante des cancers (l'OMS a reconnu en mai 2011 que les micro-ondes du cellulaires pouvaient être cancérogènes, malgré les efforts de l'industrie du sans fil pour noyer les résultats alarmants d'études indépendantes en finançant des centaines d'études bidons conçues pour ne rien trouver de dangereux – comme ce triste clown de l'industrie qui veut nous maintenir dans l'inconscience du danger), et possiblement même de l'Alzheimer, du diabète et de nombreuses autres maladies chroniques sont dans bien des cas liées à une trop forte exposition aux champs électromagnétiques artificiels dans lesquels nous baignons. Toutes ces maladies ont bien sûr de nombreux facteurs déclencheurs à part cette insidieuse forme de pollution, mais les nombreux effets biologiques décelés par des chercheurs et présentés dans des milliers d'études scientifiques révisées par des pairs – voir http://www.powerwatch.org.uk/science/studies.asp – semblent bien indiquer qu'elles peuvent être déclenchées (gliome) et aggravées par l'effet débilitant des micro-ondes sur le vivant (les oiseaux, les abeilles et les papillons meurent massivement partout dans le monde à cause de cette pollution comme le tout nouveau documentaire Résonance - http://vimeo.com/54189727 en anglais - le démontre).

Comme vous le voyez, je pourrais vous en parler longtemps... et je n'ai fait que gratter la surface du problème. Donnez-vous la peine d'explorer la masse d'informations et de liens offerts via le http://www.cqlpe.ca et vous commencerez, comme je l'ai fait, à prendre toute la mesure du problème.

Ceci dit, malgré ce que vous pourriez penser, ça ne m'obsède nullement. J'ai de très nombreux autres champs d'intérêts qui me passionnent tout autant. J'ai confiance que le gros bon sens finira par prévaloir, même si bien des gens devront encore souffrir avant que ça n'arrive, et que la population québécoise, brillante et bien informée comme elle peut l'être quand elle s'en donne la peine, ne se laissera pas abuser bien longtemps par les manigances des tristes pinnochios que l'appât du gain aveugle, et rejettera en bloc ce déni du droit le plus fondamental à pouvoir préserver la sécurité de son foyer et de sa famille.

Sur ce je vous remercie de l'opportunité que vous m'avez donnée de m'exprimer plus en longueur et je tiens également à remercier le Journal Métro de nous accorder cette tribune sur son site et le journaliste Mathias Marchal, dont je salue l'intégrité, qui a bien voulu ajouter une mise à jour à son article (avant-dernier paragraphe) afin de refléter les faits que j'avais porté à l'attention de chacun dans mon précédent commentaire.

Jean Hudon

L'Anse-Saint-Jean

PS En passant, n'essayez pas d'obtenir un diagnostic d'EHS au Québec. Seule une poignée de médecins connaît ce syndrome d'intolérance aux champs électromagnétiques. Et ne comptez pas sur les autorités médicales, scientifiques et politiques québécoises pour vous donner l'heure juste là-dessus. Comme on dit familièrement dans notre coin « Ils dorment au gaz ». Alors qu'en Suède, l'électrosensibilité est officiellement reconnue comme un handicap physique qui donne droit (à Stockholm) à de l'aide financière pour « blinder » son logement ou sa maison avec des produits bloquant les micro-ondes, au Québec les personnes EHS sont comme les lépreux d'antan, ignorés de tous, incompris et souvent même ridiculisés. Pour en avoir rencontré plusieurs depuis que je me suis impliqué dans cette cause, je sais combien il peut être frustrant et désespérant même pour elles de voir l'incrédulité sur les visages et de lire ou d'entendre les remarques désobligeantes que certaines personnes se croyant «invincibles» peuvent proférer à leur égard. D'ailleurs, je tiens à relever le fait que ce que Thomas Gervais déclarait sur diverses tribunes lundi en suggérant que les souffrances des électrosensibles sont le résultat d'un effet nocebo ne fait que renforcer l'idée que les personnes souffrant du mal des micro-ondes sont les seules responsables de leurs maux, puisque « c'est dans leur tête tout ça ! » On avait la même attitude ignorante dans le temps à l'égard des personnes séropositives...

* * * * * * *

Enfin, je tiens à inclure le commentaire suivant de Mauly, également inclus à http://journalmetro.com/actualites/montreal/197396/pas-si-dangereuses-les-ondes-radiofrequences/
en réaction au travail de propagande négationniste de cette brigade d'apôtres du sans fil mur à mur 
:

« Je suis du projet pilote d'Hydro-Québec et, comme je n'avais absolument rien contre la technologie et le fait que les relevés soient pris à distance, un compteur d'Hydro-Québec a été installé chez moi. L'effet nocébo ne s'applique donc pas, puisque je faisais confiance à la technologie d'Hydro-Québec jusque là. J'ai été 'surexposée' aux ondes à cause de CE COMPTEUR et vécu tellement de problèmes de santé que même aujourd'hui, j'en conserve d'énormes séquelles. J'avais un portable, 5 téléphones sans fils dans la maison, un cellulaire, bien sûr - un four à micro-ondes... Et... suite à cette surexposition, j'ai du évoluer vers des solutions filaires... Vivre en ville avec une intolérance aux ondes et donc avec de nombreuses antennes est très pénible. Alors je félicite la polytechnique d'avoir confirmer que notre technologie respectait les normes de Santé Canada... De toute évidence, il va falloir que cette norme soit revue. Mais de là à croire que votre statut de scientifique vous donne la possibilité de juger des effets sur la santé, c'est de vous donner trop de crédit.

Je trouve d'ailleurs que vos jugements discriminatoires vis-à-vis les personnes électrosensibles sont révoltants. L'empathie envers ceux qui souffrent ne vient pas avec le diplôme, n'est-ce pas ?
Je suis issue d'une famille d'ingénieurs et j'ose croire que le discours de la polytechnique va évoluer d'une façon plus respectueuse des citoyens. Si autant de groupes d'opposants s'organisent, ce n'est pas parce que nous avons du temps à perdre pour cette cause, c'est parce que nous croyons avoir le droit de vivre en santé. Personne n'a le droit d'imposer une technologie qui rend malade. PERSONNE ! »

* * * * * * *

Je tiens par ailleurs à signaler l'excellent article qu'André Fauteux a publié aujourd'hui en réaction à la publication par le magazine Protégez-vous (qui ne semble plus vraiment intéressé à protéger autre chose dans ce dossier que les profits de l'industrie multi-milliardaire du sans fil). Le voici... (SVP rendez-vous au lien ci-dessous pour accéder aux nombreux hyperliens intégrés dans cet article)

Tiré de http://maisonsaine.ca/polytechnique-poursuit-sa-desinformation-sur-les-radiofrequences/

Polytechnique poursuit sa désinformation sur les radiofréquences

André Fauteux | 28 novembre 2012

L’incidence des tumeurs cérébrales a augmenté de 35 % en Australie de 2000 à 2008 et de 50 % en Angleterre depuis 1999. Photo : www.next-up.org

L’étude sur les radiofréquences, publiée hier par Polytechnique et Protégez-Vous, reprend malheureusement la stratégie employée par les faiseurs d’image de l’industrie en détournant l’attention des véritables questions d’intérêt public : pourquoi déjà environ 10 % des Européens disent-ils souffrir d’hypersensibilité électromagnétique (HSEM) et pourquoi l’incidence du cancer du cerveau augmente-t-elle sans cesse depuis les années 2000?

Contrairement à ce que croient certains médecins et malgré l’absence de preuves concluantes sur la question, le syndrome d’électrosensibilité n’a rien de psychosomatique et va en augmentant, selon l’oncologue parisien Dominique Belpomme, l’Association médicale autrichienne et diverses études scientifiques répertoriées sur www.powerwatch.org.uk. Les Européens souffriraient davantage de HSEM pour avoir adopté massivement les cellulaires et autres technologies sans fil plus précocement que nous, en plus d’être davantage exposés aux radiofréquences de types micro-ondes de par leur plus forte densité d’occupation du territoire. Et selon huit études indépendantes, le risque de tumeur cérébrale augmente significativement après dix ans d’usage régulier d’un cellulaire et ce en particulier chez les jeunes et du même côté où l’on tient le combiné.

En 2000, le Conseil des ministres nordiques (de la Scandinavie et du Danemark) a reconnu que les symptômes d’intolérance électromagnétique « disparaissent dans les environnements non électriques ». La Suède l’a reconnu comme un handicap donnant droit à un environnement adapté où les niveaux de CEM sont faibles, bien que le gouvernement actuel (plus à droite) n’applique pas cette politique recommandée également par la Commission canadienne des droits de la personne.

Causes de l’électrosensibilité

Selon plusieurs médecins et chercheurs spécialisés en HSEM, certaines personnes surexposées aux CEM deviennent électrosensibles à cause de susceptibilités génétiques, d’une intoxication aux métaux lourds et/ou le fait de s’être fait poser un implant métallique agissant comme une antenne captant les CEM. La mère du développement durable, Gro Harlem Brundtland, est devenue temporairement aveugle et électrosensible en permanence après un accident survenu avec son four à micro-ondes.

La HSEM est difficile à diagnostiquer, explique le cardiologue américain William J Rea, spécialiste des hypersensibilités environnementales. C’est que chaque personne peut réagir à des fréquences de CEM différentes, souvent plusieurs heures après l’exposition, et à des doses des milliers de fois inférieures aux normes canadiennes et internationales. Le respect de celles-ci, invoqué par l’étude de Polytechnique, n’a donc rien de rassurant. En 2011, le Conseil d’Europe, qui conseille les États membres de l’Union, a adopté une résolution remettant ces normes en question et recommandant de réduire le plus possible l’exposition aux CEM, en particulier chez les enfants car ils sont plus vulnérables aux rayonnements. Le 16 novembre dernier, l’ancien président de Microsoft Canada Frank Clegg, dont la femme est électrosensible, lançait une Coalition contestant le fameux Code de sécurité 6 de Santé Canada afin de promouvoir un usage sécuritaire des technologies.

Les déclencheurs des symptômes d’électrosensibilité? Vraisemblablement les pics de haute puissance (ignorés par Hydro-Québec et les chercheurs de Polytechnique qui ne mesurent que la densité de puissance moyenne sur 24 heures) et les hautes fréquences transitoires qui sont pulsées sur le réseau électrique et dans les bâtiments par les appareils électroniques commutés, comme les compteurs intelligents qui en pulsent 24 heures par jour. C’est ce qu’affirme notamment l’épidémiologiste américain Sam Milham qui fut le premier chercheur à découvrir un lien entre la leucémie et la surexposition aux CEM chez les travailleurs.

Normes inadéquates

Depuis plusieurs années, des experts indépendants soulignent que les normes internationales sur les CEM mettent la santé publique en péril : c’est qu’elles ne concernent que les effets thermiques aigus à court terme et non les effets non thermiques comme les divers symptômes d’EHS et le cancer. Parmi ces experts, l’un des signataires du fameux rapport BioInitiative dénonçant ces normes laxistes, David Gee, coordonnateur des sujets émergents à l’Agence européenne de l’environnement. Dans un chapitre de ce rapport, il affirme que les autorités de santé publique auraient pu épargner des millions de vies si elles n’avaient pas écouté les faiseurs d’image de l’industrie du tabac, du plomb et autres pesticides. Il faut écouter, dit-il, les chercheurs sonneurs d’alarme qui sont férocement attaqués lorsqu’ils disent que, malgré l’incertitude scientifique, les preuves de dangers pour la santé publique suffisent pour appliquer le principe de précaution.

Selon les rares études sur la question, il y a lieu de vivre à au moins 500 mètres d’un antenne relais de téléphonie cellulaire si son faisceau pointe en notre direction, et jusqu’à 6 km des antennes FM comme celle de Radio-Vatican qui a causé des cancers chez ses voisins, selon une décision de la Cour suprême de l’Italie. Et on ne compte plus les mises en gardes de pays comme l’Allemagne et l’Angleterre qui conseillent de réduire l’exposition aux micro-ondes émises par les cellulaires, appareils qui selon Londres ne devraient être utilisés par les moins de 15 ans qu’en cas d’urgence.

Les lignes directrices de l’Association médicale autrichienne au sujet des maladies reliées aux CEM recommandent de se baser sur les recommandations de l’Institut allemand des Bau-biologistes (biologistes du bâtiment). Pour les radiofréquences pulsées, celui-ci soulignent que certaines personnes commencent à réagir dès une exposition de 0,1 microwatts par mètre carré (µW/m?), alors que le Code de sécurité 6 de Santé Canada tolère au moins 6 millions de (µW/m?). En 2000, la Résolution de Salzbourg sur les antennes de téléphonie mobile recommandait une valeur limite de 1 µW/m?.

Il ne faut pas se leurrer, en science, tout dépend de ce que l’on mesure, et nos hypothèses et méthodes sont généralement influencées par ceux qui nous financent.

La désinformation émanant de Polytechnique n’est pas surprenante : sa Brigade électro-urbaine est financée par le fabricant de logiciels Lorne Trottier qui a investi des millions de dollars dans les technologies sans fil et dirige le site négationniste emfandhealth.com. Ce site est rédigé notamment avec Michel Plante, médecin à l’emploi d’Hydro-Québec et de Rogers qui fut même consulté par l’Organisation mondiale de la santé pour établir ses normes laxistes! Il est malheureux que Protégez-Vous ait participé à cette mascarade.

* * * * * * *

En mai dernier, MM. Trottier et Gervais publiaient une lettre ouverte/pétition signée par 63 personnes sur la prétendue innocuité des compteurs intelligents. Voici une réplique signée par une cinquantaine de médecins et d’experts internationaux ayant publié des centaines d’études sur les effets sanitaires des CEM :

https://maisonsaine.ca/sante-et-securite/electrosmog/compteurs-intelligents-experts-denoncent-desinformation-flagrante.html

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Catégorie: Bulletin la Maison saine, Électrosmog

À propos de l'auteur

Journaliste de profession, André Fauteux s’est spécialisé en maisons saines et écologiques en 1990. Il a lancé en 1994 le premier magazine canadien en la matière, la Maison du 21e siècle, dont il est toujours l'éditeur et le rédacteur en chef.

Voir aussi...

Compteurs intelligents : une « taxe santé » contestée
Gaétane Boucher a tout perdu : sa famille, sa maison, son travail. Lorsqu’elle habitait Granby, en Estrie, cette ancienne dessinatrice industrielle souffrait constamment de violents maux de tête, d’engourdissements, de pertes d’équilibre ainsi que de problèmes de vision et de mémoire qu’elle a liés à une surexpositionaux champs électromagnétiques (CEM). « Dans mon enfance, j’ai habité une maison avec du chauffage radiant électrique dans les plafonds et j’ai joué régulièrement sous des lignes à haute tension — les pieds dans l’eau en plus— pendant 10 étés. J’ai ensuite acquis mes symptômes en travaillant à l’ordinateur 8 à 10 heures par jour pendant des années. La goutte d’eau de trop, ç’a été la tour de télécom installée à 600 mètres de ma maison.» CLIP

NOTE de Jean: Le 28 novembre Hélène Keyser (hkeyser@kehni.ca) de Montréal a écrit ce qui suit à André qui lui signalait que les négationnistes venaient de lancer une pétition pour tenter de contrer nos efforts de conscientisation de la population...

« Au début de l'année, un spécialiste de la controverse s'est joint à une de nos réunions de Villeray Refuse. Il nous a dit que l'important c'était d'en parler. En bien, en mal... peu importe. L'important c'est que tout le monde en parle. Je suis consciente que les ingénieurs ont une meilleure couverture que nous mais ce n'est pas important. Ils alimentent la polémique. Et tout ce qui devient compliqué – tout ce qui divise une nation – fait plus réagir le politique qu'un petit groupe de personnes isolées. Nous sommes donc sur la bonne voie.

En fait, le nombre de personnes qui réalisent que leurs problèmes de santé sont causées par les RF augmente avec le temps... Plus on en parle, plus ils réfléchissent – plus ils en parlent... On est gagnant dans tout ça.

J'ai un fournisseur qui a sa vitrine (toute la deventure est vitrée) devant de belles grosses antennes... La fille du proprio est complètemnent médicamentée (pour dormir, pour l'anxiété, la fatigue chronique... etc. ). Sa conjointe vient de se faire opérer pour un troisième cancer des poumons (son bureau est collé sur la devanture). Des cas, on en trouve de plus en plus... Le changement est déclenché... Il faut que chacun s'implique à chaque jour - Il faut que tu écrives, que d'autres en parlent - que d'autres s'opposent - que certains crient leur détresse... Ça prendra le temps qu'il faut... mais ça ne s'arrêtera plus.

Bonne soirée à toi !

Hélène

Si vous aussi, vous aimeriez réagir à l'article d'André Fauteux, écrivez-lui à (info@21esiecle.qc.ca). Il est toujours débordé, comme moi, mais il prendra le temps de vous lire.

* * * * * * *

De : Kathya Heppell (kheppell@axion.ca)
Date : 30 novembre 2012
À : ombudsman@radio-canada.ca
Objet : Inconscience crasse et meurtrière de Radio-Canada

Bonjour Monsieur Tourangeau,

Je suis encore sous le choc et en colère après avoir vu et entendu au bulletin de nouvelles de Radio-Canada la place de choix qui a été accordée au très discutable Monsieur Thomas Gervais* et aux résultats de sa Brigade électro-urbaine, encore plus douteuse que lui.

Au sujet de leurs conclusions sur l'innocuité de l'électrosmog ambiant au Québec, je suis révoltée et très inquiète que Radio-Canada ne se soit pas assurée de corriger la prémisse de base de M. Gervais, à dire que le Code de sécurité 6 est sécuritaire, une norme remise en question par des milliers de scientifiques partout dans le monde ! Il n'y avait pourtant pas de gros efforts de recherches à faire pour découvrir que depuis plusieurs années, des experts indépendants soulignent que les normes internationales sur les CEM mettent la santé publique en péril parce qu’elles ne concernent que les effets thermiques aigus à court terme et non les effets non thermiques comme les divers symptômes d’électrohypersensibilité (EHS) et le cancer.

Et pire encore, quand ce M. Gervais ose insinuer que les électrosensibles souffriraient par peur des technologies, sous l'effet nocebo, je m'inquiète de la vie de dizaines d'EHS que je connais personnellement pour qui le suicide est la seule solution envisageable à court terme pour échapper à leurs souffrances tant le monde dans lequel ils habitent devient de plus en plus hostile et invivable. Facile d'imaginer les conséquences catastrophiques d'une telle affirmation sur les proches, déjà très sceptiques, qui risquent, en utilisant cet argument ridicule et non fondé scientifiquement, de pousser au suicide ces personnes déjà immensément isolées et incomprises. C'est de la négligence criminelle, selon moi, d'avoir donné la moindre attention et une tribune aussi extraordinaire qu'est Radio-Canada à cet homme et à sa brigade bidon.

À titre d'information juste pour votre culture personnelle, je vous recommande de communiquer avec le très accessible Monsieur Andrew A. Marino, M. D., Ph. D., J. D., professeur de neurologie, au Centre des sciences de la santé LSU, Shreveport, LA, É.U. http://andrewamarino.com/default.html. Il est l'auteur de centaines d'articles sur les effets sanitaires des CEM, dont une étude de 2011 sur une collègue médecin électrosensible : Electromagnetic hypersensitivity: Evidence for a novel neurological syndrome. D.E. McCarty, S. Carrubba, A.L. Chesson, Jr., C. Frilot II, E. Gonzalez-Toledo & A.A. Marino. Int. J. Neurosci. 121:670–676, 2011.

Je vous remercie à l’avance du temps précieux que vous aurez pris à me lire et, j’espère une prise de position officielle de la part de Radio-Canada afin d'aider à faire cesser le déploiement inconsidéré, irresponsable et meurtrier de ces technologies sans fil dont on connaît déjà bien les effets toxiques sur le vivant (si vous désirez plus d'information, il me fera plaisir de vous en faire parvenir).

Monsieur Tourangeau, en terminant, mon cri du coeur; pensez aux conséquences désastreuses de continuer sur cette lancée, faire fi du simple principe de précaution, sur vous et sur vos proches. Et si l'avis de milliers de scientifiques, de médecins, d'experts, de chercheurs et le vécu de milliers d'électrohypersensibles à dire que les CEM sont dangereux était ignoré et qu'il s'avérait vrai ? Une hécatombe est à prévoir.

Sincèrement,

Kathya
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Kathya Heppell
kheppell@axion.ca
Tél. : 450-538-5773
2 rue Gagné
Sutton (Québec) J0E 2K0


* Je crois M. Gervais corrompu à l'os par son amitié avec M. Lorne Trottier. Saviez-vous que la Brigade électro-urbaine est financée par le fabricant de logiciels Lorne Trottier ? Celui-là même qui a investi des millions de dollars dans les technologies sans fil et qui dirige le site négationniste emfandhealth.com. Ce site est rédigé notamment en collaboration avec Michel Plante, médecin à l’emploi d’Hydro-Québec et de Rogers, qui fut même consulté par l’Organisation mondiale de la santé pour établir ses normes actuelles d'irradiation permises des CEM, des normes excessivement laxistes ! Quelle mascarade !


~ Envoyé avec ma connexion Internet entièrement FILAIRE = vitesse, sécurité et rayonnement minimal pour mon corps.
Faites connaître la CQLPE à tout vos contacts et voyez sur le site www.cqlpe.ca la liste des choses à faire pour afficher votre opposition à l’installation des compteurs intelligents électropolluants d’Hydro-Québec!

NOTE DE JEAN : Voici ma réaction à ce courriel, réaction que j’ai fait parvenir à M. Tourangeau...

Bravo! Beau coup de gueule !

Espérons que M. Tourangeau donnera suite à ta plainte.

Je viens de rajouter ta lettre ci-dessous à la version archivée du 19e bulletin (de même que mes remarques additionnelles ci-après).

Et au cas où vous auriez la curiosité d'en prendre connaissance M. Tourangeau, voici où vous pouvez le consulter...

Bulletin #19 : Le bal de la désinformation est reparti de plus belle
http://www.cqlpe.ca/Bulletins/Numero19.htm

Vous y verrez que Mme Heppell n'est pas la seule à prendre en grippe le manque d'indépendance et d'objectivité journalistiques de Radio-Canada dans ce dossier. Le même reproche pourrait d'ailleurs aussi s'adresser à la revue Protégez-vous.

Le Journal Métro a eu la bonne idée de solliciter une déclaration de Mme Marie-Michelle Poisson, fondatrice de du groupe Villeray Refuse, afin de présenter un reportage plus équilibré sur cette question fort controversée.

http://journalmetro.com/actualites/montreal/197396/pas-si-dangereuses-les-ondes-radiofrequences/

Après que j'eus soulevé des faits pertinents dans un commentaire mis en ligne à la suite de cet article, le journaliste a vérifié mes assertions et estimé que mes dires étaient suffisamment fondés pour ajouter ce qui suit dans son article:

« Les opposants aux compteurs intelligents dénoncent aussi le mode de financement de l’étude de Protégez-vous et Polytechnique. En effet celle-ci a été financée grâce à une bourse de la Fondation Trottier liée au groupe Matrox. Or son président Lorne Trottier est un farouche défenseur de l’innocuité des radiofréquences. Selon les opposants l’étude de Polytechnique n’est donc aucunement neutre. »

Si vous consultez ce 19e bulletin, vous y verrez aussi mes brèves observations sur la censure exercée par les responsables du site Web de Radio-Canada qui ont jugé irrecevable un commentaire de ma part au sujet de leur couverture biaisée de cette nouvelle (en fait il y en a eu 2 de refusés mais je n'ai pas mentionné le 2e dans ce bulletin).

Pour une question aussi vitale qui met en jeu la santé, la qualité de vie et la quiétude d'esprit de centaines de milliers de québécois-es qui n'apprécient pas du tout qu'Hydro-Québec veuille leur imposer dans leur résidence une source importante de pollution électromagnétique émettant en permanence des micro-ondes dont l'effet cumulatif finit par déclencher de graves problèmes de santé – qui coûteront des centaines de millions en consultations et soins de traitement à l'État québécois et rendront handicapés à vie et improductifs pour la société un nombre croissant de citoyen-ne-s, le fait pour Radio-Canada de se prêter aussi légèrement et sans aucun sens critique au jeu de la désinformation pratiqué par ce propagandiste financé par un ponte de l'industrie du sans fil relève d'une complicité tacite déplorable pour un organe de presse qui se targue de présenter une information de qualité et objective à la population.

Pour ma part, je crois qu'un calcul a été fait par ceux qui décident quels points de vue passent et quels points de vue sont censurés. Ils ont dû se dire que Radio-Canada ne peut se permettre d'indisposer les opérateurs de téléphonie cellulaire sur qui repose une bonne partie des revenus publicitaires dont Radio-Canada dépend pour produire sa programmation. Je n'irais pas jusqu'à imaginer que ces commanditaires aient pu exercer des pressions pour que Radio-Canada ne fasse pas écho aux inquiétudes de ceux et celles qui dénoncent la folle course en avant vers un avenir de plus en plus électropollué. Toutefois, je m'imagine sans peine Radio-Canada s'auto-censurer pour éviter de mordre la main de ceux qui la nourrissent...

Le rôle ingrat que se sont donné ceux et celles qui tentent d'alerter l'opinion publique et les décideurs politiques au sujet du retard considérable qu'a pris le Québec – et l'ensemble du Canada (relativement à plusieurs pays dans le monde tels l'Italie, l'Autriche, la Suisse, l'Allemagne, Israël, la Russie, la Chine, l'Inde, et bien d'autres où les seuils limites permis sont considérablement plus bas, mais pas forcément toujours respectés par manque de surveillance) – à s'ajuster à la réalité indéniable des nombreux effets biologiques chroniques dûs aux micro-ondes pulsées, et ce, à des niveaux même très faibles, des milliers de fois plus faibles en fait que ce qu'autorise la norme du désuète du Code de sécurité 6 (qui n'a de sécuritaire que le nom) calqué sur la norme recommandée par l'OMS, une norme qui a été adoptée suite aux recommandations de scientifiques à la solde de l'industrie du sans fil (pour vérifier ce fait incontestable voir ICI et ICI), eh bien ce rôle ingrat devrait être célébré comme un signe de la bonne santé démocratique du Québec et non dénigré et censuré comme le fait Radio-Canada.

Dans un système où l'influence prédominante de puissants intérêts économiques ignorant sciemment les conséquences de leur course au profit sur la santé des gens et sur l'environnement, des conséquences face auxquelles ils rejettent allègrement toute responsabilité, ce sont toujours les citoyen-ne-s qui, une fois conscientisés et alertés, ont fait contrepoids et ramené à un meilleur équilibre les décisions prises par nos élu-e-s, en jouant aux chiens de garde et en dénonçant courageusement, parfois au péril de leur santé et au risque de perdre leur emploi, les situations qu'ils/elles jugent inacceptables.

C'est votre rôle, me semble-t-il, de vous assurer que leurs voix ne soit pas noyées dans le déluge de propagande trompeuse et/ou mercantile qui trop souvent domine le paysage médiatique québécois, où presque tous les contenus écrits, audios et vidéos des médias servent avant tout à offrir un public aux réclames publicitaires des entreprises qui font tourner l'économie... et qui permettent à ces mêmes médias de survivre financièrement.

Désolé de vous mettre ainsi de la pression, mais je vois difficilement qui d'autre que vous serait mieux en mesure d'apprécier ces propos et de poser les gestes qui s'imposent pour faire corriger l'absence d'objectivité et de neutralité de Radio-Canada dans ce dossier.

Très cordialement

Jean Hudon
Co-fondateur et Webmestre de la Coalition québécoise de lutte contre la pollution électromagnétique
http://www.cqlpe.ca/

* * * * * * *

Commentaire envoyé par Daniel Lareau le 3 février 2012 en réponse à un des TRÈS nombreux commentaires suscités par un autre article de Protégez-vous : Les compteurs intelligents d'Hydro-Québec vous inquiètent-ils?

Vous avez dit: “pour noyer son chien on l’accuse de rage” moi je vous répond: “en prêchant le faux on veut connaître le vrai? N’est ce pas?

Vous dites être de l’avis de M. Cardinal, qu’aucune étude ne montre la nocivité des ces ondes. Je vous répond 5,000 études, est-ce assez? mes sources: Olle Johannson de Suède qui a témoigné lors des audiences sur le danger des sans fils (HESA) qui s’est déroulé à Ottawa en Avril 2010, je parie que vous l’ignoriez tout comme Jean Pierre Tardif, ingénieur chez Hydro Québec avec qui je me suis entretenu. Pour un départ vous devriez consulter le rapport Bioinitiative qui est un receuil et résumé de 1500 études démontrant la nocivité des rayonnements non-ionisants. C’est un rapport volumineux de 535 pages qui a été fait par 14 experts INDÉPENDANTS”. Il y a une section pour le grand public qui trace les grandes lignes du rapport.

Je suis une victime d’irradiation aux micro-ondes. Rogers a installé une tour à côté de ma maison en 2001. J’ai eu des symptômes 4 ans avant de m’apercevoir que je réagissait aux micro-ondes. J’ai été diagnostiqué en 2007 “intolérant idiopathique aux rayonnements électromagnétiques” par le Dr Gilles Thériault. Ce même docteur qui a fait des recherches pour Hydro Québec et qui s’est fait couper les ponts parce qu’il avait trouvé un lien direct entre le cancer du poumon et les CEM basse fréquences (maison 21e siècle). Est que HQ serait entrain de faire la même chose côté micro-ondes, noyer le poisson avec de vaste campagne de publicité et des slogans. Un des ses porte parole en entrevue avec Simon Durivage a affirmé . Et puis après, la bombe H était un merveille technologique et on ne l’a jamais utilisé!

La nocivité des micro-ondes n’est pas démontré? je vous invite à visionner ce reportage
Sous le feu des ondes http://www.dailymotion.com/relevance/search/sous+le+feu+des+ondes/1
Vous y verrez que les micro-ondes pénètrent les cellules et que celles-ci pour se défendrent excrètent des protéines.
Si vous écoutez cette autre entrevue ci-après vous entendrez que ces protéines se retrouvent dans le sang, ce qui prouve que les intolérants sont de vrais malades. Vous y entendrez qu’avec un éco-doppler ils voient que des zones du cerveau ne sont pas irriguées, ce qui fait que les patients souffrent. Celui qui parle c’est le Dr Belpomme, président de l’ARTAC. Il a dans ses rangs le Dr Montagny titulaire du prix Nobel 2,008.
http://www.ckoi.com/estrie/audioplayer-emission.php?mp3=122686

Vous remarquerez que tous les spécialistes que je vous cite ici sont des pointures pas des petits frotteurs. De plus ces gens sont tous dans le domaine de la santé. Lorsque les journaliste s’adresse à Santé Canada pour un entrevue il se font souvent répondre par des ingénieurs ou technologues, c’est un non sens.