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Bulletin #12 : Envoi spécial sur l'électro-désinformation




Le 14 juillet 2012


Bonjour à tous et à toutes

Il y a déjà près de 2 mois, je diffusais le 11e bulletin de notre coalition. De nombreux événements se sont produits depuis et j'aurais aimé pouvoir vous en tenir informés de façon plus régulière mais, comme à chaque année en cette période, j'ai dû consacrer le plus gros de mon temps à mon jardin et à un urgent boulot de traduction de livre - que j'achève enfin. J'ai tout de même graduellement accumulé le contenu d'un nouveau bulletin (qui compte maintenant plus de 122 pages) couvrant la plupart des développements survenus depuis 2 mois et je prévois vous le faire parvenir la semaine prochaine.

Entre-temps, j'ai ce bulletin spécial à soumettre à votre attention relativement à une problématique avec laquelle sont familiers tous ceux et celles qui, à travers le monde, luttent pour faire reconnaître la menace grandissante de l'électromog ambiant. Comme dans bien d'autres combats similaires (tabac, amiante, pesticides, OGM, réchauffement climatique, etc.) où les défenseurs du bien commun sont confrontés à de puissants intérêts financiers et corporatifs qui n'ont, hélas, aucune motivation à prendre en compte les conséquences sur la santé humaine et sur l'environnement de leurs lucratives activités économiques, nous avons dû récemment composer avec les efforts de certains individus qui se sont donnés pour mission, semble-t-il, de faire obstacle à nos efforts de conscientisation d'une opinion publique encore terriblement mal informée des coûteuses et inacceptables conséquences de l'explosion du nombre de sources de pollution électromagnétique dans notre environnement urbain et rural.

Je ne vous ferai pas attendre plus longtemps en vous invitant à prendre quelques minutes pour découvrir l'incroyable tissu de mensonges et de demi-vérités auquel le journal Le Devoir, dans sa mission de refléter impartialement les différents points de vue d'un débat public, a jugé bon de faire écho en publiant le 24 mai dernier une lettre s'intitulant Compteurs intelligents: les craintes pour la santé sont injustifiées, selon 60 scientifiques et, le même jour, un article appuyant cette démarche, Technologies radiofréquences - Pour un débat guidé par la science. On sait que Le Devoir, principalement grâce à la plume du journaliste émérite Louis-Gilles Francoeur, a fait une fort bonne place depuis le début de notre lutte à des informations et points de vue avec lesquels nous sommes généralement d'accord – à commencer par cet article Hydro : le champ électromagnétique des nouveaux compteurs soulève des inquiétudes du 13 juin 2011 où M. Francoeur faisait écho à mon Importante requête adressée à Hydro-Québec l'été dernier, ce qui a lancé le bal de la contestation contre les compteurs 'intelligents' - sans compter ce nouvel article Compteurs intelligents - Derniers arguments avant la délibération publié ce 13 juillet.

Nous ne pouvons donc vraiment leur tenir rigueur de ce choix. Toutefois, j'aimerais mentionner que, jusqu'à présent (à ma connaissance!), Le Devoir a malheureusement choisi d'ignorer l'importante lettre cosignée par plus de 50 experts scientifiques internationaux (incluses ci-dessous) donnant l'heure juste à ceux et celles qui aimeraient mieux continuer à jouer à l'autruche plutôt que de reconnaître l'extrême sérieux des conséquences grandissantes sur la santé humaine (entre autres) de la folie du sans fil, alimentée par les géants de l'industrie des télécommunications et de l'informatique, avec la bénédiction des autorités médicales et réglementaires qui, encore une fois, compteront parmi les derniers à s'ajuster aux nouvelles données scientifiques... et/ou préfèrent protéger les juteux profits des multinationales du sans fil plutôt que de protéger la santé de la population – à vous de choisir !...

En espérant que nous pourrons continuer à compter sur votre soutien dans ce long combat aux multiples rebondissements.

Jean Hudon
Webmestre
Coalition québécoise de lutte contre la pollution électromagnétique
http://www.cqlpe.ca

N'hésitez pas à faire circuler!


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Ce bulletin est archivé au http://www.cqlpe.ca/Bulletins/Numero12.htm

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SOMMAIRE

1. Deux communiqués de presse de l'AQLPA
2. Compteurs intelligents : des experts dénoncent la « désinformation flagrante »
3. Lettre dénonçant la tentative de Thomas Gervais pour démontrer que l'électrosensibilité est psychosomatique
4. The Scandal of Quebec Academics' Initiative to Discredit Health Effects of Electromagnetic Fields and the Physiological Suffering of Electrohypersensitive Persons
5. Electrogate in Canada: Eliminating independent academic inquiry with $$$$$$$$$$$$$$
6. How Corporations Corrupt Science at the Public's Expense




1.

Voici d'abord 2 importants communiqués émis ce jeudi et vendredi par l'AQLPA, d'abord au sujet de la polémique déclenchée le 24 mai dernier par la lettre de 60 universitaires québécois niant la réalité de l'électrosensibilité et de tout risque lié à la pollution atmosphérique, et ensuite sur le début des délibérations à la Régie de l'énergie. L'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique est notre principal allié dans cette lutte. Cet organisme, qui fête ses 30 années d'existence cette année, a réalisé un formidable travail depuis l'été passé pour s'efforcer de convaincre la Régie, notamment, du bien-fondé des craintes des nombreux opposants québécois relativement à l'invasion de nos domiciles par ces compteurs prétendument 'intelligents'. Quel que soit le résultat final de toutes ces démarches devant la Régie, toute l'équipe de l'AQLPA et plus particulièrement leur avocat, Dominique Neuman, leur adjointe aux communications, Brigitte Blais et leur président-fondateur, André Bélisle, méritent toute notre admiration et notre gratitude.

Tiré de
http://www.aqlpa.com/actualites/communiques/454-40-scientifiques-internationaux-repondent-aux-60-universitaires-quebecois-qui-nient-les-risques-de-s.html

40 scientifiques répondent aux 60 universitaires qui nient les risques de santé des radiofréquences

St-Léon-de-Standon, 12 juillet 2012 – L’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) attire l’attention des médias sur une lettre co-signée par plus de 50 sommités internationales des effets sanitaires des champs électromagnétiques sur la santé, sur le site Web de la revue La Maison du 21e siècle lundi. Ces experts se prononcent sur la lettre d’opinion portant sur les compteurs intelligents sans fil signée par 60 universitaires québécois dans Le Devoir du 24 mai dernier. « Présentée par un groupe d’ingénieurs, de physiciens et de chimistes québécois, cette lettre reflète un manque de compréhension évident de la science qui justifie les préoccupations quant à l’impact sur la santé des champs électromagnétiques de radiofréquences/micro-ondes émises par ces compteurs », explique la réplique.

L’AQLPA souligne que cette controverse se tient entre deux disciplines scientifiques distinctes, soit les sciences de la santé face aux sciences physiques. Il est important que le public comprenne qu’il est anormal que des physiciens se prononcent sur la santé alors que le corps humain est d’une complexité telle que même un otorhinolaryngologiste (spécialiste du nez-oreille-gorge) ne se prononcerait pas sur le système oculaire (yeux), pourtant situé tout à côté. L’erreur des physiciens est qu’ils persistent à croire que seules des doses thermiques (qui chauffent les tissus) peuvent avoir des effets sur la santé, alors que les scientifiques du monde de la santé essaient de leur faire comprendre qu’il y a plusieurs effets NON-THERMIQUES, à des doses bien en-deçà des normes thermiques actuelles.

« Ce dialogue de sourds doit cesser. Les physiciens n’ont aucune autorité en matière de santé. Ils connaissent certainement les ondes et leurs actions, mais il est faux de prétendre qu’ils connaissent les impacts de ces ondes sur les mécanismes des systèmes nerveux, neuronal, sanguin, cardiaque, etc...du corps humain. Ils doivent cesser de mêler la population en leur parlant de santé, une science qu’ils ne maîtrisent pas », s’indigne André Bélisle, président de l’AQLPA.

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Tiré de http://www.aqlpa.com/actualites/communiques/457-compteurs-wifi-a-ondes-pulsees-dhydro-quebec-la-regie-de-lenergie-delibere-a-partir-daujourdhui.html

Compteurs wifi à ondes pulsées d’Hydro-Québec La Régie de l’énergie délibère à partir d’aujourd’hui

St-Léon-de-Standon, 13 juillet 2012 – L’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) et Stratégies Énergétiques (SÉ) attirent l’attention des médias sur le fait que la Régie de l’énergie délibère à partir d’aujourd’hui pour prendre une décision dans le dossier des compteurs sans fil d’Hydro-Québec, et s’est retirée mercredi pour prendre une décision quant aux modalités relatives à l’option de retrait pour les abonnés qui refusent les compteurs à radiofréquences dans leur domicile.
 
En effet, Hydro-Québec Distribution (HQD) a remis son argumentation finale sur l’option de retrait des compteurs wifi à ondes pulsées ce mercredi, et c’est aujourd’hui qu’elle doit remettre son argumentation finale sur le dossier principal de Lecture à distance, où tout laisse croire qu’elle réitèrera que son projet initial est sécuritaire et cohérent et ce, malgré les nombreuses critiques émises par les intervenants au dossier.

SÉ-AQLPA recommande à la Régie de l’énergie de suspendre le dossier des « compteurs intelligents sans fil » jusqu’à ce que HQD ait apporté un certain nombre de modifications à son projet, entre autres celle d’éviter que les compteurs situés à l’intérieur des domiciles soient des compteurs à émissions de radiofréquences. « Il y a des solutions techniques et technologiques pour prévenir la détérioration de la santé des Québécois, entre autres des compteurs intelligents AVEC fils, et quelques autres solutions aussi », rappelle André Bélisle, président de l’AQLPA.

Pour l’instant, HQD compte offrir une option de retrait aux abonnés qui ne désirent pas de compteur wifi,  soit un compteur sans radiofréquence, privé de son intelligence, à condition de payer pour ce choix. SÉ-AQLPA plaide la gratuité de cette option, puisque les personnes qui voudront s’en prévaloir, le feront suite aux recommandations des autorités de santé publique qui préconisent une DIMINUTION de notre exposition générale aux micro-ondes, par principe de précaution. « Toutefois, ni la gratuité, ni l’option actuelle ne règleront le problème des compteurs multiples intérieurs. Une solution technologique autre, intelligente et gratuite règlerait davantage les irritants selon nous, tel que nous le plaidons devant la Régie» ajoute Brigitte Blais, analyste au dossier pour l’AQLPA.

AQLPA et SÉ espèrent que les régisseurs impliqués dans les deux dossiers prendront les bonnes décisions, dont celle de suspendre le dossier principal jusqu’à ce que HQD révise son projet de façon à ce qu’il respecte les recommandations des intervenants, tout en restant rentable.
 
Pour lire la réponse de la cinquantaine de scientifiques internationaux aux 60 professeurs et scientifiques québécois qui signaient une lettre dans Le Devoir du 24 mai 2012 
 
Pour lire l'argumentaire final pour SÉ-AQLPA: Argumentation (v.r.) - lecture à distance
 
Pour lire l'argumentaire pour l'option de retrait pour SÉ-AQLPA: Pour une option accessible et réaliste




2.

Voici donc l'importante lettre rédigée par l'expert international David Carpenter en étroite collaboration avec André Fauteux, éditeur du magazine La maison du 21e siècle, qui est l'instigateur et le coordonateur de cette réponse aux propos négationistes et désinformateurs tenus dans une lettre cosignée par un petit groupe d'universitaires québécois. Il faut souligner le travail admirable de David Carpenter, qui depuis des années alerte les décideurs politiques et la population face aux risques croissants liés à l'électrosmog, et d'André Fauteux qui, malgré une lourde charge de travail, a réussi à coordonner la rédaction de cette lettre avec le Dr Carpenter et à recueillir l'appui d'une cinquantaine de scientifiques de calibre international ayant une expertise établie en matière de pollution électromagnétique et de ses nombreux effets sur la santé et sur l'environnement.

Tiré de https://maisonsaine.ca/sante-et-securite/electrosmog/compteurs-intelligents-experts-denoncent-desinformation-flagrante.html

Compteurs intelligents : des experts dénoncent la « désinformation flagrante  »

9 juillet 2012

La Maison du 21e siècle a demandé au médecin David Carpenter, professeur de santé publique à l’Université d’Albany (New York), son avis sur une lettre publiée dans le quotidien montréalais Le Devoir le 24 mai dernier et qui affirmait que les compteurs intelligents sans fil ne présentent aucun risque pour la santé. Une cinquantaine d’experts internationaux ont collaboré à la rédaction de l’avis suivant.

Nous, les soussignés, sommes un groupe de scientifiques et de professionnels de la santé qui ensemble avons cosigné des centaines d’études révisées par des pairs sur les effets des champs électromagnétiques (CEM) sur la santé. Nous tenons à rectifier la désinformation flagrante que l’on retrouve dans la lettre sur les compteurs « intelligents » sans fil publiée dans Le Devoir le 24 mai dernier. Présentée par un groupe d’ingénieurs, de physiciens et de chimistes québécois, cette lettre reflète un manque de compréhension évident de la science qui justifie les préoccupations quant à l’impact sur la santé des CEM de radiofréquences (RF)/micro-ondes émises par ces compteurs.

L’affirmation selon laquelle « Les milliers d’études réalisées, tant épidémiologiques qu’expérimentales chez l’humain, ne montrent pas de hausse des cas de cancer à la suite d’une exposition aux radiofréquences de faible intensité… » est fausse (1). En fait, à peine quelques études du genre ont été publiées — peut-être une douzaine, certainement pas des milliers — et la plupart ont été financées par l’industrie des télécommunications sans fil. De plus, ces études rassurantes comportaient d’importantes failles de conception, comme le fait qu’elles portaient sur des populations de trop petite taille qui furent suivies durant une période trop courte.

Des études non financées par l’industrie ont clairement démontré l’augmentation notable de l’incidence du cancer chez les individus surexposés de façon prolongée à de faibles doses de micro-ondes, émises notamment par des antennes radio. Ces effets ont été bien documentés lors des méta-analyses des résultats regroupés de plusieurs études portant sur les usagers d’un téléphone cellulaire : ces analyses ont systématiquement démontré un doublement du risque de cancer du cerveau chez les usagers exposés aux RF/micro-ondes d’un cellulaire depuis au moins dix ans.

L’incidence du cancer du cerveau

De plus, l’argument selon lequel « malgré un usage croissant du téléphone cellulaire, l’incidence globale du cancer du cerveau n’a pas augmenté au cours des dernières années » n’est pas une preuve que ces appareils sont sécuritaires : chez l’adulte, la croissance d’une tumeur cérébrale se fait lentement et peut souvent durer de 20 à 30 ans. Or, la majorité des Nord-Américains n’utilisent pas de téléphone cellulaire de façon intense depuis aussi longtemps. Les preuves concernant l’utilisation du cellulaire à long terme et le risque accru de cancer du cerveau proviennent principalement de l’Europe du Nord, où cet appareil est utilisé couramment depuis les années 1990.

En fait, les enfants sont particulièrement à risque. Or, en mai 2012, le Bureau national de la statistique du Royaume-Uni a rapporté une augmentation de 50 % de l’incidence de tumeurs du lobe frontal et temporal chez les enfants entre 1999 et 2009. Cette statistique est préoccupante car en mai 2011, après avoir examiné la littérature scientifique publiée sur les cancers affectant les utilisateurs de téléphones portables, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé les CEM de radiofréquences dans le groupe 2B, « peut-être cancérogène pour l’homme ».

Malgré le manque de consensus scientifique, les preuves sont assez nombreuses pour que tout parent prudent veuille réduire autant que possible l’exposition de ses proches à des émissions de RF/micro-ondes. C’est d’ailleurs ce qu’ont recommandé divers pays comme l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Royaume-Uni et la Russie.

Hypersensibilité électromagnétique

Les craintes du public concernant les compteurs intelligents sans fil sont tout à fait fondées. Elles sont confirmées par des autorités médicales, notamment les départements de santé publique du comté californien de Santa Cruz et de l’État de Salzbourg, en Autriche. Celles-ci s’inquiètent de l’augmentation importante du nombre de personnes affirmant avoir développé une hypersensibilité électromagnétique (HSEM), d’autant plus que dans plusieurs cas, les symptômes ne sont apparus qu’après l’installation de ces compteurs (la plupart des gens atteints prennent un certain temps avant de faire le lien entre les deux événements).

Depuis une décennie, les populations sont de plus en plus affectées par les micro-ondes ambiantes émises par les appareils sans fil dont l’usage est toujours plus répandu. Ainsi, une grande partie de la population pourrait être exposée contre son gré à des risques alarmants si jamais il y a déploiement massif de réseaux électriques intelligents. Selon sept études effectuées de 2002 à 2004 dans six pays européens, environ 10 % des Européens seraient déjà électrosensibles, et certains experts craignent que ce pourcentage n’atteigne 50 % en 2017 (Hallberg et Oberfeld, 2006). Dr Gro Harlem Brundtland, qui fut première ministre de la Norvège puis directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), est la sommité la plus célèbre à révéler publiquement son électrosensibilité

Malgré l’absence d’un consensus autour de l’origine et des mécanismes de l’électrosensibilité, plusieurs médecins et spécialistes à travers le monde ont constaté que ces symptômes (neurologiques, dermatologiques, acoustiques, etc.) semblent être déclenchés par une exposition à des niveaux de CEM inférieurs à ceux des limites internationales d’exposition basées uniquement sur les effets thermiques à court terme (2). Certains organismes, comme l’Association médicale autrichienne et l’Académie américaine de médecine environnementale, reconnaissent que pour traiter la HSEM, il faut avant tout réduire l’exposition aux CEM.

La prudence est donc de mise car les nombreux appareils sans fil qui émettent différents types d’émissions de RF/micro-ondes, comme les compteurs intelligents, n’ont jamais été testés pour les effets biologiques qu’ils pourraient provoquer.

Effets biologiques reconnus

Alors que les scientifiques ne comprennent pas encore complètement les mécanismes spécifiques par lesquels les micro-ondes causeraient le cancer, il est scientifiquement inacceptable de nier l’ampleur de la preuve concernant l’augmentation de l’incidence du cancer et le lien avec la surexposition à ce type de rayonnement.
En effet, l’affirmation selon laquelle « il n’existe aucun mécanisme établi par lequel une onde radiofréquence pourrait induire un effet néfaste sur les tissus humains autrement que par chauffage » est incorrecte, et elle reflète une méconnaissance de la littérature scientifique sur le sujet. En fait, plus de mille études sur le rayonnement non ionisant de faible intensité et de haute fréquence, publiées depuis au moins cinquante ans, démontrent l’existence de mécanismes biologiques d’effets non thermique des CENs. Ces ondes transmettent aux tissus vivants des signaux qui entraînent des changements biochimiques pouvant provoquer divers symptômes et causer des maladies comme le cancer.

Contrairement aux rayonnements ionisants comme les rayons X, les micro-ondes ne possèdent pas l’énergie requise pour rompre directement les liaisons chimiques dans le corps. Toutefois, il est scientifiquement prouvé que leur énergie peut provoquer des dommages à l’ADN pouvant mener indirectement à un cancer par une combinaison d’effets biologiques. Par exemple, diverses études récentes ont documenté la production de radicaux libres, l’augmentation de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique permettant à des substances chimiques potentiellement toxiques de pénétrer dans le cerveau, l’induction de gènes, ainsi que la modification de l’activité électrique et métabolique de cerveaux humains exposés aux micro-ondes émises par un téléphone cellulaire.

Ces effets sont cumulatifs et dépendent de nombreux facteurs, y compris l’intensité des ondes, leur fréquence, leur forme, la durée d’exposition, les particularités biologiques des individus, et l’effet synergique de l’exposition à divers agents toxiques.

Preuve éloquente qu’ils ont des effets biologiques, les CEM de faible intensité se sont avérés utiles dans certaines circonstances sur le plan clinique. Les CEM pulsés sont utilisés avec succès depuis plusieurs années pour traiter les fractures osseuses qui résistent à d’autres traitements. Plus récemment, des CEM modulés en amplitude et de fréquences spécifiques se sont avérés efficaces pour traiter le carcinome avancé et la douleur chronique.

Les CEM de hautes fréquences, comme les micro-ondes émises par les téléphones cellulaires, les compteurs intelligents, le Wi-Fi et les téléphones sans fil, semblent les plus dommageables lors d’un usage courant. Les effets biologiques qu’elles produisent, incluant les symptômes d’électrosensibilité, semblent être le résultat des dommages causés aux membranes cellulaires par la perte d’ions de calcium essentiels à leur structure. Une exposition prolongée à ces hautes fréquences peut éventuellement entraîner la dysfonction et la mort cellulaires.

En outre, une dysfonction des glandes parathyroïdes, situées dans le cou à proximité de l’endroit où l’on appuie un téléphone cellulaire, peut provoquer une électrosensibilité chez certaines personnes en réduisant le niveau d’ions de calcium dans leur sang. La radiation produite par les ondes du téléphone diminue également la production de mélatonine, une hormone qui protège du cancer, et favorise la croissance de cellules cancéreuses existantes.

Les sonneurs d’alerte attaqués

En recommandant l’application du principe de précaution en matière de CEM, la directrice de l’Agence européenne pour l’environnement, Jacqueline McGlade, a écrit en 2009 : « Nous avons noté que dans le cadre de débats antérieurs sur le danger pour la santé présentés par des substances comme l’essence au plomb et le méthyl mercure, que les scientifiques “ sonneurs d’alerte ” souffraient fréquemment de discrimination, de perte de fonds de recherche, et d’attaques personnelles indues à leur intégrité scientifique. Il serait surprenant si ce n’est pas déjà une caractéristique de la controverse actuelle sur les CEM… » Malheureusement, de telles situations semblent se produire de plus en plus fréquemment.

Par ailleurs, l’affirmation dans la lettre du Devoir selon laquelle « Nous considérons que si un débat devait avoir lieu, celui-ci devrait se concentrer exclusivement sur les effets des téléphones cellulaires sur la santé » est essentiellement une reconnaissance du fait qu’il y a une raison de s’inquiéter au sujet des téléphones portables. Toutefois, même si l’exposition immédiate aux ondes d’un cellulaire est d’une intensité beaucoup plus grande que celle d’un compteur intelligent, elle est de moins longue durée car le cellulaire est utilisé de façon temporaire.

Compteurs intelligents

Les compteurs intelligents sans fil émettent des micro-ondes pulsées atypiques, de très courte durée mais relativement nocives, dont les effets biologiques n’ont jamais été pleinement testés. Ces salves qui durent des millisecondes peuvent être émises en moyenne 9 600 fois par jour jusqu’à un maximum de 190 000 transmissions quotidiennes, et à un niveau d’émission en période de pointe deux fois et demie plus intense que le signal de sécurité déclaré, a admis le fournisseur californien Pacific Gas & Electric devant la Commission de services publics de cet État. Ainsi, les gens qui vivent à proximité d’un compteur intelligent risquent d’être exposés à ces ondes de façon beaucoup plus intense que s’ils sont à côté d’un cellulaire, sans parler de l’effet cumulatif de ces mêmes ondes sur les gens exposés à plusieurs compteurs.

En outre, la tête et le cou sont les parties du corps principalement exposées aux ondes d’un cellulaire, et l’utilisateur est exposé aux ondes uniquement lorsqu’il utilise l’appareil. Une exposition au compteur intelligent affecte généralement l’ensemble du corps, augmentant le risque de surexposition de nombreux organes.

En plus de ces salves irrégulières de micro-ondes provenant de compteurs transférant les données de consommation aux compagnies d’électricité, de gaz ou d’eau, les compteurs intelligents sont également une source majeure d’électricité « sale » (interférence électrique de haute tension et à haute fréquence, généralement dans la bande de fréquences des kilohertz). En effet, certains scientifiques, comme l’épidémiologiste américain Sam Milham, croient que bon nombre des problèmes de santé associés aux compteurs intelligents (sans fil et filaires) peuvent aussi être causés par l’interférence générée par l’alimentation à découpage qui les actionnent. La pose de filtres atténuant la quantité d’électricité sale circulant sur le câblage domestique semble soulager les symptômes de certaines personnes électrosensibles et devrait être envisagée comme une des solutions visant à atténuer les impacts négatifs potentiels.
Mieux vaut prévenir que guérir

Les effets nocifs observés à la suite de l’installation de compteurs intelligents sont susceptibles d’être exacerbés si les électroménagers intelligents qui utilisent une communication sans fil deviennent la norme. Une telle situation ne ferait qu’accroître davantage les expositions injustifiées à des micro-ondes.
Jusqu’à présent, peu d’études indépendantes ont été réalisées sur les effets sanitaires d’expositions continues à des micro-ondes de faible intensité. Toutefois, des études sur les effets sanitaires des substances chimiques dangereuses réalisées pendant des décennies nous ont appris qu’une exposition chronique à de faibles concentrations de micro-ondes peut causer autant sinon plus de tort qu’une exposition aiguë à de fortes concentrations.

C’est pourquoi nous, les soussignés, nous joignons aux nombreuses autorités (3) qui recommandent l’application du principe de précaution et l’adoption de mesures immédiates – comme l’usage de compteurs filés – pour réduire l’exposition à toutes formes de RF/micro-ondes. Nous ne préconisons pas que l’on cesse d’utiliser les technologies sans fil, seulement que l’on fasse preuve de bon sens afin que leur utilisation ne représente pas un risque pour la santé.

1. Publications scientifiques sur les effets des CEM sur la santé.
2. Explications et études sur l’électrohypersensibilité.
3. Liste des gouvernements et organismes ayant émis des mises en garde sur les technologies sans fil ou interdit leur usage.

• David O. Carpenter, M. D., directeur, Institut pour la santé et l’environnement, Université d’Albany, É.U.
• Jennifer Armstrong, M. D., ancienne présidente, Société canadienne de médecine environnementale, fondateur, Clinique de santé environnementale d’Ottawa, Ontario, Canada
• Pierre L. Auger, M. D., FRCPC, Médecine du travail – Multiclinique des accidentés 1464, Montréal, Québec, Canada
• Fiorella Belpoggi, Ph. D., directrice du centre de recherche sur le cancer Cesare Maltoni, Institut Ramazzini, Bologne, Italie
• Martin Blank, Ph. D., ancien président, Bioelectromagnetics Society, conférencier spécial, département de physiologie et de biophysique cellulaire, Centre médical de l’Université Columbia, New York, É. U.
• Barry Breger, M. D., Centre d’intégration somatosophique (médecine orthomoléculaire), Montréal, Québec
• John Cline, M. D., professeur, Institut pour la médecine fonctionnelle, Federal Way, WA, É. U., directeur médical, Centre médical Cline, Nanaimo, CB, Canada
• Alvaro Augusto de Salles, Ph. D., professeur de génie électrique, Université fédérale de Rio Grande do Sul, Porto Alegre, Brésil
• Christos Georgiou, professeur de biochimie, département de biologie, Université de Patras, Grèce
• Livio Giuliani, Ph. D., chercheur senior, Institut national de l’assurance (INAIL), chef de l’unité de recherche sur les radiations et les ultrasons, Rome, Italie
• Andrew Goldsworthy, Ph. D., conférencier honoraire en biologie, Collège impérial de Londres, Royaume-Uni.
• Claudio Gómez-Perretta, M.D., Ph.D., Directeur, Centre de recherche, Hôpital universitaire LA Fe, Valence, Espagne
• Yury Grigoriev, Ph. D., président, Comité national russe sur la protection de la radiation non ionisante, Moscou, Russie
• Settimio Grimaldi, Ph. D., directeur de l’Institut de pharmacologie translationnelle (neurobiologie et médecine moléculaire), Conseil national de la recherche, Rome, Italie
• Magda Havas, Ph. D., Centre d’études sur la santé, Université Trent, Peterborough, Ontario, Canada
• Lennart Hardell, M. D., professeur d’oncologie, Hôpital universitaire, Örebro, Suède
• Denis L. Henshaw, Ph. D., professeur de physique, chef du groupe Effets de la radiation Effects chez les humains, Université de Bristol, Royaume-Uni
• Ronald B. Herberman, M. D., président du conseil, Fonds de la santé environnementale, et directeur fondateur émérite, Institut pour le cancer de l’Université de Pittsburgh
• Isaac Jamieson, Ph. D. Science environnementale (phénomènes électromagnétiques dans l’environnement bâti), architecte indépendant, scientifique et consultant environnemental, Hertfordshire, Royaume-Uni.
• Olle Johansson, Ph. D., professeur de neuroscience (Unité de dermatologie expérimentale), Institut Karolinska, Stockholm, Suède
• Yury Kronn, Ph. D., sommité russe sur la physique des vibrations non linéaires et des vibrations électromagnétiques à haute fréquence, fondateur d’Energy Tools International, Oregon, É. U.
• Henry Lai, Ph. D., professeur de génie biologique, École de médecine de l’Université de Washington, Seattle, WA, É.U.
• Abraham R. Liboff, Ph. D., professeur émérite, département de physique, Université d’Oakland, Rochester, Michigan, É.U.
• Don Maisch, Ph. D., chercheur sur les normes d’exposition aux radiations de fréquences de télécommunications, EMFacts Consultancy, Tasmanie, Australie
• Andrew A. Marino, M. D., Ph. D., J. D., professeur de neurologie, Centre des sciences de la santé LSU, Shreveport, LA, É.U.
• Karl Maret, M. D., M. Eng., président, Dove Health Alliance, Aptos, CA, É. U.
• Sam Milham, M. D., ancien épidémiologiste en chef, ministère de la Santé de l’État de Washington, É.U.
• Joel M. Moskowitz, Ph. D., directeur, Centre pour la santé familiale et communautaire, École de santé publique, Université de Californie, Berkeley
• Gerd Oberfeld, M. D., Département de santé publique (médecine de l’environnement), gouvernement de l’État de Salzburg, Autriche
• Jerry L. Phillips, Ph. D., directeur, Centre pour l’excellence en sciences, département de chimie et de biochimie, Université du Colorado, É.U.
• John Podd, Ph. D., professeur de psychologie (neuropsychologie expérimentale), Université Massey, Nouvelle-Zélande
• William J. Rea, M. D., chirurgien thoracique et cardiovasculaire, directeur du Environmental Health Center, Dallas, Texas, É. U.
• Elihu D. Richter, M.D., professeur, École de santé publique et de médecine communautaire-Hadassah, Hebrew University, Jérusalem, Israël
• Leif G. Salford, M. D., professeur de neurochirurgie, Université Lund, Suède
• Nesrin Seyhan, M. D., fondatrice et titulaire de la chaire de biophysique, faculté de médecine de l’Université de Gazi, Turquie
• Cyril W. Smith, Ph. D., auteur principal « Electromagnetic Man », retraité du département de génie électronique et électrique, Université de Salford, Royaume-Uni
• Morando Soffritti, M. D.,
directeur scientifique de la fondation européenne pour l’oncologie et les sciences environnementales « B. Ramazzini », Bologne, Italie
• Antoinette Stein, Ph. D., Collaborative on Health and the Environment (groupe de travail CHE-EMF), co-coordonnatrice, Berkeley, CA, É. U.
• Stanislaw Szmigielski, M. D., Ph. D., professeur de pathophysiologie, expert consultant, ancien directeur de la division de la Sûreté des micro-ondes, Institut militaire d’hygiène et d’épidémiologie, Varsovie, Pologne
• Bradford S. Weeks, M. D., directeur, Clinique The Weeks, Clinton, WA, É.U.
• Stelios A. Zinelis, M. D., Société hellénique du cancer, Céphalonie, Grèce

Coordination : André Fauteux, éditeur et rédacteur en chef du magazine la Maison du 21e siècle, Sainte-Adèle, Québec, Canada.

NOTE: Pour accéder aux liens Web vers les données biographiques de chacun des scientifiques signataires ci-dessus, veuillez vous rendre au https://maisonsaine.ca/sante-et-securite/electrosmog/compteurs-intelligents-experts-denoncent-desinformation-flagrante.html

NOTE de Jean: Si vous désirez contacter le Dr Carpenter à ce sujet voici ses coordonnées:

David O. Carpenter, M.D.
Director, Institute for Health and the Environment
University at Albany
5 University Pl., Rm. A217
Rensselaer, NY 12144
518-525-2660 (phone)
518-525-2665 (FAX)
Email:  dcarpenter@albany.edu

La version anglaise de cette lettre se trouve au https://maisonsaine.ca/sante-et-securite/electrosmog/smart-meters-correcting-gross-misinformation.html

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Voir aussi:

Polytechnique, au service de l’industrie ou de la santé publique? (17 juin 2012)
http://maisonsaine.ca/polytechnique-au-service-de-lindustrie-ou-de-la-sante-publique/
Compteurs intelligents : La Brigade électro-urbaine de l’École Polytechnique, qui veut convaincre que les électrosensibles que les symptômes qu’ils jugent causés par les compteurs intelligents et autres sources de radiofréquences ou micro-ondes, est financée par un magnat de l’informatique avec des intérêts dans l’industrie du sans fil. (Détails ci-bas) CLIP

Le principe de précaution à l’ère du sans fil ( 28 mai 2012)
http://maisonsaine.ca/le-principe-de-precaution-a-lere-du-sans-fil/
La vaste majorité des études portant sur l’exposition aux champs électromagnétiques (CEM) sous-estiment leur impact sur la santé : « Si l’on ne tient compte que de l’exposition aux CEM à domicile, on ne voit pas l’ensemble du risque relatif et les résultats sont rarement significatifs du point de vue statistique. Il faut aussi tenir compte de l’exposition au travail », explique le Dr David O. Carpenter, directeur de l’Institute for Health and the Environment à l’Université d’Albany, dans l’État de New York.De plus, peu d’études sur le lien entre l’usage du téléphone cellulaire et le risque de cancer du cerveau ont tenu compte des jeunes et autres accros au cellulaire à long terme. Or, le cancer du cerveau prend 20 à 30 ans à se développer alors que ce n’est que depuis l’an 2000 qu’au moins la moitié de la population utilise couramment un téléphone cellulaire, du moins en Scandinavie où cette technologie fut inventée.Malgré cela, « cinq méta-analyses [de nombreuses études] sur le sujet ont déjà démontré des risques élevés de cancer du cerveau si on utilise un cellulaire depuis au moins dix ans. Le risque double dans ce cas et il quintuple même après un an d’usage si on commence à utiliser le cellulaire avant l’âge de 20 ans », relatait le Dr Carpenter lors d’une conférence prononcée le 19 mai dernier dans le cadre de la foire Projet Écosphère Montréal. Pour cet expert dans l’analyse d’études en santé publique, le cellulaire n’est rien de moins qu’un contraceptif abordable puisqu’il réduit aussi la concentration de spermatozoïdes. Cliquer ICI pour lire sa présentation Powerpoint.

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Voici un élément important à savoir pour comprendre qui soutient cette "brigade" mentionnée ci-après... Cette brigade électro-urbaine de Polytechnique est financée par Lorne Trottier qui a fondé une cie électronique, a donné environ 25 M$ au total à McGill et est webmestre d'un site de négationnisme auquel contribue le "médecin" d'Hydro-Québec Michel Plante. Vive l'objectivité scientifique! Une suggestion importante: Si vous décidez de faire appel à leurs services, ce que nous ne recommandons pas, assurez-vous de leur demander une copie écrit des mesures qu'ils prendront et si possible ayez avec vous quelqu'un qui s'y connaît en la matière lorsqu'ils viendront faire leurs tests. Si vous voyez qu'ils cherchent à jouer aux témoins de Jéhovah et à vous vendre une quelconque salade négationniste, ne vous laissez pas berner et demandez-leur gentiment de ne pas insister – à moins que vous ne vous sentiez capable de rétorquer à leurs arguments et de les persuader qu'ils font fausse route...

POLYTECHNIQUE MONTRÉAL LANCE UNE BRIGADE ÉLECTRO-URBAINE (24 mai 2012)
http://www.polymtl.ca/carrefour/article.php?no=3893
Le rayonnement des antennes, des téléphones portables et des compteurs « intelligents » est-il dommageable pour la santé humaine? Voilà une question complexe qui en tourmente plusieurs. Polytechnique Montréal lance aujourd'hui, dans le cadre de sa 11e Journée de la recherche, une brigade électro-urbaine qui se veut une réponse aux craintes exprimées par le public quant aux effets des ondes radiofréquences sur la santé. Regroupant six étudiants et dirigée par Thomas Gervais, chargé d'enseignement à Polytechnique et journaliste scientifique, la nouvelle brigade se propose de recueillir les questions, les commentaires et les préoccupations du public quant aux effets des radiofréquences sur la santé. Il sera possible de faire appel aux étudiants de Polytechnique pour effectuer des mesures gratuites à domicile (région métropolitaine) et pour tester des objets qui émettent des ondes. La brigade électro-urbaine pourra également accueillir des personnes « électrohypersensibles » et tester leurs réactions aux radiofréquences sous environnement contrôlé. La brigade de Polytechnique s'intéressera au cours de l'été à la caractérisation spectrale des appareils commerciaux de détection des ondes ainsi qu'à la caractérisation de toutes les sources d'ondes que l'on retrouve dans l'environnement familial : téléphones, routeurs, télévisions, micro-ondes, cuisinières à induction, compteurs intelligents, etc. Les étudiants se pencheront aussi sur la caractérisation spectrale des ondes dans l'environnement urbain et effectueront des mesures d'intensité près des antennes radio, cellulaires et télés. Ainsi, tout au long de l'été, la brigade électro-urbaine recueillera plusieurs données de manière indépendante qui serviront à renseigner la population de manière crédible et rigoureuse sur les effets des ondes électromagnétiques à basses fréquences sur la santé.Ce projet est rendu possible grâce à un don de la Fondation familiale Trottier. Les personnes qui souhaitent transmettre des questions à la brigade électro-urbaine peuvent le faire par courriel à l'adresse brigadeelectrourbaine@polymtl.ca ou par Facebook au www.facebook.com/BrigadeElectroUrbaine CLIP

Compteurs intelligents: les craintes pour la santé sont injustifiées, selon 60 scientifiques (24 mai 2012) http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/350777/compteurs-intelligents-les-craintes-pour-la-sante-sont-injustifiees-selon-60-scientifiques
Note de Jean - commentaire écrit à chaud le lendemain de la publication de cette lettre : Une campagne de désinformation "scientifique" qui a été lancée à l'instigation de quelques négationnistes invétérés - voir ICI la liste des signataires de la lettre qu'ils ont fait signer par une soixantaine de scientifiques. Vous y reconnaîtrez certains noms. Il serait intéressant de savoir s'il y a des liens occultes entre les bonzes d'Hydro-Québec, des compagnies de téléphonie cellulaire et/ou du parti Libéral et ceux qui sont à l'origine de cette initiative pour maintenir la population docilement programmée à nier les évidences quant aux effets néfastes pour la santé humaine d'une exposition cumulative à l'électrosmog ambiant. Ils suivent en cela une pratique souvent utilisée par l'industrie pétrolière et d'autres cartels de la pollution outrancière qui financent en sous-main des scientifiques véreux au sens moral douteux pour torpiller les efforts des écologistes qui tentent d'arrêter le désastre planétaire du réchauffement climatique. Dans le climat de corruption étatique que connaît présentement le Québec, un tel scénario ne serait nullement surprenant...

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Voir aussi...

Compteurs intelligents - Une confiance aveugle (31 mai 2012) http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/351286/une-confiance-aveugle
Réponse d'André Bélisle à cette lettre désinformante et biaisée.

The two-perspective risk assessment in Europe (May 17, 2012)
http://iemfa.org/images/pdf/IEMFA_Madrid_17_May_2012.pdf
World health change possibly linked to electromagnetic fields
Note de Jean: C'est une synthèse de la situation actuelle dans la lutte titanesque entre, d'une part, le paradigme cartésien et myope de la physique dite «exacte» dominée par de puissants intérêts économiques qui ont tout avantage à s'opposer avec la dernière énergie à la remise en question de normes qui ne servent qu'à protéger leurs profits au détriment de la santé de la population et, d'autre part, le paradigme scientifique émergent d'une vision holistique qui tient compte des complexes interactions et effets biologiques des champs électromagnétiques d'origine artificielle, et qui s'efforce de défendre le bien commun en mettant notamment en lumière les coûts astronomiques liés à l'explosion de maladies chroniques que l'on peut raisonnablement attribuer (entre autres!) au travail de sape de la contamination électromagnétique de notre environnement par la multiplication exponentielle des sources de la pollution électromagnétique invisible et insidieuse qui ne cesse de croître autour de nous.

Lorsque l'on sait le fardeau écrasant que représentent les dépenses de santé en constante croissance sur les finances publiques de tous les pays du monde, et dont la taille gargantuesque des dettes souveraines menace littéralement de faire s'effondrer l'économie mondiale, on réalise à quel point les gouvernements auraient tout intérêt à juguler à la source les causes mêmes de cette dégradation préoccupante de la santé humaine. Mais pour y arriver, il va falloir rien de moins qu'une profonde révolution sociale et un éveil de conscience tout aussi profond pour que dans tous les domaines, puisque tout est lié, nous cessions de jouer à l'autruche et d'accorder aveuglément foi aux apôtres corrompus d'une science sans âme dont les fondements mêmes sont trop souvent minés par l'appât du gain qui prime sur toute autre considération.




3.

From: André Fauteux (andre@maisonsaine.ca)
Date: 8 juin 2012
Subject: Votre étude visant à démontrer que l'électrosensibilité est psychosomatique
To: thomas.gervais@polymtl.ca,

Bonjour M. Gervais,

Si je comprend bien l'article ci-bas publié dans Le Devoir du 24 mai, votre étude a pour but de démontrer, comme vous le dites, que « les manifestations de l’électrohypersensibilité résultent de l’anxiété générée par les appareils émettant des radiofréquences, selon l’OMS ». À ma connaissance, l'OMS n'a jamais dit cela, mais a plutôt affirmé qu'il n'y a pas de consensus sur une « base scientifique permettant de relier les symptômes de la HSEM à une exposition aux CEM ». Elle recommande aux médecins d'explorer diverses pistes dont la pollution de l'air, le bruit, l'éclairage et l'ergonomie des postes de travail et affirme que le traitement nécessite « une évaluation psychologique destinée à identifier d'autres pathologies psychiatriques ou psychologiques pouvant être responsables de ces symptômes ».

Or, des millions de personnes et de scientifiques, dont l'ancienne dg de l'OMS Gro Harlem Brundtland elle-même, vous diront qu'ils n'avaient pas peur des radiofréquences ou autres champs électromagnétiques quand leurs premiers symptômes d'électrosensibilité sont apparus : après avoir fait plusieurs tests en simple aveugle, ce médecin, ancien premier ministre de la Norvège et mère du concept du développement durable jure que son électrosensibilité n'a rien de psychosomatique. Lire ce témoignage que le Dr Brudntland a récemment fait à l'Université de Waterloo.

En fait, l'avis sur l'électrosensibilité publié par l'OMS en décembre 2005 devra être mis à jour à la lumière des découvertes les plus récentes, me disait en entrevue fin 2010 l'oncologue parisien Dominique Belpomme qui s'apprête à publier diverses études sur le sujet. Son équipe a notamment observé que plusieurs électrosensibles ont des problèmes de vascularisation cérébrale, des niveaux d'histamine élevés, des taux anormalement bas de mélatonine (hormone luttant contre le cancer), ainsi que des niveaux d'anticorps et de protéines témoignant d'une souffrance cérébrale. Voici un PDF d'une de ses présentations. Son conseil scientifique est présidé par le Nobel de médecine Luc Montagnier et ses recherches sont coordonnés par Philippe Irigaray. Ce dernier fut, avec le Dr David Carpenter de l'Université d'Albany, membre du comité d'experts récemment embauché par le Fonds de recherche en santé du Québec pour sélectionner les meilleurs projets de recherche en prévention des cancers environnementaux.

D'ailleurs, l'Association médicale autrichienne et l'Académie américaine de médecine de l'environnement ont récemment affirmé que le premier traitement de l'électrosensibilité devrait être la réduction de la surexposition aux champs électromagnétiques. “More independent research is needed to assess the safety of ‘Smart Meter’ technology,” said Dr. Amy Dean, board certified internist and President-Elect of the AAEM. “Patients are reporting to physicians the development of symptoms and adverse health effects after ‘Smart Meters’ are installed on their homes. Immediate action is necessary to protect the public’s health.”

J'espère qu'en tant que chercheur et journaliste scientifique rigoureux, vous vous inspirerez de ces nouvelles connaissances en concevant votre protocole de recherche. Je vous invite d'ailleurs à lire la récente étude du Dr Andrew Marino et la plus ancienne du Dr WJ Rea (ci-attachées). Le Dr Rea y explique que les études de provocation doivent être bien conçues car chaque individu réagit différemment à diverses fréquences électromagnétiques en fonction de plusieurs facteurs. L'humain est un être complexe qui ne peut être allumé et éteint à souhait comme un interrupteur.

Sincères salutations,

André Fauteux, éditeur
Magazine La Maison du 21e siècle




4.

Tiré de : http://mieuxprevenir.blogspot.ca/2012/06/scandal-of-quebec-academics-initiative.html?spref=fb

The Scandal of Quebec Academics' Initiative to Discredit Health Effects of Electromagnetic Fields and the Physiological Suffering of Electrohypersensitive Persons

In order to convince the provincial, national and international populations to accept smart meters, an open letter has been addressed by 60 Quebec academics, almost all professors from McGill University and the Ecole Polytechnique, Montreal, to the Quebec population. In the wake of the letter, a project will be set up to offer free radiofrequency measurements to people in their homes and, in collaboration with cardiologist Dr. David Langleben of the Montreal Jewish Hospital, invite those who call themselves hypersensitive to electromagnetic (EM) waves to undergo tests to determine "whether the discomfort they feel is of a psychosomatic nature or actually caused by the waves."

The funding behind this initiative comes from Leon Trottier. McGill University has received very large sums of money from Trottier who is the owner of Matrox, a large manufacturer of Wifi-enabled motherboards and graphic chips for mobile internet devices. Trottier has set up multiple websites, including emfandhealth.com which serve to suppress the science pointing to the adverse effects of electromagnetic radiation. Emfandhealth is co-written by Michel Plante who is employed by cell phone companies and Hydro-Quebec, which foresees deployment of 3.8 million wireless smart meters across the province by 2017.

This initiative is very similar to the national clinical study on hypersensitivity to electromagnetic fields (EMF) launched by the French Government in February 2012. The 44-month « independent » study is evaluating the psychological and social aspects of suffering of electrosensitive persons. Professor Dominique Belpomme, who is one of the leading researchers on electrohypersensitivity, commented : The "starting point of the study a priori is that there is no causal link between 'hypersensitivity to electromagnetic fields' as we observe it clinically, and electromagnetic fields; in other words, it is affirmed that the patients are hypochondriacs and fall within the realm of psychiatry… The study has been ordered by the public authorities …with a view to demonstrating the harmlessness of electromagnetic fields with regard to health…"

The persons who organize such initiatives are criminals. These initiatives are irresponsible and serve only to disprove the link between EM fields and physiological health effects in order to allow the wireless industries, including those promoting smart meters such as Hydro-Quebec, to further enrich themselves with profits. This is blatant discrimination against electrohypersensitive persons who are already struggling with the severe handicap of their illness, a number of whom find it impossible to lead a normal professional and social life.

Here is the summary of the open letter:

"We are a group of scientists and engineers who are concerned about the perception of health risks from EM radiation... called "radiofrequencies" and/or RF in Quebec and elsewhere in the world. We lament that the real social issues regarding the use of RF communication systems have been overshadowed solely by the question of their alleged health effects.

"We believe that the fear of wireless technologies is based primarily on : i) misunderstanding of the nature of radio waves and their interaction with the human body, ii) a misreading of the scientific literature on this subject and iii) a distrust of local, national and international public health organizations. …

The letter states that Hydro-Quebec certifies that the intensity of emissions of smart meters, operating at frequencies "close to those emitted" by cell phones and Wi-Fi, are 100,000 times lower than Canadian safety standards. "A number of activist groups continue to proclaim far and wide that smart meters represent a significant public health risk." The letter lists the arguments that have appeared in the mass media against installation of smart meters, with which the academics disagree.

This is followed by their counterarguments: "the thousands of epidemiological and experimental studies do not show an increase in cancer rates or any other deleterious effect following exposure to RF at intensities equivalent or lower to those emitted by cell phones; WHO (World Health Organization), Health Canada and the Ministry of Health and Social Services, Quebec (MSSS) have issued clear statements on electrohypersensitivity, namely that this condition exists but may be due to anxiety about exposure to RF and not a verifiable effect on the body; there is no established mechanism by which RF can induce an effect in human tissues other than heating (thermal effects); there is no clear link between exposure to RF (within existing safety standards) and any health effects."

"We are concerned that a moratorium on smart meters based on health issues will lead by direct analogy to a moratorium on Wi-Fi in the urban environment. If smart meters are banned, Wi-Fi, cellular handsets, radio and TV antennas should logically also be banned since these devices emit a similar or high intensity levels and frequencies than the meters. We believe that such measures constitute a major backward socioeconomic step with no significant benefit for public health or the environment."

Furthermore, the group of academics who signed the letter encourages their colleagues from abroad to reproduce this initiative in their own countries, as "this debate concerns not only Quebec or Canada but the whole world".

André Fauteux, journalist and Editor of the magazine "La Maison du 21ème siècle" has written a letter to Dr. David Langleben, Chief of Cardiology, Jewish General Hospital, Montreal, who is collaborating with the Brigade to test electrohypersensitive persons to determine "if the discomfort they feel is of a psychosomatic nature or actually caused by the waves". 

He has also written to Thomas Gervais, originator of the open letter, who is in charge of education at the Montreal Ecole Polytechnique, and is a biomedical engineer and scientific journalist. Following are excerpts Mr. Fauteux's letter which is translated from French:

"If I understand the article … published in Le Devoir on May 24, your study aims to demonstrate, as you say, that 'the events of electrohypersensitivity result from the anxiety generated by devices that emit radio frequencies, according to WHO. ' To my knowledge, the WHO has never said that, but instead asserted that there is no consensus on a 'scientific basis to link EHS symptoms to EMF exposure.' It recommends that physicians explore various avenues including air pollution, noise, lighting and ergonomic workstations and says the treatment requires 'a psychological evaluation to identify alternative psychiatric or psychological conditions that may be responsible for these symptoms…'

"The opinion on electrosensitivity published by WHO in December 2005 will be updated in the light of recent discoveries, I was told in an interview late in 2010 with the Parisian oncologist Dominique Belpomme who is about to publish various studies on the subject. His team has observed that several problems include electro cerebral vasculature, high levels of histamine, abnormally low melatonin hormone (fighting against cancer), and levels of antibodies and proteins showing brain damage…

"Moreover, the Austrian Medical Association and the American Academy of Environmental Medicine (AAEM) have recently claimed that the first treatment for electrosensitivity should be to reduce overexposure to electromagnetic fields. 'More research is needed to (establish) independent assessment tools of the safety of 'Smart Meter' technology,' said Dr. Amy Dean, board certified internist and President-Elect of the AAEM. 'Patients are reporting to physicians the development of symptoms and adverse health effects after 'Smart Meters' are installed on their homes. Immediate action is necessary to protect the public's health.'.."

by Meris Michaels with thanks to several EMF advocates and the following references:

References:

Open letter in French and in English:
http://www.polymtl.ca/phys/doc/Lettre_ouverte_de_scientifiques_quebecois_les_compteurs_intelligents.pdf

http://www.mcgill.ca/newsroom/news/item/?item_id=211861 and

http://www.newswire.ca/en/story/980147/polytechnique-montreal-lance-une-brigade-electro-urbaine-en-reponse-aux-craintes-exprimees-quant-aux-ondes-radiofrequences

Article in Le Devoir, 24 May 2012 (in French):
http://m.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/350777/compteurs-intelligents-les-craintes-pour-la-sante-sont-injustifiees-selon-60-scientifiques

French Government study :
http://mieuxprevenir.blogspot.ch/2012/02/french-government-launches-study-on.htm

Note de Jean: Pour avoir une idée du négationisme viscéral de Lorne Trottier relativement aux conséquences de la pollution électromagnétique lire le texte A growing Hysteria à http://www.csicop.org/si/show/growing_hysteria/
En voici un court extrait qui en dit long sur les terribles préjugés qu'il cherche à nourrir...

"A growing industry of fraud artists is taking advantage of the fact that many of the supposed symptoms of EMF appear to be psychosomatic. They are offering a broad variety of quack remedies that will absorb "harmful" EMF or otherwise shield the user. These products range from pendants worn around the neck to a patented $727.50 "i-H2O activator" that "structures all the water you use." Un véritable adepte de la lobotomisation de la science ce M Lorne qui refuse systématiquement de reconnaître la moindre validité aux études indépendantes (à la différence des autres financées en tout ou en partie par l'industrie des télécommunications) démontrant que même à des doses extrêmement faibles, mais prolongées dans le temps, les micro-ondes finissent pas avoir des effets biologiques cumulatifs débilitants, et ce, bien en-deça des niveaux d'intensité où des effets thermiques sont discernables.




5.

Et voici enfin un précieux complément d'information sur Lorne Trottier

Tiré de http://www.emfacts.com/2012/07/electrogate-in-canada-eliminating-independent-academic-inquiry-with/

Electrogate in Canada: Eliminating independent academic inquiry with $$$$$$$$$$$$$$

July 7, 2012 in -Mailing List, Corporate influence on Science by EMFacts

A recent 2012 report by the Union of Concerned Scientists examined the effect on scientific inquiry when powerful corporate interests are involved in academic research in the US. The report found that corporations “exert influence at every step of the scientific and policy-making processes, often to shape decisions in their favour or avoid regulation and monitoring of their products and by-products at the public’s expense”. To quote:

Federal decision makers need access to the best available science in order to craft policies that protect our health, safety, and environment. Unfortunately, censorship of scientists and the manipulation, distortion, and suppression of scientific information have threatened federal science in recent years. This problem has sparked much debate, but few have identified the key driver of political interference in federal science: the inappropriate influence of companies with a financial stake in the outcome. A new UCS report, Heads They Win, Tails We Lose, shows how corporations influence the use of science in federal decision making to serve their own interests.

Reference: Union of Concerned Scientists, Heads They Win, Tails We Lose: How Corporations Corrupt Science at the Public’s Expense, Feb. 2012, http://www.ucsusa.org/scientific_integrity/abuses_of_science/how-corporations-corrupt-science.html

An excellent example of this unfortunate trend is illustrated in the following report by an investigative writer who sent it me with a request to post on my blog but to keep the author’s identity simply as “Anonymous” . I have checked out the links to ensure the statements are accurate

A modern day Watergate!

Don Maisch PhD

Lorne Trottier’s Financial Ties to the Wireless/Mobile Industries

Following the World Health Organization's classification of Radiofrequency Electromagnetic Fields (RF-EMF)
as 2B Possible Carcinogen to Humans in 2011, this year the American Academy of Environmental Medicine, the Swiss Physicians' MfE, the Austrian Medical Association and the French Health Research Group led by a Nobel Prize-winning scientist have all issued public statements calling for precaution against wireless radiation and for the proper treatment of electrohypersensitive (EHS) patients.

In Quebec, however, things go backwards. Electronics tycoon Lorne Trottier has financed an "urbanelectro
Brigade" to publicly deny the hazards of EMF and the validity of Electrohypersensitivity. Lorne (owner
of Matrox) enlisted 60 academics, mostly from McGill University and École Polytechnique de Montréal to
which he has donated tens of millions of dollars.

Lorne Trottier is a zealous critic of all the science that point to negative health effects of electromagnetic
radiation. He has written numerous articles attacking scientists and scientific studies that do not support the
“safety” of EMF/EMR which he promotes. His pro-EMF opinion is disseminated through his own website
EMFandHealth.com, a host of “skeptic” websites which he is connected to. Even Amazon.com!
Iain Martel (Lorne Trottier's colleague at Centre for Inquiry Canada) wrote online, “Matrox makes graphics
cards for computers, which has absolutely nothing to do with wi-fi or any other wireless device. Lorne
Trottier has no ties to any manufacturer of wireless devices.” See Comment section. June 14, 2012 at 6:34am http://www.northshoreoutlook.com/news/158896505.html?fb_comment_id=fbc_10150953135132210_22558570_10150954383982210

Really?

McGill University states that its "OSS [Office for Science and Society] does not accept funding from any vested interest and is supported solely by McGill University and the Lorne Trottier Family Foundation."
http://www.mcgill.ca/oss/

Lorne Trottier Family Foundation... No “vested interest”...? Really??

Through his business interest at MSBi Valorisation (now renamed iNovia Capital), a venture capital company
heavily invested in start-ups of digital and wireless products and apps, Lorne Trottier is closely tied to the
financial well-being of the wireless industries. His denial of the health risks of wireless technology bears a
serious conflict of interest.

Lorne Trottier is on the Board of Directors of MSBi Valorisation
http://www.msbiv.ca/en/about-us/team/

Incorporated in 2003, MSBi Valorisation resulted from the partnership of entrepreneurs and representatives from McGill University, University of Sherbrooke and Bishop’s University who established this vehicle for
financially supporting and bringing to market promising technologies. This effort started in 2001 as a part of the launch of SVUs through Valorisation-Recherche Québec (VRQ), under the umbrella of a seed fund dedicated to technologies from McGill University, University of Sherbrooke and Bishop’s University (MSBi, now iNovia Capital). Since 2003, iNovia Capital has extended its activities to other academic institutions in Quebec, Canada, and in the US, and provides a wider range of seed financing.

MSBi Valorisation is a private company, incorporated in Quebec… iNovia Capital also contributes to MSBiV’s operations. Read more: http://www.msbiv.ca/en/about-us/background/

“MSBi Valorisation is an early stage group that provides capital, manpower and business sense to monetize promising technologies developed within McGill University, Université de Sherbrooke and Bishop’s University and their affiliated research centres. “We are instrumental for creating spin-offs as well as technology opportunities ready to be licensed to existing companies”.

Specialties: Investment, New Ventures, Licensing,Technology Transfer, Networking, Intellectual Property, Innovation, Life Sciences, Medical Devices, Clean Technologies, Telecommunications. ”
Read more: http://www.linkedin.com/company/msbi-valorisation?trk=tabs_biz_home

MSBi = iNovia Capital
http://www.mcgill.ca/engineering/dar/donors “MSBi investment group (now iNovia Capital) , which helped move inventions, innovations and intellectual property from university labs into the marketplace.” ”

Lorne Trottier is a Board member of iNovia Capital

Lorne Trottier is listed as a representative of McGill University, under iNovia Capital
• Dr. Rose Goldstein [30/06/2014]
• Mr. Lorne Trotter [30/06/2014]
• Dr. Michele Beaulieu [30/06/2014]
https://secureweb.mcgill.ca/boardofgovernors/other/non-board

iNovia Capital’s $Multi-Million Investments in Wireless Technology and Mobile Devices
http://inoviacapital.com/?s=wireless
http://inoviacapital.com/?s=mobile

Lenddo Secures $8 Million in Series A Funding From Top Global VC Funds (May 15, 2012)
Investors include the Silicon Valley firms of Accel Partners, Blumberg Capital, and Omidyar Network, as well as
Montreal-based iNovia Capital and New York-based Metamorphic Ventures.

About iNovia Capital

iNovia partners with exceptional entrepreneurs to build successful companies in high growth sectors. The team is comprised of entrepreneurs and sector experts focused on Mobile, Internet and Digital Media. iNovia has $275M under management across three seed and early stage funds.
Read more: http://inoviacapital.com/2012/05/lenddo-secures-8-million-in-series-a-funding-from-top-global-vc-funds/

CLIP - POUR LIRE LA PARTIE MANQUANTE, SVP ALLER À http://www.emfacts.com/2012/07/electrogate-in-canada-eliminating-independent-academic-inquiry-with/

iPad-specific Products manufactured by Matrox (Company President-Lorne Trottier)
“Matrox Mura MPX Series-Powered Video Wall & MuraControl for iPad to Make Splash at Screenmedia Expo 2012?
http://www.matrox.com/graphics/en/products/display_wall/mura_mpx_series/app/
http://www.matrox.com/graphics/en/press/releases/2012/digital_signage/video_wall_controller_boards/mura_muracontrol/screenmedia_expo/

“Matrox Mojito MAX…turbocharges your H.264 encoding for deliveries to the web, mobile devices, and Blu- ray”
http://www.matrox.com/video/en/products/mojito_max/

Some of Lorne Trottier’s Write-ups about EMF

A Growing Hysteria Lorne Trottier – Volume 33.5, September / October 2009
http://www.csicop.org/si/show/growing_hysteria/

Relax. Cellphones and WiFi are safe (September 07, 2010)
Lorne Trottier, National Post
http://www2.canada.com/relax+cellphones+wifi+safe/3489704/story.html?id=3489704

Are Cell Phones and Wi-Fi Safe? (September 29, 2010)
By Lorne Trottier Calgary Herald & National Post
http://scientificskepticism.ca/media/articles/are-cell-phones-and-wi-fi-safe

Magda Havas’ New EHS Study Has Serious Flaws ( 09 November 2010 ) By Lorne Trottier
http://www.skepticnorth.com/2010/11/magda-havas-new-ehs-study-has-serious-flaws/

Critique of the Levitt and Lai Article (16 November 2010)
By Lorne Trottier
http://www.skepticnorth.com/2010/11/levitt-and-lai-peddling-discredited-emf-science/

Disconnected from the real science (November 28, 2010)
By Lorne Trotter Amazon.com
http://www.amazon.com/review/R2Q4GZ4I7H4E1O?cdPage=10

Devra Davis: Disconnected from Science: Part I (December 6, 2010)
Lorne Trottier
http://www.skepticnorth.com/2010/12/devra-davis-disconnected-from-science-part-i/

A Disconnect between cell phone fears and science ( December 31, 2010 )
Published by Lorne Trottier
http://www.sciencebasedmedicine.org/index.php/a-disconnect-between-cell-phone-fears-and-science/

Does Cell Phone EMF Damage DNA? (Updated March 6, 2011)
Abstracts from 29 Studies by Lorne Trottier
http://www.emfandhealth.com/doescellphoneemfdamagedna.pdf

Are Cell Phones a Possible Carcinogen? An Update on the IARC Report ( April 2, 2012 )
Published by Lorne Trottier
http://www.sciencebasedmedicine.org/?s=emf

Re: “Smart Meters pose health hazard” (May 29, 2012)
Lorne Trottier, Beaconsfield
http://www.montrealgazette.com/opinion/Letters+business+editor+Oilsands+demonized/6692211/story.html

Dr. Joe, McGill, École Polytechnique de Montréal, CFI and Lorne Trottier
Dr. Joe Schwarcz, McGill University’s Renowned “Popularizer of Science,” Shills for Monsanto
http://www.whale.to/b/schwarcz.html

Quebecois “urban-electro Brigade” made possible by a grant from philanthropist Lorne Trottier.”
“This project is made possible thanks to a donation from the Trottier Family Foundation.”
http://www.polymtl.ca/carrefour/en/article.php?no=3900

Former board member Ian McCuaig revealed that Justin Trottier’s uncle and board member Lorne Trottier had promised to make a $100,000 donation to CFI Canada next year provided Justin could be given a position. While Lorne has been a substantial donor in the past, this new donation sounded conditional to Ian.
“This reeks of corruption and nepotism. We expect this from churches, not from an organization dedicated to rationalism.
Read more: http://canadianatheist.com/tag/center-for-inquiry/

EMF and Health

Lorne Trottier set up EMFandHealth.com to promote the “safety” of EMF and wireless radiation. CFI Canada calls this website “a wealth of credible information”[???]. Contributors on EMFandHealth include Dr. Ariel Fenster and Dr. Joe Schwarcz from McGill’s Office for Science and Society which is funded by Trottier. Another contributor, Michel Plante, is an industry consultant for Quebec Hydro. Lorne Trottier lists himself as the Webmaster of this website.
http://emfandhealth.com/About%20Us.html

In November 2011, Lorne Trottier donated $5.5 million to McGill to fund Schwarcz’s work. It is believed to be the largest single gift for science promotion in Canada.
http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_A._Schwarcz

Also see: 5.5 M$ to fund Schwarcz’s work: http://publications.mcgill.ca/reporter/2011/11/public-face-of-science-at-mcgill-gets-a-major-boost/

Lorne Trottier has donated a total of close to $30 millions to McGill over the years. “the single largest benefactor to McGill’s science faculty in the university’s history.”
http://www.mcgill.ca/newsroom/news/item/?item_id=211861

Lorne Trottier is “unfailing in support of his alma mater, McGill University, in addition to supporting Polytechnique Montreal and the Montreal Science Centre.”
http://www.acad-eng-gen.ca/documents/NewFellows2009_NewsRelease.pdf

Lorne Trottier donated $2 Millions for new building in École Polytechnique de Montréal
http://www.umontreal.ca/english/news_digest/2005-2006/20051003/poly.html

Lorne Trottier got an Honorary Doctorate of Science from McGill University in 2006 and Honorary Doctorate of Science, École Polytechnique de Montréal in 2011. http://en.wikipedia.org/wiki/Lorne_Trottier

Dr. Joe on Cellphones: do they cause cancer?
http://www.youtube.com/watch?v=7fmw-tAy-Bc

Schwarcz actually advertises that his office does not accept funding from anyone. [except Trottier?!]
Schwarcz: “I direct McGill University’s Office for Science and Society with a mandate of demystifying science for the public… We do not accept any funding from anyone…our only allegiance is to the scientific method”.
http://www.medhelp.org/health_chats/archive/56

Lorne Trottier has donated about 30 million dollars to Montreal’s McGill University, many of whose professors endorse his opinions published in his website emfandhealth.com
http://www.mcgill.ca/reporter/39/07/trottier/
http://www.alumnilive365.mcgill.ca/2011/11/08/lorne-trottier-beng’70-meng’73-dsc’06/

Also see: “The Trottier Family Foundation is giving $10 million to the Royal Victoria Hospital Foundation towards The Best Care for Life Campaign of the McGill University Health Centre (MUHC). The donation will directly support the Research Institute of the MUHC and the new Centre for Innovative Medicine. http://muhc.ca/newsroom/news/trottier-family-foundation-makes-largest-gift-royal-victoria-hospital-foundation%E2%80%99s-history

Considering this donation to a McGill organization is it any wonder why so many McGill academics are more than willing to support Lorne Trotter’s views....




6.

ET POUR TERMINER... Un rapport illustrant dans quel contexte s'inscrit la désinformation intéressée pratiquée par les apôtres du négationisme corporatif.

Tiré de http://www.ucsusa.org/scientific_integrity/abuses_of_science/how-corporations-corrupt-science.html

How Corporations Corrupt Science at the Public's Expense

Report looks at methods of corporate abuse, suggests steps toward reform

Federal decision makers need access to the best available science in order to craft policies that protect our health, safety, and environment.

Unfortunately, censorship of scientists and the manipulation, distortion, and suppression of scientific information have threatened federal science in recent years.

This problem has sparked much debate, but few have identified the key driver of political interference in federal science: the inappropriate influence of companies with a financial stake in the outcome.

A new UCS report, Heads They Win, Tails We Lose, shows how corporations influence the use of science in federal decision making to serve their own interests.

Methods of Abuse

The report describes five basic methods that corporations use to influence the scientific and policy-making processes:

- Corrupting the Science. Corporations suppress research, intimidate scientists, manipulate study designs, ghostwrite scientific articles, and selectively publish results that suit their interests.

- Shaping Public Perception. Private interests downplay evidence, exaggerate uncertainty, vilify scientists, hide behind front groups, and feed the media slanted news stories.

- Restricting Agency Effectiveness. Companies attack the science behind agency policy, hinder the regulatory process, corrupt advisory panels, exploit the "revolving door" between corporate and government employment, censor scientists, and withhold information from the public.

- Influencing Congress. By spending billions of dollars on lobbying and campaign contributions, corporate interests gain undue access to members of Congress, encouraging them to challenge scientific consensus, delay action on critical problems, and shape the use of science in policy making.

- Exploiting Judicial Pathways. Corporate interests have expanded their influence on the judicial system, used the courts to undermine science, and exploited judicial processes to bully and silence scientists.
Progress Made (and Still To Be Made)

In his 2009 inaugural address, President Obama promised to "restore science to its rightful place." His administration has made progress toward that goal on several important fronts—elevating the role of science in government, ordering agencies to develop scientific integrity policies, improving transparency, and strengthening conflict-of-interest policies.

Despite these positive steps, much remains to be done. The report identifies five key areas where further federal commitments to protect science from undue corporate influence are needed: protecting government scientists from retaliation and intimidation; making government more transparent and accountable; reforming the regulatory process; strengthening scientific advice to government; and strengthening monitoring and enforcement.

Beyond Government

Corporations, nonprofits, academic institutions, scientific societies, and the media also have critical roles to play in reducing abuses of science in federal decision making. These institutions should:

- promote honest scientific investigation and open discussion of research results;

- refrain from actual or perceived acts of scientific misconduct;

- embrace transparency and avoid conflicts of interest.

Inappropriate corporate interference in science extends its tentacles into every aspect of federal science-based policy-making. Addressing this interference will require overcoming high hurdles, but they are not insurmountable. With strong leadership and a sustained commitment, both the federal government and the private sector can rise to the challenge.
Last Revised: 02/16/12