ANNEXE
Ce document explicatif vise à donner quelques éléments de contexte pour aider à mieux comprendre les motifs qui ont amené les citoyens formant pour l'instant la Coalition québécoise de lutte contre la pollution électromagnétique (CQLPE) à soumettre ces revendications. Ce qui suit ne constitue pas la position officielle de la coalition à ce sujet, mais uniquement le point de vue de son secrétaire, co-fondateur et porte-parole provincial.
Tout d'abord, mentionnons que la CQLPE n'est pas encore un organisme légalement constitué, bien que son nom soit réservé au Registaire des entreprises. Comme cette coalition a été formée en urgence au mois d'octobre pour constituer une opposition crédible et substantielle aux visées d'Hydro-Québec qui, comme près de 200 autres fournisseurs d'électricité de par le monde, a choisi la méthode de transmission sans fil comme mode de relève de la consommation électrique, ses membres ont choisi de parer au plus pressé et détermineront le statut officiel final de la coalition dans les mois à venir.
Ces revendications font suite à la pétition de la CQLPE qui a été mise en ligne sur le site de l'Assemblée nationale du Québec grâce à la collaboration du député Amir Khadir, de Québec Solidaire. En plus des quelque 5400 signatures qu'elle a recueilli en ligne jusqu'ici (16 janvier 2011), des milliers d'autres personnes à travers le Québec ont également pu signer sa version papier. Le nombre total de signatures recueillies sera rendu public à l'occasion de la manifestation que la coalition organise à Québec, Montréal et Sherbrooke le 5 février prochain. Les trois revendications auxquelles ce document sert d'annexe seront alors officiellement transmises à l'Honorable Clément Gignac, Ministre des Ressources naturelles et de la Faune, puisque c'est de ce ministère qu'Hydro-Québec relève.
Voici quels étaient les 4 énoncés de l'argumentaire de cette pétition, lesquels forment le préambule des revendications de la CQLPE :
Considérant que l'installation des compteurs dits «intelligents» qu'Hydro-Québec veut imposer à tous ses abonnés, sans avoir demandé leur avis ni obtenu leur assentiment, constitue une grave atteinte à leur liberté de choix;
Considérant que les radiations électromagnétiques (micro-ondes) émanant de l'émetteur-récepteur à ondes pulsées (de 900 à 920MHz comme les cellulaires, des ondes potentiellement cancérogènes selon l'OMS) dont ces compteurs sont munis s'ajouteraient à la dose déjà élevée que la population doit absorber et contribueraient à déclencher une kyrielle de problèmes de santé, particulièrement chez les personnes électrohypersensibles, tel qu'observé partout ailleurs où de tels dispositifs ont été installés;
Considérant qu'Hydro-Québec n'a nullement démontré la nécessité de remplacer la méthode actuelle de relève de compteurs 6 fois par année, ni les avantages que pourrait représenter pour le consommateur la relève de leur consommation électrique à maintes reprises chaque jour;
Considérant que le coût exorbitant du remplacement des compteurs électromécaniques actuels d'une durée de vie d'au moins 25 ans par des compteurs d'une durée de vie d'à peine 15 ans représente une dépense injustifiée que tôt ou tard les abonnés devront absorber;