ANNEXE


Ce document explicatif vise à donner quelques éléments de contexte pour aider à mieux comprendre les motifs qui ont amené les citoyens formant pour l'instant la Coalition québécoise de lutte contre la pollution électromagnétique (CQLPE) à soumettre ces revendications. Ce qui suit ne constitue pas la position officielle de la coalition à ce sujet, mais uniquement le point de vue de son secrétaire, co-fondateur et porte-parole provincial.

Tout d'abord, mentionnons que la CQLPE n'est pas encore un organisme légalement constitué, bien que son nom soit réservé au Registaire des entreprises. Comme cette coalition a été formée en urgence au mois d'octobre pour constituer une opposition crédible et substantielle aux visées d'Hydro-Québec qui, comme près de 200 autres fournisseurs d'électricité de par le monde, a choisi la méthode de transmission sans fil comme mode de relève de la consommation électrique, ses membres ont choisi de parer au plus pressé et détermineront le statut officiel final de la coalition dans les mois à venir.

Ces revendications font suite à la pétition de la CQLPE qui a été mise en ligne sur le site de l'Assemblée nationale du Québec grâce à la collaboration du député Amir Khadir, de Québec Solidaire. En plus des quelque 5400 signatures qu'elle a recueilli en ligne jusqu'ici (16 janvier 2011), des milliers d'autres personnes à travers le Québec ont également pu signer sa version papier. Le nombre total de signatures recueillies sera rendu public à l'occasion de la manifestation que la coalition organise à Québec, Montréal et Sherbrooke le 5 février prochain. Les trois revendications auxquelles ce document sert d'annexe seront alors officiellement transmises à l'Honorable Clément Gignac, Ministre des Ressources naturelles et de la Faune, puisque c'est de ce ministère qu'Hydro-Québec relève.

Voici quels étaient les 4 énoncés de l'argumentaire de cette pétition, lesquels forment le préambule des revendications de la CQLPE :

• Considérant que l'installation des compteurs dits «intelligents» qu'Hydro-Québec veut imposer à tous ses abonnés, sans avoir demandé leur avis ni obtenu leur assentiment, constitue une grave atteinte à leur liberté de choix;

• Considérant que les radiations électromagnétiques (micro-ondes) émanant de l'émetteur-récepteur à ondes pulsées (de 900 à 920MHz comme les cellulaires, des ondes potentiellement cancérogènes selon l'OMS) dont ces compteurs sont munis s'ajouteraient à la dose déjà élevée que la population doit absorber et contribueraient à déclencher une kyrielle de problèmes de santé, particulièrement chez les personnes électrohypersensibles, tel qu'observé partout ailleurs où de tels dispositifs ont été installés;

• Considérant qu'Hydro-Québec n'a nullement démontré la nécessité de remplacer la méthode actuelle de relève de compteurs 6 fois par année, ni les avantages que pourrait représenter pour le consommateur la relève de leur consommation électrique à maintes reprises chaque jour;

• Considérant que le coût exorbitant du remplacement des compteurs électromécaniques actuels d'une durée de vie d'au moins 25 ans par des compteurs d'une durée de vie d'à peine 15 ans représente une dépense injustifiée que tôt ou tard les abonnés devront absorber;


Revendications et principaux motifs les sous-tendant


NOUS DEMANDONS AU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC :

1) Qu'il impose à Hydro-Québec un moratoire immédiat à l’installation de tout compteur à radiofréquences en raison des risques sérieux qu’ils représentent pour la santé humaine ;

La CQLPE estime qu'il est urgent que le gouvernement impose à Hydro-Québec de surseoir sans délai au déploiement de ces compteurs ainsi que de l'infrastucture de communication sans fil qui les soutient (détails ICI) jusqu'à ce qu'ait été démontré que les considérations évoquées ci-dessus ont été dûment prises en compte et les correctifs nécessaires apportés. Même si d'autres motifs que les risques pour la santé sont avancés dans la pétition, il est clair, face aux nombreux symptômes rapportés par des personnes exposées aux radiofréquences de ces compteurs, ici comme ailleurs, que ces faits troublants soulèvent de graves inquiétudes et justifient à eux seuls de marquer un temps d'arrêt afin de bien évaluer l'ensemble de la problématique de la pollution électromagnétique ambiante qui ne cesse de croître, et ainsi éviter que l'irréparable ne soit commis.


2) Qu'une commission d'enquête itinérante, publique et transparente, composée de manière paritaire, soit créée, sous l'égide du Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE), afin de bien évaluer le projet dans son ensemble et de faire le point sur les risques liés à l'électropollution ;

Nous demandons au Ministre de l'environnement de confier au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement le mandat d'instituer une commission d'enquête itinérante qui sera chargée d'étudier les impacts sanitaires et socio-économiques du projet d'Hydro-Québec de déployer 3,7 millions de compteurs de nouvelle génération, ainsi que de l'augmentation constante du nombre de sources de pollution électromagnétique dans l'environnement urbain et rural, et de faire ensuite les recommandations qui s'imposent au gouvernement.

Pourquoi demander de soumettre ce dossier au BAPE ? Parce que selon nous l’environnement électromagnétique est une composante invisible mais bien réelle de la biosphère, tout aussi indispensable à la santé humaine et à la préservation des espèces que ne le sont les autres composantes de l'environnement naturel. C'est d'ailleurs ce que fait valoir la journaliste scientifique Blake Levitt dans l'entrevue radio What’s Happening in Nature? disponible ICI et dans laquelle elle explique fort bien pourquoi les champs électromagnétiques artificiels constituent une importante pollution de l'atmosphère terrestre ayant de profonds impacts sur toutes les espèces vivantes. Voilà donc pourquoi il est du ressort du BAPE de traiter de cette question qui touche directement à la qualité de l'environnement, tel qu'indiqué dans son énoncé de mission. Nous demandons également que parmi les experts dont cette commission sera composée se trouvent des représentants d'organismes environnementaux et de groupes de citoyens québécois ayant une compétence reconnue en ce domaine, afin que, par leur entremise, les préoccupations de la population soient dûment prises en considération dans les recommandations de la commission.

Nous préconisons également, qu'à l'instar de la commission d'enquête sur l'industrie des gaz de schiste, les Québécois et Québécois qui le désirent aient la possibilité de pouvoir s'exprimer sur cette question à l'occasion du passage dans leur région de cette commission d'enquête itinérante que nous réclamons, offrant ainsi pour la première fois aux personnes qui subiront les conséquences d'une exposition continuelle à ces micro-ondes la chance de dire ce qu'ils en pensent – ce que la méthode cavalière et expéditive employée jusqu'ici par Hydro-Québec pour imposer ces dispositifs électropolluants rend à toute fin pratique impossible.


3) Qu'il exige d'Hydro-Québec qu'elle accorde à tout abonné, sur simple demande écrite, sans tracasserie administrative ni frais supplémentaire, le remplacement rapide de tout compteur émetteur de radiofréquences déjà installé par un compteur n'émettant aucune radiofréquence, ainsi que le droit de refuser l'installation de tout compteur émetteur de radiofréquences sur sa propriété.

Déjà en Californie, sous la pression de la California Public Utilities Commission, l'équivalent de notre Régie de l'énergie aux délibérations opaques et démocratiquement anémiques, et à la suite d'innombrables plaintes de ses abonnés, la compagnie Pacific Gas & Electricity (PG&E) a annoncé le 19 décembre 2011 sa décision de respecter les demandes répétées d'un grand nombre de clients de ne PAS avoir de compteurs intelligents en leur offrant un programme de retrait (opting out) grâce auquel les abonnés qui le désirent peuvent désormais conserver leur compteur analogue - Voir PG&E offers to let customers keep analog, mechanical meters.

Un autre précédent semblable existe dans l'État du Maine où une décision rendue en mai 2011 par les 3 commissaires de la Maine Public Utilities Commission permet aux gens qui le désirent de conserver leur compteur électromécanique, d'avoir un compteur 'intelligent' dont l'émetteur est désactivé en permanence, ou de faire déplacer à leur frais, loin de leur demeure, le nouveau compteur, afin de réduire leur exposition aux micro-ondes qu'il émet.

Il est fort peu probable ici au Québec que la Régie de l'énergie exige d'Hydro-Québec qu'elle offre un tel programme à ses abonnés car elle a choisi, dans le cadre de l'étude en cours de la demande d'Hydro-Québec de ne considérer que les aspects économiques de ce projet. Ce faisant, la Régie a implicitement admis ne pas disposer de la compétence nécessaire pour effectuer une bonne évaluation de la vaste problématique de la pollution électromagnétique dans lequel s'inscrit forcément le déploiement envisagé de 3,7 millions de compteurs émetteurs de micro-ondes. Voilà donc un autre élément qui milite en faveur de la création d'une commission d'enquête du BAPE à laquelle l'étude de cette question revient tout naturellement. Si les experts qui en feront partie en viennent à la conclusion qu'il est impératif de permettre aux abonnés qui le désirent de se prévaloir d'un programme de retrait (opting out) semblable à celui de la Californie et du Maine, et qu'elle soumet une recommandation en ce sens au gouvernement, ce dernier devra alors forcément en tenir compte, au risque de s'aliéner une opinion publique soucieuse de voir respecter le droit au libre-choix de chacun, un droit démocratique fondamental tout particulièrement en matière de santé.

Toutefois, il nous apparaît important de souligner que même si un tel développement serait très favorablement accueilli, il ne constituerait pas en soi, la solution optimale au problème de la pollution électromagnétique secondaire émanant des compteurs émetteurs de micro-ondes situés, par exemple, dans le voisinage immédiat d'un client chez qui le compteur n'émettrait pas en permanence des micro-ondes – une situation qui serait d'autant plus inéquitable en milieu urbain densément peuplé ou dans un immeuble à logements où tous les compteurs sont regroupés au même endroit, possiblement à proximité du milieu de vie d'une personne électrosensible. C'est pourquoi la CQLPE tient à préciser dès maintenant que la solution de l'opting out n'est qu'un pis-aller et que, de son point de vue, seule une solution globale pourra prévenir l'éclosion au cours des prochaines années d'une épidémie d'allergies aux micro-ondes ou électrohypersensibilité, une menace réelle qui guette l'ensemble du monde développé selon les avertissements lancés par de nombreux experts en ce domaine.




Mentionnons en terminant, que dans le cadre de la mission qu'elle s'est donnée, la Coalition québécoise de lutte contre la pollution électromagnétique entend sensibiliser la population à tous les formes d'électropollution, car c'est leur effet cumulatif sur la santé qui nous menace tous. Elle entend également dénoncer au cours des prochains mois la multiplication de sources d'émission de type Wifi (dans les écoles primaires et secondaires, antennes Wimax, etc.) et de type micro-ondes (antennes de cellulaire), et aussi offrir son soutien aux personnes électrosensibles qui souhaiteraient obtenir de leur conseil municipal la création de zones refuges (zones électroamicales) présentant un niveau d'électrosmog tolérable, compte tenu du syndrome d'intolérance aux champs électromagnétiques dont ces personnes souffrent.

Elle aimerait également soutenir la démarche déjà entreprise par le SEMO et diverses autres intervenants à travers le Canada, pour amener Industrie Canada et Santé Canada à aligner les normes de seuil admissible du Code de sécurité 6 – grâce auquel Hydro-Québec peut impunément continuer à prétendre que ses compteurs ne posent aucun danger – sur les nouvelles normes plus rigoureuses et mieux adaptées à la réalité moderne qui ont été adoptées par quelques pays européens (la Suisse notamment) et fortement recommandées par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe lors de l'adoption de la Résolution 1815 le 27 mai 2011.

Pour employer une analogie simple, les niveaux d'émissions admissibles en vertu de ce code désuet et ultra laxiste sont tellement élevés (10,000 fois plus que ce que recommande le Conseil de l'Europe) que c'est comme s'il permettait de rouler à 1500 kilomètres à l'heure sur l'autoroute. Bien évidemment, personne ne peut rouler aussi vite. Il est donc facile de prétendre que l'on respecte cette norme vieille de 18 ans qui ne tient compte que des effets thermiques des micro-ondes et néglige totalement de tenir compte des effets biologiques qui, chez les personnes fragilisées par des années d'exposition à des champs électromagnétiques de sources diverses, se traduisent par une série de symptômes allant au début du simple mal de tête et de l'insomnie chroniques à des réactions extrêmes comparables à une forme de torture électromagnétique permanente à laquelle il est très difficile d'échapper avec l'électrosmog ambiant qui ne cesse de s'aggraver.

C'est à ce genre de qualité de vie extrêmement dégradée que le mode de transmission sans fil des données des compteurs 'intelligents' exposerait l'ensemble de la population. Déterminer quelle personne en sera atteinte est aussi aléatoire que de tenter de prévoir si la prochaine fois que l'on appuiera sur la gachette, quand on joue à la roulette russe, sera celle qui nous sera fatale. Bien sûr, personne ne s'aventure de son plein gré à jouer à un jeu aussi dangereux. Or, dans le cas qui nous préoccupe, Hydro-Québec ne nous laisserait pas le choix en plaçant le canon du révolver sur notre tempe et en appuyant constamment sur la gachette des milliers de fois par jour... Est-ce un risque acceptable ? Absolument pas. Peut-on le tolérer en espérant ne pas être touché ? Seuls les fous se risquent à prendre pareille gageure...




Informations complémentaires

En plus des nombreux documents scientifiques, témoignages de personnes électrosensibles du Québec, vidéos, bulletins d'information et autres ressources utiles offerts sur le site Web de la CQLPE au http://www.cqlpe.ca, les quelques informations et commentaires suivants permettent de jeter un éclairage utile sur l'ensemble de la problématique de la pollution électromagnétique ambiante que les compteurs émetteurs de micro-ondes ne feront qu'exacerber.

Liste de recommendations remises en avril 2010 par le SEMO au Comité permanent de la Santé (HESA) de la Chambre des communes
http://www.cqlpe.ca/pdf/PetitionHESA.pdf
Près de 200 personnes l'avaient signée en quelques jours pendant la semaine des réunions du comité HESA où plusieurs experts internationaux avaient présenté la vérité au sujet des dangers pour la santé publique des installations de télécommunications, contredisant les assurances de l'industrie du cellulaire et de Santé Canada. Ses 18 demandes sont toujours extrêmement pertinentes. Malheureusement, elles n'ont fait l'objet d'aucun suivi par le gouvernement canadien pour qui la santé financière de l'industrie des communications sans fil semblent nettement plus importante que la santé des citoyens canadiens. Le temps est venu pour l'ensemble des Canadiens de réclamer que cesse la collusion dont bénéficie cette industrie et que le Canada emboîte le pas aux pays européens (Suisse notamment) et aux autres ailleurs dans le monde (Israël, Chine) qui ont adopté des normes beaucoup plus sévères, ce qui, nulle part, n'a empêché l'industrie des communications sans fil de prospérer et les gens qui le désirent de disposer d'un service de téléphonie sans fil efficace et fonctionnel. Voir aussi en complément ce récent communiqué de presse sur le travail du SEMO à Ottawa pour relancer le rapport du Comité permanent de la Santé et réclamer s'application du principe de précaution pour les antennes relais, conjointement avec l’AQLPA et Option consommateurs. Voir aussi le communiqué du 5 décembre 2010 - Rapport final unanime du Comité permanent de la santé de la chambre des Communes - Ottawa (2 décembre 2010) Impact des micro-ondes sur la santé - « La conclusion et les recommandations faites à l'unanimité par tous les partis politiques fédéraux remettent en question la norme de protection de Santé Canada (Code de sécurité 6) pour la protection de citoyens des effets néfastes des micro-ondes. »

Pour avoir une idée de la vitesse à laquelle le nombre de sources de pollution électromagnétique augmente en milieu urbain, voici quelques données fort révélatrices tirées d'un récent communiqué de presse du SEMO : « Il existe actuellement cinq compagnies de télécommunication utilisant leurs propres réseaux d'antennes relais dans la région de Montréal ( Bell, Rogers,Telus, Videotron et Public Mobile). Chacune de ces compagnies peut comporter jusqu'à 4 systèmes d'antennes relais de générations différentes (900, 1800, 2100 et 5000Mhz). Comparés au téléphone cellulaire de base, les besoins en puissance des micro-ondes pour alimenter les appareils cellulaires, dits intelligents, sont 120 fois supérieurs, et pour les tablettes IPAD, ils sont supérieurs de 600 fois ! (Source : témoignage de Bernard Lord, président de l’association canadienne des télécommunications sans fil, à l’audition du 20 octobre 2011 lors de la consultation publique sur
l’implantation des antennes relais à Montréal - organisée par l’OCPM) Selon les représentants de l'industrie, au cours des dernières années le nombre d'antennes a augmenté de manière exponentielle et ce rythme doit être
maintenu sans aucune contrainte au cours des années à venir... »

Ajouter à ce cocktail électropolluant, 1,200,000 nouvelles sources de pollution électromagnétique – les compteurs 'intelligents' qu'Hydro-Québec s'entête à vouloir déployer dans la région de Montréal en 2012 – avec leur arsenal de routeurs et de collecteurs qui retransmettront constamment les données émises par les compteurs, et vous comprendrez pourquoi de plus en plus de gens considèrent qu'ils constitueront la proverbiale goutte qui fait déborder le vase, en précipitant l'apparition de nombreux symptômes d'électrosensibilité chez une population prise en otage et soumise au bombardement de plus en plus intense qu'on lui impose sans ménagement ni égards aux inévitables conséquences qu'il engendrera.

« J'ai lu que des milliers de personnes en Californie ont toutes sortes de symptômes nouveaux qui apparaissent (acouphène, maux de tête, insomnie, etc) après l'installation d'un compteur "intelligent" sur leur maison. Je connais aussi quelques personnes ici au Québec qui sont déjà allergiques aux micro-ondes et qui craignent comme la peste de se faire poser un de ces compteurs sur leur maison. Ça ne devrait pas être permis d'imposer cela aux personnes qui vont manifestement en souffrir. Et qu'arrivera-t-il à nos enfants si on leur fait subir les effets de ces micro-ondes durant toute leur vie? Vraiment je me demande s'ils ont bien pensé à leur affaire avant de choisir cette technologie. Même s'ils trouvent que nos vieux compteurs sont désuets, au moins ils fonctionnent bien et ne nous causent aucun souci du genre. Je crois qu'on devrait bien s'informer sur ces compteurs et ne pas se laisser faire... »

- Commentaire mis en ligne par Chantal Blais de Magog en réaction à l'article Les compteurs intelligents d'Hydro-Sherbrooke font craindre des problèmes de santé sur le site Web de Radio-Canada

Témoignage de Véronique Riopel et de sa mère sur les affres de l'électrohypersensibilité
http://www.youtube.com/watch?v=w3RVn6XBT7g
Francine Riopel et sa fille Véronique donnent un petit aperçu de leurs années de souffrances et d'efforts pour comprendre le terrible mal des micro-ondes qui, en plus de l'hypersensibilité chimique, a affecté la santé de Véronique. Un témoignage touchant et fort révélateur sur la crise de santé vers laquelle nous courons tous et toutes au paradis de l'électropollution que le Québec est devenu.

Véronique Riopel Partie - 2 http://www.youtube.com/watch?v=BMhLjGffkwM

Compteurs intelligents : la goutte d’électrosmog qui fait déborder le vase (automne 2011)
http://www.21esiecle.qc.ca/files/Compteurs%20oct11.pdf
« Insomnie, maux de tête, nausée, anxiété, confusion, irritabilité excessive, fatigue extrême, hypertension artérielle et vertiges. Ces symptômes s’intensifient si je passe trop de temps près du nouveau compteur 'intelligent'. »

L’intolérance électromagnétique élucidée (novembre 2011)
http://www.21esiecle.qc.ca/files/SICEM.pdf
Des chercheurs français viennent de démontrer que les champs électromagnétiques (CEM) modifient sensiblement la physiologie du sang et du cerveau des personnes électrosensibles et que l’impact sur ces marqueurs biologiques augmente et diminue selon l’intensité de l’exposition. «Nous savons avec certitude que l’hypersensibilité électromagnétique n’est pas psychosomatique», nous a confirmé l’oncologue Dominique Belpomme en entrevue téléphonique. « Les CEM provoquent des effets majeurs dans le cerveau. Le plus important d’entre eux est l’ouverture de la barrière hémato-encéphalique. Cela permet au mercure, aux organochlorés et à d’autres polluants de pénétrer dans le cerveau, où ils causent diverses maladies neuro-dégénératives.» CLIP

Cellulaires et antennes-relais: la prudence s’impose (13 octobre 2011)
http://www.protegez-vous.ca/sante-et-alimentation/cellulaires-antennes-relais-la-prudence-simpose.html
Santé Canada recommande à la population de limiter son exposition aux micro-ondes, tandis que la Commission scolaire de Montréal demande l'application du principe de précaution dans les écoles. CLIP

Pollution électromagnétique : risque de maladie d’Alzheimer, selon des données scientifiques incontournables (24 Novembre 2011)
http://www.teslabel.be/sante-publique/212-pollution-electromagnetique-risque-de-maladie-dalzheimer-selon-des-donnees-scientifiques-incontournables
Le professeur en cancérologie Dominique Belpomme met en garde : il n'y a plus de polémique scientifique à ce sujet, il n'y a qu'une polémique avec les opérateurs. Dans une interview sur France Inter (à écouter ici - 4 min) le professeur en cancérologie Dominique Belpomme, enseignant à l'université Paris-Descartes, directeur de l'Institut de recherche européen sur le cancer et l'environnement (Eceri) et président de l'Association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse (Artac), indique : "il est clair qu'il y a un lien entre les différentes pathologies énoncées et l'environnement.(...) "Le vrai problème c'est qu'il n'y a plus de polémique au niveau scientifique à ce sujet. Il n'y a qu'une polémique vis-à-vis des opérateurs qui nous disent que tous ceux-ci [les personnes intolérantes aux CEM] ne sont pas de vrais malades ou alors que ce sont des fous. Pas du tout, ce sont des gens qui sont comme vous et moi, tout à fait lucides, conscients et qui peu à peu, étant exposés à ces champs électromagnétiques, deviennent effectivement réellement malades ; ce sont de vrais malades qu'il va falloir prendre en charge, traiter, et surtout faire en sorte que cette maladie n'évolue pas vers un cancer. Vous savez que l'OMS vient de classer l'exposition non seulement aux basses fréquences et maintenant aux radio-fréquences dans le groupe 2B, c'est-à-dire la catégorie « probablement cancérigène ». Nous avons aujourd'hui six études internationales qui montrent qu'il y a un lien entre exposition prolongées aux champs électromagnétiques et maladie d'Alzheimer."Et d'ajouter que, "heureusement, le stade est réversible." Mais le professeur met également en garde : "Si nous continuons à aménager le territoire sans tenir compte des problèmes de santé publique, nous risquons une véritable catastrophe sanitaire. Et là je pèse mes mots en disant cela : il faut que les pouvoirs publics prennent conscience de la gravité de la situation actuelle et fassent qu'on n'installe plus une antenne à côté d'une crèche ou d'une école maternelle. Ceci est absolument inacceptable en termes de santé publique." CLIP

(VIDEO) ETUDE : Des rats exposés chroniquement à un faible niveau de micro-ondes perdent la mémoire et meurent prématurément
http://www.teslabel.be/antennes/216-etude-des-rats-exposes-chroniquement-a-un-faible-niveau-de-micro-ondes-perdent-la-memoire-et-meurent-prematurement
Fruit de plusieurs années de travail, Dirk Adang a défendu avec succès face à un jury de six professeurs spécialisés sa thèse de doctorat à l'Université Catholique de Louvain : une étude épidémiologique sur des rats libres de leur mouvement, soumis pendant 21 mois [**] 2 heures par jour, 7 jours sur 7 à des champs électromagnétiques de 27 Volt par mètre [***] continus (CW) ou pulsés (PW) de 970 Mhz ou 9,7 Ghz (CW).
Des valeurs d'exposition pourtant déjà nettement en dessous des standards de l'OMS de 41 V/m.
(...) Résultats :
1. L'exposition de rats à des CEM micro-ondes de 27 V/m, 2 heures par jour, 7 jours sur 7 pendant 21 mois a conduit à un DOUBLEMENT de la mortalité
2. Analyses sanguines : augmentation, dès 3 mois, des taux de monocytes (= les plus gros globules blancs du système immunitaire, précurseurs des macrophages).
Augmentation des taux d'autres globules blancs dès 11 mois. Hypothèse : réponse immunitaire à une agression extérieure.
3. Détérioration significative des capacités de mémorisation à long terme, soit après 15 mois d'exposition (non observé après 2 mois). CLIP

Electro Hyper Sensibilité et électrosensibilité (15 novembre 2011)
http://www.sagessedevie.fr/blog/tag/syndrome-dintolerance-aux-champs-magnetiques/
(...)
Les symptômes souvent observés sont parmi les suivants : fatigue extrême, troubles du sommeil, symptômes de fibromyalgie, maux de tête, nervosité/angoisse, troubles importants de la mémoire à court terme et de la concentration, palpitations cardiaques, hausses de tension artérielle, acouphènes, oreilles qui chauffent, vertiges, nausées, irritations des yeux, nez bouché ou encombré, irritabilité, picotements, brûlures, douleurs musculaires et articulaires, éruptions cutanées, phénomènes inflammatoires, symptômes neurasthéniques.

Dans une étude récente, avec expérimentation en double aveugle, le Professeur Magda Havas, de l’Université de Trent, au Canada, a démontré que les téléphones sans fil DECT, lesquels transmettent un signal pulsé, peuvent provoquer un changement spectaculaire du rythme cardiaque (publiée dans le Journal Européen d’Oncologie).

Au Japon, il est interdit d’utiliser son portable à bord des trains car le portable exerce son champ d’action non seulement sur l’utilisateur, mais également sur tout son voisinage. En Grande-Bretagne, une étude de scientifiques, constituée par le gouvernement autour du thème « Téléphonie mobile et santé » a conclu que les portables sont particulièrement nocifs pour les enfants « du fait de leur système nerveux en croissance ».

Les symptômes variant d’une personne à l’autre, très fréquemment, la personne atteinte sera soignée pour l’un ou l’autre de ceux-ci, sans que son état puisse s’améliorer. Fréquemment, c’est la personne elle-même, qui fera son auto-diagnostic, constatant l’aggravation de ses symptômes, du fait de la présence de champs magnétiques pulsés que son corps ne supporte plus.

Les symptômes passagers peuvent évoluer vers la chronicité, avec des conséquences diverses. Les personnes EHS sont contraintes de pratiquer l’évitement au maximum des sources de champs électro magnétiques, ce qui est une contrainte quasi impossible à respecter à 100% dans la vie quotidienne urbaine actuelle ; dans les cas les plus sévères, les personnes sont si atteintes, qu’elles vont devoir s’isoler, car les douleurs s’accroissent et deviennent intolérables, la mémoire dans le court terme n’est plus au rendez-vous, elles ne parviennent plus pour certaines à terminer leurs phrases, la fatigue est inextinguible. Certaines personnes doivent cesser de travailler et leur mode de vie au quotidien est totalement remis en cause. Elles vivent dans l’incompréhension de l’entourage familial et professionnel et la non reconnaissance du monde médical, ce qui bien entendu aggrave considérablement leur isolement psychologique et affectif. Pour l’OMS, environ 10 % des cas signalés d’électro-sensibilité ont été considérés comme graves.

En Suède, l’EHS est officiellement considérée comme handicap fonctionnel, en Angleterre, il est reconnu officiellement comme maladie.

En 2006, un calcul prospectif a été fait sur l’évolution de ce syndrome sur la base des populations EHS connues en Europe ; il indique que d’ici 2017, 50% des gens seraient susceptibles de devenir électrosensibles.

Le rapport Bioinitiative publié en 2007, passait déjà en revue sur 600 pages, plus de 1 500 publications internationales qui apporteraient des preuves scientifiques concernant les conséquences sanitaires des champs électromagnétiques, à savoir notamment stress cellulaire, risques de tumeurs au cerveau ou de leucémies, génotoxicité. Ce rapport concluait que les normes en vigueur étaient inadaptées et préconisait des valeurs inférieures.

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